Grève et manifestation le 19 avril

Le 19 avril en grève, en manifestation,
amplifions et coordonnons les mobilisations sociales.

L’Union syndicale Solidaires a décidé de se joindre à l’appel à grèves et manifestations le 19 avril. Les mobilisations actuelles se renforcent et s’étendent dans le rail, dans les universités, les hôpitaux, aux finances publiques, dans une partie croissante des services publics mais aussi dans le secteur privé en particulier sur la question des salaires et plus globalement sur le pouvoir d’achat avec la mobilisation des retraité.es.

Chaque secteur a des revendications propres. Nous savons que face à ce gouvernement c’est un mouvement de convergence concrète des luttes qui permettra de gagner. Pour cela il faut renforcer chacune de nos luttes. Ces convergences prennent aujourd’hui des formes diverses comme par exemple des manifestations communes interprofessionnelles, salariés privés/publics, étudiants, lycéens…

Le jeudi 19 avril est une étape dans la construction de mobilisations pour renforcer les luttes dans les entreprises, les administrations, les services et pour continuer de construire le rapport de force qui nous permettra de faire plier ce gouvernement. Le recours croissant à la violence contre les manifestant.es et en particulier contre la jeunesse ne pourra pas contrer la détermination de ceux et celles qui sont entré-es en lutte.

L’Union Solidaires appuiera toutes les mobilisations des secteurs en lutte pour la défense des services publics, des statuts et des droits, pour l’augmentation des salaires et la défense de l’emploi et des droits des chômeur-euses. Nous travaillons à la préparation d’un premier mai le plus unitaire et puissant possible, comme une étape centrale de la convergence.

Macron and Co vivent dans les nuages, nous allons les ramener sur terre !

ANGERS : 10h30 place du Ralliement
SAUMUR : 10h30 place Bilange
CHOLET : 10h30 place Travot

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Indemnité kilométrique vélo : finalement c’est d’accord…

Lors de ses vœux aux agents de la ville, le maire d’Angers est finalement revenu sur sa réponse du 26 septembre dernier. Il a en effet annoncé, pendant la cérémonie : « Je souhaite que notre collectivité se dote, cette année, pour ses agents en activité, d’une indemnité kilométrique vélo, qui viendra compléter notre plan déplacements d’entreprise et les dispositifs existants. […] Dans le cadre du dialogue social, j’aurai l’occasion d’aborder les modalités de cette mise en œuvre. »

Notre dossier est prêt, nous attendons donc de pouvoir discuter les modalités d’instauration de l’indemnité kilométrique vélo pour les agents de la ville, du CCAS et d’ALM.

Pour les missions publiques, l’emploi, le pouvoir d’achat : Toutes et Tous mobilisé-es le 22 mars

Communiqué commun des organisations CFTC-CGC-CGT-FAFP-FO-FSU-Solidaires

En dépit de la forte mobilisation unitaire du 10 octobre, plus les semaines passent, plus il se confirme que le Président de la République et le gouvernement demeurent sourds aux légitimes revendications portées par les agents à l’occasion de cette mobilisation.

Le gel de la valeur du point est maintenu, le jour de carence rétabli, l’injuste hausse de la CSG mal compensée, les coupes budgétaires et suppressions d’emplois confirmées.

De nouveaux projets viennent encore noircir un tableau pourtant déjà bien sombre.

Tout laisse craindre en effet que CAP 22 ne s’avère être qu’une opération visant à habiller de profondes remises en cause des missions publiques, ce que confirment les annonces inacceptables faites le 1er février qui, si elles sont appliquées, constitueraient à la fois une menace grave contre le Statut Général et tou.te.s les agent.e.s.

Ces politiques vont venir fortement aggraver une situation où déjà, que ce soit dans les administrations de l’État, dans les hôpitaux publics et dans les collectivités territoriales, on ne compte plus les services fonctionnant dans des conditions dramatiques, sans les moyens nécessaires – qu’ils soient humains ou budgétaires – et dans lesquels les conditions de travail sont détériorées comme jamais.

IL EST IMPÉRATIF ET URGENT DE CHANGER DE DIRECTION !

Parce que la Fonction publique est garante de l’intérêt général au service de la cohésion sociale, parce que les moyens existent pour mettre en oeuvre des orientations de progrès social pour tous, les organisations syndicales CFTC CGC CGT FAFP FO FSU Solidaires, constatant que leurs positions ne sont pas entendues et que leurs propositions ne sont pas prises en compte, appellent tou.te.s les agent.e.s des trois versants de la Fonction publique à :

UNE JOURNÉE D’ACTION, DE GREVE ET DE MANIFESTATIONS
LE 22 MARS 2018

Pour :

  • Une négociation salariale immédiate pour le dégel de la valeur du point d’indice, le rattrapage des pertes subies et l’augmentation du pouvoir d’achat ;
  • L’arrêt des suppressions d’emplois et les créations statutaires dans les nombreux services qui en ont besoin et non un plan destiné à accompagner de nouvelles et massives suppressions ;
  • Un nouveau plan de titularisation des contractuel.le.s, de nouvelles mesures pour combattre la précarité et non pour favoriser son extension comme le préconise le gouvernement ;
  • Des dispositions exigeantes pour faire respecter l’égalité professionnelle ;
  • L’abrogation du jour de carence ;
  • La défense et la pérennisation du système de retraite par répartition et des régimes particuliers.

D’ores et déjà, nos organisations soutiennent toutes les mobilisations qui, dans les trois versants de la Fonction publique, défendent les services publics accessibles à toutes et tous et les conditions de travail, en appelant à leur convergence.

Pour contribuer à la réussite de cette journée, elles engagent une campagne d’information et d’alerte des personnels, notamment sous la forme d’une pétition unitaire.

Paris, le 7 février 2018

Hausse de la CSG et indemnité compensatrice

Vous avez sûrement constaté quelques changements sur votre bulletin de salaires de janvier, notamment l’apparition d’une ligne « indemnité compensatrice ».

Cette indemnité vient compenser partiellement la hausse de 1,7 points de la CSG, elle sera réévalué en 2018 et 2019 puis bloquée. C’est à terme une baisse de salaire pour les agents publics.

Sur le principe, il s’agit d’un transfert, inacceptable pour nous, des cotisations qui sont affectées de manière directe et explicite à la protection sociale vers un impôt qui est, lui, assujetti aux choix et arbitrages budgétaires de l’État et du gouvernement.

Info légale : ici

Article critique sur le sujet : ici

EHPAD : du boulot à en perdre la tête… OSONS DIRE NON

Ces dernières années, la presse a informé le public de la situation dégradée des établissements prenant en charge les personnes âgées. Les politiques d’austérité budgétaires successives ont transformé ces lieux de vies en mouroir pour les résident-es et en lieux de souffrance pour les personnels qui y travaillent.

En raison de contraintes budgétaires imposées, nous subissons chaque jour :

➢   Des cadences de travail insupportables, diminutions du personnel et augmentation de la charge de travail, comment prendre soin des autres quand nous sommes maltraité-es nous-même ?

➢   Des glissements de tâches, comment bien prendre soin des autres quand nous assumons des tâches supplémentaires que nous n’avons le droit d’accomplir, pour lesquelles nous ne sommes pas qualifié-es et rémunéré-es ?

➢   Des horaires particulièrement contraignants : 10/12 heures, horaires en coupé, pause de nuit non-rémunérée, comment bien prendre soin des autres quand nous sommes exténué-es ?

➢   Une flexibilité et une mobilité extrême, comment bien prendre soin des autres quand nos horaires sont désorganisés ou que nous ne connaissons pas bien les personnes dont nous nous occupons ?

➢  La précarité comme moyen de pression (CCD à outrance, temps partiel imposé, contrat aidés, service civiques, salaire faible…), comment bien prendre soin des autres quand nous sommes nous même dans l’angoisse permanente pour notre avenir ?

Tout cela aboutit à la maltraitance institutionnelle et …

Devons-nous accepter que l’un-e de nos proches :

– ne soit douché-e que tous les 15 jours,

– ne bénéficie que de moins de 10 minutes par toilette,

– ne soit pas levé-e par manque de personnel,

– que le ménage de sa chambre ne soit pas fait,

– que ses repas soient vite expédiés et stressants tant au risque d’une fausse route alors que ces moments devraient être conviviaux et agréable.

C’est le résultat de la mise en place de procédures dites dégradées qui deviennent le quotidien !

Les familles n’osent que trop rarement se plaindre du fait de la difficulté à trouver une place pour leur parent-e et par crainte de représailles sur leur ainé-es.

Nous savons que les personnels hésitent à lancer l’alerte de peur de perdre leur emploi

A SUD, nous n’avons pas attendu que les directions d’EHPAD découvrent le manque de personnel et l’augmentation des cadences pour alerter et lutter.

La souffrance du personnel et des résident-es dans les EHPAD est alarmante.

Les conclusions d’un récent rapport parlementaire sur les EHPAD confirment ces conditions de travail particulièrement dramatiques tant d’un point de vue physique que psychologique !

Les faits parlent d’eux-mêmes :

Absentéisme de 10 %.

2 fois plus d’accidents de travail par rapport à la moyenne nationale.

Trop faible encadrement médical.

Pas d’infirmier-e la nuit.

Turn-over important.

L’asphyxie financière du service public, du secteur privé non lucratif et la manque de places dans les structures se fait au profit de la marchandisation du soin vers le secteur privé lucratif (Korian, Orpea….)

Malgré les prix payés par les familles ou les résident-es, le secteur privé lucratif n’est pas en reste. L’argent servant les grands profits des actionnaires qui exploitent cyniquement salarié-es et résident-es.

Au final c’est bien le/la résident-es qui pâtit, sa famille qui culpabilise et les personnels qui sont en souffrance. 

Nous nous insurgeons contre l’inhumanité de ces politiques. Osons dire NON !

Sud Santé sociaux, SUD Collectivités Territoriales, Solidaires et l’UNIRS :

– refuse que la population et les salarié-es des EHPAD fassent les frais des politiques d’austérité.

– exigent le recrutement massif de personnels qualifiés pour atteindre à minima un ratio (toutes fonctions confondues) d’un personnel par personne accueillie.

– revendiquent la titularisation (secteur public) et le passage en CDI (dans le privé) pour l’ensemble des personnels.

– s’opposent à la marchandisation de ce secteur.

-revendiquent la prise en charge de la perte d’autonomie par la solidarité nationale, contre les logiques assurantielles et marchandes.

Seule une mobilisation des personnels avec les résident-es, les familles, les citoyens/citoyennes, les syndicats et les élus-es (en les interpellant au besoin) permettra de gagner.

 

Organisons-nous, mobilisons-nous

le 30 janvier 2018

 

Nous invitons toutes et tous :

 -personnels, résident-es, familles, population, élu-es

– avec les collectifs, les syndicats et les partis qui souhaitent s’y associer, à s’unir pour faire de cette journée une réussite collective.

Indemnité kilométrique vélo : le retour ?

En juin dernier nous avons lancé une campagne pour obtenir l’instauration de l’indemnité kilométrique vélo pour les employés de la Ville d’Angers, du CCAS et d’ALM.

Le maire nous répondait le 26 septembre que l’IKV étant facultative et concernant les employeurs privés, il ne souhaite pas l’instaurer tant que ce n’est pas obligatoire.

Un rapport a été remis hier à la ministre des Transports Elisabeth Borne. Il a été élaboré, notamment, par le député de la majorité, et par ailleurs angevin, Matthieu Orphelin, le Club des territoires cyclables et la Fabrique écologique.

Ce rapport propose que l’IKV soit rendue obligatoire pour les employeurs, nous espérons que cette fois les employeurs publics ne seront pas oubliés…