Motion de l’assemblée des secteurs en grève

Motion de l’assemblée des secteurs en grève – 5 décembre 2019

Le droit de grève dans la fonction publique territoriale

Le droit de grève dans la fonction publique territoriale

En cette période de contestation sociale, notamment contre la destruction de notre système de retraite, certains employeurs territoriaux, maires, élus ou petits chefs trop zélés, tentent d’empêcher les agents d’exercer leur droit de grève.

Quelques rappels sur le droit de grève dans la fonction publique territoriale :

– Le droit de grève est garanti par notre statut, notamment par la loi sur droits et obligations des fonctionnaires.

– Vous pouvez faire grève 1h, une demi-journée une journée ou plus. La retenue sur salaire sera proportionnelle.

– Un préavis doit avoir été déposé par une organisation syndicale, sauf dans les communes de moins de 10.000 habitants : dans ces communes le préavis n’est pas obligatoire.

– Un agent public n’est pas tenu de cesser le travail pendant toute la durée indiquée par le préavis et est libre de cesser ou de reprendre le travail au moment qu’il choisit.

– Un agent n’a pas à prévenir son employeur. Les seuls fonctionnaires ayant obligation de prévenir leur employeur sont les enseignants, leurs collègues ATSEM, agents d’accueil périscolaire, de cantines n’ont pas cette obligation.

– Une loi est sortie cet été qui va modifier en partie le droit de grève, mais elle ne s’appliquera qu’en 2021 et concernera uniquement les services :
• de transport,
• de collecte et de traitement des ordures ménagères,
• d’aide aux personnes âgées et handicapées,
• d’accueil des enfants de moins de 3 ans,
• d’accueil périscolaire,
• de restauration collective et scolaire.

Aucun employeur ne peut s’appuyer aujourd’hui sur cette loi pour imposer de prévenir, ou instaurer un service minimum. Ce serait une atteinte illégale au droit de grève !

Mon petit-chef à moi est il un agent comme les autres ?

« Je suis M.NS., c’est-à-dire le gugus qui apprend à nager, fait un peu le pompier quand il dort pas sur sa chaise ou le flic quand il est réveillé par des ados turbulent-e-s ou que j’envoie prendre sa douche avant de se baigner « celui ou celle qu’est propre ».

Mais bon, je m’égare, hormis apprendre à nager qui me plaît vraiment bien, je suis un fan d’histoire sociale. Et là, ça, j’y passe du temps ! On y trouve toujours des pépites, des trucs et des machins qui font penser au présent.

Et là, tadaaam !… Pile poil deux trucs en lien avec les piscines ! Bon, pas du premier coup d’œil, mais au moins avec la direction de « ma » piscine.


extrait de La Voix du Peuple n°29 du 16/06/1901, hebdo de la CGT. Texte à propos de la construction d’un caserne à Angers.

Et celui-là :


extrait d’un article de La Sociale n°37 du 19/01/1896 (sur les allumettiers de Trélazé) pris sur le site d’histoire sociale : mouvementrevolutionnaireangevin

On a un petit-chef, comme je l’appelle, dans « ma » piscine. Gentil comme tout ! Une crème. Si, si. Un gars au poil. Il fait le tour de tout le monde le matin pour dire un bonjour. Il s’essaie parfois, de bon matin, un peu à l’humour en nous disant « bonsoir », ça prend pas trop en général, mais c’est gentillet. Le soir, il nous dit toujours au revoir… Attentif à notre santé, réceptif aux demandes.

Je vous vois venir. Méfiant comme des teignes, roublard-e-s comme pas deux ! Mais non, voyons ! Ne tirez pas de conclusions hâtive. Parfois, souvent même, il part après ou arrive avant nous. Il compte pas ses heures le petit chef. Faut dire qu’il est contractuel en CDD. Lui est à 35 heures, le grand chef à 38 ; mais dans la réalité ils en font beaucoup plus ; énormément plus. Mais on a pas le même régime indemnitaire non plus…

Bref ce petit chef, même s’il a du mal à comprendre que je veuille pas en faire plus pour les « usager-e-s » et que l’on est là pour vendre notre force de travail, ça se passe bien. Un mec sympa avec qui j’aurai même pu sans doute être copain autrement. Plein de truc en commun : pas fans des bondieuseries (un athée à l’ancienne) ; des goûts musicaux communs ; les voyages ; l’écologie ; l’antisexisme et osons même les grands mots, un refus du patriarcat ; le refus forcené de l’extrême droite et des nationalistes, etc. Mais, mais, c’est un chef. Comme dit une collègue, on est pas du même côté. Lui, nous commande. Lui fait appliquer les règles des grands directeurs-directrices, des élu-e-s. Encore, il aurait le courage de dire non… Mais comme il aime le dire, c’est rouage. C’est un fonctionnaire. Il obéit. Sagement. Servilement même. Il a peur de tout.

Arrivé dans la collectivité après nous, il est aimable comme pas deux, respectueux de nos coutumes. Il est ainsi souvent à l’amende. Sans rechigner, il amène des gâteaux, des friandises et autres douceurs. Chez « nous » on appelle ça « une T.G. ». Une tournée générale, mais sans alcool. C’est donné par les agents quand on constate une petite connerie faite par l’autre, le petit copain d’à-côté, pas bien grave (pas les grosses par contre !), qui ne prête pas à conséquence.

Faut dire qu’il est tête en l’air le petit-chef : il oublie les lumières, oublie ses affaires sur le bassin, perd ses machins et ses trucs, etc. etc. Parfois il oublie de mettre quelqu’un au ménage, il oublie une heure ou deux de ci-delà, mais pardon, faut lui dire. Voyons, il voit pas le mal, il s’est trompé… il remet sur le planning… sans barguigner, direct.

Un petit chef cool, il aime la culture, les arts, les artistes. Quand il veut faire une animation culturelle à la piscine, il essaye de venir travailler bénévolement !! Et là, il me dit : « Mais non, vraiment, c’est pour la culture. « XYZ » t’es vraiment parano, c’est pour la culture. » La Culture c’est important. Et il essaye gentiment, avec douceur de me faire passer pour un gros con de facho qu’aime pas les arts. Il en faut alors de la patience, pour écrire un tract et ainsi, qu’il accepte de travailler mais en étant payé !! Et qu’il demande des heures supp. Parce que c’est pas dans le temps de travail annualisé.

Et là, quand je lis l’article ci-dessus, je vois que rien ne change… j’ai beau dire aux collègues, c’est long de faire comprendre : ÊTRE VIGILANT, sur tout, il ne faut rien lâcher.

Quand on fait le bilan, il n’y a pas un mois où il essaie pas de rajouter une, deux ou trois heures sur notre temps de travail ou notre cycle de travail ; il n’y a pas un mois ou deux où il oublie de mettre une personne au ménage alors qu’il en faudrait deux. Pire, parfois, de nouveau, il tente d’inverser les rôles. C’est avec le camarade (de FO lui), qu’il nous met dans le rôle des méchants : on ne veut pas que la collègue en question affectée au ménage aie des vacances !! sisi ! Et prendre un-e remplaçant-e c’est pas possible ??

Et les contractuel-le-s c’est encore pire pour elles et eux. C’est jamais de sa faute : les heures manquantes sur les attestations pôle emploi, quand ils les ont ! : c’est les rh ; les heures supp. pour quand on travaille un jour férié : ah, « pas eu le temps, je suis vraiment désolé ».

Il est habile, le type. Il est même arrivé que je « gueule » un peu fort, que je comptais sur les heures supp., que je risque le découvert. Un peu de mauvaise foi ne fait pas de mal parfois ! Gentiment, tout mielleux, un peu gêné ou en se foutant de ma g… sans que je le voie, il me propose même au cas où, de me prêter de l’argent !… Tellement cool.

Le petit-chef, qui vient du privé, croit à la gestion horizontale. Ce n’est pas un chef autoritaire lui, nonnon. On fait des réunions. On discute organisation, etc. Si on est pas d’accord, c’est pas grave, si nos idées, celles et ceux qui travaillent au contact du public sont meilleures, ils en convient ; mais, si on oublie de lire le compte-rendu, hop, pas de chance, c’est pas forcément la bonne conclusion prise en commun. Conclusion qu’il remettra sans hésiter si on signale. « Ah oui, désolé ! ». Ça un nom ce truc de gestion des personnels (décidément je suis vieux monde, il paraît qu’on est des ressources humaines) : le management participatif ; le management collaboratif, etc. Mais dans tout les cas, que ce soit à la cool ou un petit chef autoritaire, au final, il y a toujours un patron qui prend les décisions. Un usager avec qui je tatassais, résumait bien la situation : « accepter ce type de gestion, c’est se mettre soit-même la corde au cou et serrer ».

Toujours vérifier, toujours être sur le qui-vive, toujours argumenter ; car lui, le chef, gentil ou pas, c’est un chefaillon et il hésite pas à nous le mettre dans les dents dès que l’occasion se présente. Comme dans les extraits de journaux du début. Avec les mots doucereux, avec bienveillance comme ils disent, mais « quand même … ton syndicat » ; « vous êtes dur avec moi ». Si le syndicat dénonce publiquement ou lui envoie un écrit pour dénoncer des manquements, on est des malveillant-e-s qui s’attaquent à lui. Par la magie de la sémantique, des phrases et des retournements de situations, il devient notre collègue. Un collègue (ce qu’il est au fond mais…) qui fait tout ce qu’il peut pour nous (ben tiens!) ; « t’as pas confiance en moi, tu as un problème avec l’autorité ? ». Que dire sinon : euh, … oui ! chef. Finalement, même si en théorie il aime bien l’horizontalité, là, on sent bien qu’il existe une hiérarchie. Toujours. Infime peut-être parfois, mais bien là, présente au quotidien.

Et c’est pas le tout. Avec la connerie d’équité, certain-e-s n’ont plus les mêmes droits ; c’en est la fin de l’égalité si on ne surveille pas, si on ne lutte pas.

Des droits pour chacun-e ; mais tous différents les droits… c’est ça qu’ils veulent les patrons, en résumant, des droits à la tête du client.

Certains se retrouvent ainsi avec des vacances imposées et sur des semaines hautes à poser en heures… ça se passe dans le service d’à-côté. Ils ont bien essayé, avec la bouche en cul-de-poule comme disait ma grand-mère, l’air pincé et mielleux. Notre petit chef et ses copains rh ont bien tenté de nous de faire poser des semaines à 42 heures au lieu de 38 heures correspondant à notre temps de travail normal moyen… Mais nous, on a résisté, gentiment, fermement, avec ténacité. Nous on les a gardé nos droits, pas le service d’à côté qui n’a pas voulu lutter.

Il y a fort à parier que certain-e-s d’entre-nous ne toucheront pas la prime au mérite, le C.I.A., une prime individualisée. Si c’est pour ma pomme j’en serais fier, comme d’une médaille au chocolat ; mais avec leur « bienveillance » ils/elles sont tout à fait capable de la donner à une grande gueule pour tenter d’acheter la paix sociale.

XYZ.

Anonymisé, parce que mon chef lit parfois le blog de sud ct !, comme aurait pu dire Renaud, à son époque révolté, c’est-dire s’il est cool ! »

« Est-ce que je veux des pistes cyclables recyclables ?

Travailleur, je me rends au turbin tous les jours. Je m’y rend pour vendre ma force de travail. Encore je ne suis pas malheureux, contrairement à beaucoup, je pense à des camarades du syndicat, je fais un taf que j’aime bien avec des collègues que j’apprécie et en qui j’ai à peu près confiance, allez même mon petit chef ! C’est pour dire. C’est pas rien la confiance. On est collègue hein !, on mange pas ensemble dans une fausse convivialité le week-end. Ça pourrait s’apparenter à de l’honnêteté ça aussi, je crois. Tout ça pour dire que j’y suis pas mal en terme de conditions de travail. Ça va épater mon maire si un jour, par hasard, il lit ça ! Encore plus mon graaaand Manager Général des Services, euh pardon, Directeur Général des Services…

Je m’égare. Je sens que je vais partir à causer sur les liens humains au boulot, le travail, les élu-e-s et leur déconnexion du travail réel et de ce qui se passe au plus près du terrain, et ce n’est pas de ça que je veux causer.

Contrairement à voici quelques années, je fais à peu près 20 kilomètres A/R par jour en vélo. C’est pas énorme je sais bien. Et puis, je vais être honnête, c’est même pas un vrai vélo, il est à assistance électrique… Et oui je suis d’accord, c’est tout aussi polluant : avec une batterie électrique qu’on ne sait pas recycler, des matériaux rares pour la construire, le nucléaire induit, etc.

Mais c’est pas venu d’un coup d’un seul. Je suis comme beaucoup, une grosse feignasse. Poser son derrière sur le siège, se mettre dans sa bulle, et, en route Simone, nous v’là rendu au turbin. Comme les collègues, les camarades, je connais bien des excuses pour faire un peut moins d’effort : la pluie, la fatigue, pas de vraies pistes-cyclables, la journée de travail qui se rallonge avec un trajet qui lui-aussi se rallonge, etc.

Camarades de luttes diverses et variées, copain avec certain-e-s, je fréquente pas mal de cyclistes forcené-e-s. Dans le groupe affinitaire que je fréquentais dans mon jeune âge, certains lancèrent même la vélorution angevine. Une sorte de manif plus ou moins sauvage et improvisée mais en tas de vélo. Je les avais même accompagné pour peindre la première piste cyclable sur le pont des urgences. Vingt ans plus tard il y en a une d’ailleurs, étroite mais quand même. Tout ça pour dire, qu’il faut bien l’avouer, j’étais loin de leurs implications, de leurs motivations écolo-radicale d’avant l’heure. Ça me parlait plus, quand on faisait des opérations trains gratos pour aller à telle ou telle manif nationale ou internationale. Il y en a un de la bande qui est même devenu réparateur de vélo à Angers, auto-entrepreneur – auto-exploité, La Tête dans le Guidon qu’il a appelé son atelier. Tout ça pour dire, que pour beaucoup de cette bande du 21 rue Maillé, ou d’autres lieux, ont une passion un peu étrange pour moi, le vélo. Ils font des brevets de 200, 400 km ou même plus pour leurs loisirs. Ils et elles s’en vont faire des sorties, pour aller voir un dolmen, une sculpture, des copains, boire un coup ou un vigneron ami, etc. Jamais de vraies courses, à la cool, où alors des trucs tout bizarre pour moi dans des endroits vallonnées et des chemins de traverses, ils et elles se dépassent, sans la ramener, sans se la raconter. Y’en a même un, dont j’ai vu les photos, qui dans les Pyrénées, montait des montagnes, des vraies hein ! Pas la côte de Jean-Moulin ou des urgences … pas l’été, mais l’hiver ; avec la neige, le froid et tout …

Ca me dépasse un peu, je me moque parfois. Mais, avec gentillesse ou pitié, ils et elles me regardent, me répondent, tranquille sûr d’eux. Peinard, tranquille, ils et elles assument.

Pour moi, suer pour suer, à vélo, c’est un peu chelou. Mais bon. Le vélo, bassement, égoïstement, c’est pour faire des économies, polluer un peu moins.

Mais pas que.

Au fur et à mesure du temps, à fréquenter les autos de l’autre-coté du pare-chocs, je dois bien avouer que je me questionne sur pas mal de choses avec des exemples concrets.

La débilité de certain-e-s, qui au petit-matin ou un autre moment, soumis au stress du retard pour aller trimer face à petit chef, oublient que tu es là, à attendre le bon moment pour passer au stop ou rond-point.

Les mêmes, pressé de revenir du « lieu de torture » (trepalium ; mais j’ai vu que l’origine est remise en cause ; même ça, ça fout le camp) ou d’aller faire faire leurs petites courses, peuvent bloquer, harceler et klaxonner jusqu’à vider leur bile, plutôt que sur le patron, sur un mec en fauteuil roulant qui se retrouve bloqué au rond-point de Jean-Moulin au-dessus de la rocade parce que rien n’est prévu pour passer (vu et vécu le mardi matin 02/07/2019. Au connard en voiture, je regrette pas mon coup de tatanne). J’aurais pu, dire handicapé et vélo SOLIDARITÉ ! Mais même pas. Un gus à vélo a profité que je bloquais la circulation pour tenter, et réussir!, de faire passer le mec en fauteuil pour se glisser tout tranquillement sur la route vidée un court moment de ses voitures et autres camionnettes.

Notre bon maître, pardon notre bon maire, euh non, l’inverse ; bref, fait parfois un petit pataquès dans les journaux locaux ou le journal interne de la ville sur les belles voies vertes qui se créent de-ci de-là. Faut bien s’assurer des voix électorales vertes face aux « écolos », à Orphelin et aux récents -en terme d’années- écolos en terme de transports collectifs que sont les cocos. Mais la réalité, c’est qu’en général les grandes voies vertes cyclables sont conçus par des mecs ou des nanas qui doivent faire du vélo que le dimanche avec leur marmailles. Les pistes en faluns, bousillent au quotidien les pièces de vélo. Si le falun c’est écolo et tout et tout, pourquoi les routes ne sont-elles pas elles non-plus en faluns ? L’hiver c’est boue et compagnie, l’été la poussière s’incruste partout.

Sympa aussi les routes pour cyclistes et piétons mais je n’en vois pas beaucoup aller des zones de vie au cœur des zones industrielles/artisanales au contraire, elles font parfois des tours et des détours sans prendre en compte qu’avec nos petits mollets, les glandus comme moi, chaque centaine de mètres de raccourcis compte. Je ne vois pas non plus, beaucoup de rond-point qui donne la priorité aux vélos avec des signalements pour les véhicules motorisés pour indiquer qu’on est-là nous-autres à deux roues et que nous ne sommes pas une cible au stand de tir de la foire St-Martin. Je ne vois pas souvent (jamais pour ma part) de passerelles qui permettent aux vélos de traverser les routes -nationales ou départementales- en sécurité et rejoindre la piste cyclable de l’autre côté. Ah ben oui !, il n’y en a pas de ces pistes cyclables qui longent les grands axes routiers de façon séparée. Dans le meilleur des cas, une vague ligne blanche qui sépare le vélo de la voiture ou du camion. Même pour les touristes qui arpentent les bords de « la Loire à vélo » et qui rapportent des thunes à l’économie locale, sauf exception.

En ville, pareil ! malgré les grands blablas, les grands discours, des pistes très peu nettoyées et où s’accumulent les gravillons casse-gueule ; les bouts de verres crève-pneus ; les tas de feuilles poussés par le hasard des vents et des récupérateurs de pluies ; les branches qui dépassent et où il faut se baisser ou esquiver … Et puis, souvent, très souvent, des pistes-parkings pour les voitures ou les camions de livraisons ; des sas-vélos au feux tricolores effacés, etc. Et je ne parle pas, des chauffeurs de voitures et/ou de camions/bus/camionnettes/particulières qui prennent les virages en coupant la petite cyclable. Là aussi, comme beaucoup de choses que les élu-e-s ont du mal à faire : si on veut des villes moins polluées, si on veut vraiment baisser l’effet de serre et ralentir un tant soit-peu le réchauffement climatique, il faut être cohérent : assumer une vraie politique des transports collectifs et individuels de bout en bout. Ne pas faire semblant.

Mes cher-e-s camarades acharnistes du vélo, ces quelques années épisodiques à vélos puis journalières, m’ont fait prendre conscience de ce que vous endurez depuis des années, de vos griefs que vous pouviez avoir contre les bagnoles, les gros cons (et connes, pas de sexisme!) dont j’ai sans doute pu être qui hurlent derrière leur pare-brise parce que retardé-e-s de deux minutes ; de celles et ceux qui parfois au petit matin -en ville comme à la campagne- s’amusent du haut de leur toute puissance à vous foncer dessus et s’écarter au dernier moment (vécu par deux fois en ville un dimanche matin vers 8h en allant au trimard) ; je me rend compte de l’immense chantier qui n’est pas pris en compte, y compris dans un syndicat comme le notre, à SUD-CT ou à Solidaires, où nous sommes normalement très ouvert sur les questions environnementales.

En fait, la façon de se rendre au travail et surtout en partir (héhé!), devrait faire partie de nos revendications. Les « pistes » peuvent être multiple : aménagement bien sûr (pistes séparées, développement départemental, d’agglo pour les vélos-taffeurs, lieux de parkings sécurisés…) ; plutôt que de donner des primes (je suis pas fan de ces primes individuelles…) pour venir au turbin pourquoi ne pas imaginer des aménagements sur le temps de travail ? Etc.

Arnaud, SUD-CT St Barthélemy d’Anjou

C’est le cagnard ! C’est la canicule !

Bon oui c’est l’été ; mais entendons nos chef-fe-s, nos élu-e-s territoriaux ou nationaux tout plein d’entrain, plein d’attention pour nous pauvres travailleurs ou travailleuses ! C’est beau ! Ah ! Ils et elles savent bien s’occuper de nous.

Dans nos collectivités, le plan chaleur est de sortie : les pantacourts sont autorisés -même si rien ne l’interdit-, les bonnes pratiques sont rappelées dès fois qu’on soit un peu concon : il faut boire, il faut pas trop se couvrir sauf EPI obligatoire…
Et puis surtout, à cause de la chaleur, les élu-e-s prennent soin de nous ! « On » commence plus tôt. Dès 6 heures, on peut être au turbin pour finir plus tôt. C’est bien aimable ! À la fraîche, on travaille mieux, on pâtit moins de la chaleur, etc. Vous avez tous et toutes entendu-e-s le pourquoi du comment.
Mais juste une question ou deux, pour moi qui fait partie de la grande famille des concons à qui sont destiné les recommandations en cas de canicule. On dort moins bien, on s’endort plus tard, on a un sommeil agité… Donc, on dort quand si on commence plus tôt ?

Laurent

Appel intersyndical à une journée d’action, de mobilisations et de grève le 19 mars

La situation sociale en France est marquée par l’expression diverse et multiple d’un mécontentement social grandissant, par l’aspiration à une véritable justice sociale et fiscale, par la dénonciation des reculs sur les libertés publiques comme individuelles. Le mouvement des gilets jaunes est l’expression récente de cette profonde crise sociale.

Alors que les annonces faites par le président de la République ou son gouverne-ment n’ont pas répondu aux attentes, alors que des lois portant atteinte aux liber-tés syndicales et de manifester sont votées, que les prix des produits de consom-mation courante continuent à la hausse, que la suppression de l’ISF n’est pas re-mise en cause, que le chômage progresse… Le « grand débat national » ne peut ni se substituer, ni contourner, encore moins être opposé aux revendications sociales et syndicales.

Pour les jeunes, les difficultés ne cessent de croitre : sélection, réforme du lycée et de la voie professionnelle, hausse des frais d’inscription des étudiant-es étranger-ères hors UE, progression de la précarité étudiante et gel des prestations sociales, ne font qu’attaquer le droit d’étudier.

En parallèle, le patronat, particulièrement celui des grands groupes, porte lui aussi une grande responsabilité dans l’exaspération sociale. C’est dans les entreprises et dans les services publics que les salarié-es sont considéré-es comme un coût et non pour ce qu’ils/elles sont : une richesse. C’est là que les conditions de travail se dégradent.

C’est partout que la précarité s’aggrave…

Dans ce contexte, il s’agit de gagner l’augmentation des salaires, des pensions et des minima sociaux, l’égalité femmes-hommes et un véritable droit à l’éducation et à la formation. Il s’agit aussi de renforcer notre protection sociale et notre système solidaire de retraite par répartition. Il s’agit enfin de répondre aux enjeux climatiques et environnementaux, tout en développant des emplois de qualité… C’est dans ce but que nos organisations appellent à l’élargissement et l’amplification de la mobilisation sociale.

Partout sur le territoire, nos organisations engagent un travail en ce sens via des initiatives diverses dans les entreprises, dans les services publics et en prise directe avec les salarié-es, les retraité-es, les privé-es d’emploi et la jeunesse. Ainsi, nous placerons le débat là où il doit être.

Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la construction d’une nouvelle journée d’action, de mobilisation et de grève le 19 mars prochain. Nos organisations -CGT, FO, Solidaires, UNEF, UNL- s’engagent à poursuivre un travail commun donnant des perspectives à la mobilisation sociale. Nos organisations appellent à une puissante journée d’action, de mobilisations et de grève le 19 mars !

Montreuil, le 12 février 2019