APPEL À RASSEMBLEMENT ANTIRACISTE ET ANTIFASCISTE, CE SAMEDI 14H PLACE MOLIÈRE ANGERS

Le Syndicat SUD Collectivités Territoriales appelle les salariés des collectivités territoriales à s’investir pour lutter contre le nouveau squat de l’Alvarium !

Ces militant.e.s d’extrême-droite, qui affichent leur sympathie pour le dictateur syrien Bachar El-Assad, et soutiennent les régimes autoritaires à travers le monde, ont investi un local en centre-ville pour soi-disant loger des SDF mais uniquement français. Ils et elles omettent de dire la couleur… Quant à la véracité de l’occupation pour loger des SDF c’est encore une autre histoire !

Cette extrême droite menace de mort un camarade de SUD-rail à Paris ; cette extrême droite attaque une table de presse de Solidaires Étudiant.e.s à Nice et blesse des militant.e.s ; et ce depuis début septembre… À Angers, nous n’oublions pas les violences commises contre une multitude de personnes qui n’avaient pas la bonne couleur, la bonne apparence… ou contre des locaux qui diffusent des idées progressistes ou mettent en acte la solidarité !

Nous n’oublions pas que cette mouvance s’est attaquée symboliquement au squat de la
Grande-Ourse à plusieurs reprises ; une réquisition qui elle, aide vraiment les gens ! C’est d’ailleurs vers ce lieu que nous dirigeons des étudiant.e.s qui nous ont demandé, lors de nos permanences syndicales, de l’aide pour des logements. Par le passé, quand en tant que Syndicat, à SUD CT nous nous étions investis dans les réquisitions, ces gens ont parfois attaqué à coup de pierres et de bouteilles des réquisitions ou des campements avant de fuir lâchement.

A l’image de ce qui se passe à Lyon ou en Italie ces lieux d’occupations « fascistes » servent de points de fixation pour des attaques physiques contre les cortèges syndicaux, sociaux, politiques ou tout simplement contre des citoyen.ne.s.

Nous appelons donc à rejoindre le rassemblement initié à l’appel du RAAF, samedi 12
septembre à 14h place Molière à Angers.

Note d’infos du 14 juin 2020

Bonjour à tout.e.s,
la reprise se fait doucement y compris sur la nécessaire reprise des luttes pour un futur débarrassé d’oppression diverses. Quelques manifs salariales recommencent, mais l’État d’urgence sanitaire et son lot de lois libérale (nous faire travailler plus en gagnant moins et en ayant moins de congés. Même Sarkozy va finir par passer pour un progressiste !  ), empêchent voire musèlent une partie de la contestation. 
Certes de bonnes nouvelles et de belles manifs ont pu avoir lieu, en particulier contre le racisme et les violences policières.  Malgré cette belle manif de mardi, il me semble regrettable que nous n’y soyons pas encore plus nombreux et nombreuses ! En effet, et c’est là aussi tout le sens de notre engagement syndical, à sud ct ou à solidaires, il n’est pas possible de revendiquer la justice ou l’émancipation dans une sphère ou dans un champs d’intervention spécifique, sans la réclamer partout, pour tous et toutes ! En matière de Liberté, de Justice, d’Avancées sociales, notre Liberté doit s’enrichir de celles des Autres !
SI VOUS NE VOULEZ PLUS RECEVOIR CETTE NOTE D’INFORMATIONS SYNDICALES ET SOCIALES DE SUD CT49, ENVOYEZ-NOUS UN MAIL !!
À l’inverse, n’hésitez pas à la faire tourner !
tel : 06.84.09.12.05
 
VIDEOS diverses :
* France TV : ZAD, une vie à défendre. Bien loin des affrontements contre les « bleus », le reportage permet aux « zadistes » de revenir sur ce qui fait leur quotidien (les modalités de la prise de décision, la gestion de l’argent, etc.), en questionnant les raisons de leurs engagements, en leur donnant longuement la parole ; bref, en les considérant comme des gens normaux… Étalés sur une année, les tournages ont eu lieu à Notre-Dame-Des-Landes (une « après Zad » où il s’agit désormais de « gagner la victoire »), Bure (une Zad pure et dure, en lutte contre l’état nucléaire et partie pour durer…) et Kolbsheim (une zad opposée à un projet autoroutier et qui fut démantelée durant le tournage). 61 minutes
* ANGERS : vidéo montrant les menteries de l’Alvarium.
TERRITORIALE/Fonctions Publiques ET VEILLE JURIDIQUE diverses :
* TÉLÉTRAVAIL : TRACT DE LA FÉDÉRATION SUR LES DANGERS. PIÈCE-JOINTE.
* Communiqués de la Fédération SUD CT : déconfinons nos colères pour une santé publique et des services publics de qualités ;

* TA Versailles N° 2022891 – 2020-05-22 : Autorisation de l’utilisation de caméras thermiques à l’entrée des bâtiments publics pour prendre la température des agents et administrés entrant dans les bâtiments communaux.
* CAA de BORDEAUX N° 18BX00793 – 2020-05-11 : L’accident d’un agent RH à l’occasion d’une fête du personnel organisée par la commune qui l’employait n’est pas un accident de service. En particulier car la fête était en dehors des heures de services, que la présence était facultative. L’agent ne peut prouver la possibilité de représaille si elle n’était pas présente à la fête, ni n’a pu prouver qu’elle était organisatrice de la fête. Méfions-nous !
* Conseil d’État et foutage de g….. ! : Une agente, délégué syndicale CGT, a vu 2 de ses collègues progresser plus vite en avancement indiciaire ; adjointe territoriale de conservation du patrimoine, elle remplit depuis 1998 (!) les conditions d’âge et de services effectifs auxquelles les dispositions subordonnent l’inscription sur la liste d’aptitude permettant d’accéder par voie de promotion interne au cadre d’emplois des assistant.e.s territoriaux de conservation du patrimoine, relevant de la catégorie B. Depuis 1998 jusqu’à 2011 (date du recours), chaque année sa promotion lui était refusé, par contre deux de ses collègues d’une ancienneté moindre ont été promus… Elle était soutenu par son chef de service qui lui avait confié, au sein de la médiathèque où elle exerçait, des missions de gestion des collections dévolues en principe aux assistant.e.s de conservation du patrimoine et des bibliothèques… La justice affirme que c’est légitime puisque les 2 agents promus avaient une meilleure notation qu’elle (Il ne faut jamais lâcher sur ses entretiens pro ! Voir notre tract de novembre sur le blog de sud ct), qu’un autre agent a eu une promotion et qu’elle était engagé syndicalement (c’est curieux pour la justice de reprendre cet argument… mais bon), ce que ne dit pas la justice, c’est à quel syndicat était membre l’autre agent, un syndicat de lutte ou un syndicat d’accompagnement ?
* CAA de VERSAILLES N° 19VE01295 – 2020-04-28 : Licenciement d’un agent annulé par le juge: la commune a l’obligation de le réintégrer sans qu’il n’ait à en faire la demande. 
* À FAIRE ÉVOLUER DANS NOS COLLECTIVITÉS ET À METTRE DANS LES RÈGLEMENTS INTÉRIEUR :
=> Congés pour décès d’un enfant – Publication de la loi n°2020-692 du 08 juin 2020. La durée du congé financé par l’employeur passe de cinq à sept jours. Il est accordé en cas de décès d’un enfant âgé de moins de 25 ans, d’un enfant quel que soit son âge s’il était lui-même parent ou d’une personne de moins de 25 ans à la charge effective et permanente du salarié ;  les fonctionnaires ( !… le texte ne parle pas des contractuel.le.s puisque cela concerne tou.te.s les salarié.e.s …) peuvent avoir 8 jours en ASA complémentaires fractionnables sur un an à compter du décès ; les salarié.e.s peuvent donner des jours de congés, etc.
=> Question parlementaire : Fonctions d’accueil – Conditions d’attribution de la NBI : Le point 33 de l’annexe du décret n° 2006-779  du 3 juillet 2006 portant attribution de la nouvelle bonification indiciaire à certains personnels de la fonction publique territoriale prévoit que peuvent percevoir une nouvelle bonification indiciaire (NBI) de 10 points d’indice majoré, les fonctionnaires assurant à titre principal des fonctions d’accueil dans, notamment : – les conseils départementaux, – les communes de plus de 5000 habitants ou les établissements publics communaux et intercommunaux en relevant, – les EPLE, – le CNFPT et ses délégations régionales et interdépartementales, – les centres de gestion, – les OPHLM départementaux ou interdépartementaux. La notion d’accueil du public implique des contacts directs et permanents avec le public (physique ou téléphonique) et doit par ailleurs constituer l’essentiel de l’activité des agents, comme par exemple les emplois de guichet et non pas une activité donnant lieu épisodiquement à l’accueil des usagers.
=> et n’oubliez pas le décret sur les heures complémentaires pour les collègues précaires (voir Note d’informations syndicales et sociales du 01/06/2020).
* Titre restaurant : utilisable à titre dérogatoire jusqu’au 31 décembre 2020 le dimanche et les jours fériés et passent de 19 euros par jour (article R. 3262-10 du code du travail) à 38 €.
* Le médecin de prévention (re)devient médecin du travail dans la Fonction Publique de l’État avec le décret Décret n° 2020-647 du 27 mai 2020. Pas d’emballement, ça va pas changer la pénurie, pire : fin de la visite annuelle pour les agent.s devant avoir un suivi annuel qui devient un suivi dont la régularité est fixé par le médecin ; suppression de la visite quinquennale obligatoire remplacée par une « visite d’information et de prévention quinquennale » et pas forcément réalisé par un médecin et sans évaluation systématique de notre état de santé. Ce qui ouvre la voie et la possibilité de faire une carrière sans aucune visite par un médecin ! C’est vrai et c’est bien connu, le travail n’altère pas la santé ! Et comme, ils et elles nous font bosser de plus en plus tard… Petite cerise sur le gâteau, « la détermination des moyens du service de médecine de prévention laissée à l’appréciation de l’administration » (art 12)
* Vaudeville dans le Var (sexe, détournement de fond public, prise illégale d’intérêt, etc.) : Prison avec sursis, amende et inéligibilité requises pour le maire de Sanary-sur-Mer.
* Déplacements temporaires des agents territoriaux – Modification des modalités de prise en charge des frais de déplacement : Décret n° 2020-689 du 4 juin 2020.
En cas de déplacements temporaire, sous réserve d’une délibération et de la limite de plafond, de remboursements des frais réels.
* Document patronal : je suppose, que comme moi, vous avez eu les grands discours bienveillant (totalement ou bien plus ou moins sincère) lors de la reprise : Un guide pour manager dans un contexte post-covid a été écrit pour préparer nos petit.e.s ou grand.e.s chef.fe.s à cet exercice. Du pur jus de crâne, désolé pour la familiarité, « pour garantir une vision commune et partagée« , faire semblant ou réellement pour certain.e.s ou le ou la « manager démontre à ses (sic.!) agents qu’il s’intéresse à eux en tant qu’individu avant de s’intéresser à l’agent public« , etc.
* sur le même blog : Devoir de réserve et harcèlement moral. Un document qui peut être source de réflexions sur nos façons et nos stratégies pour aborder ces questions.
* Piscine et baignade libre : article de Ouest france du 11/06/2020. Agression. Pièce Jointe. Au delà de l’anecdotique (le collègue est sans doute BNSSA et pas MNS) ; il est impératif pour les collègues des piscines de se préparer à la gestion des conflits. Si les agressions graves sont rares MAIS EXISTENT CHAQUE ANNÉE dans le département, il faut savoir intervenir individuellement mais aussi collectivement. Il ne faut pas hésiter à mettre en application son droit de retrait. CONTACTEZ NOUS !! Il faut anticiper, prévoir, exactement comme pour les POSS voire intégrer cette problématique lors des révisions de POSS. Il faut avoir en tête comment réagir, comment intervenir en équipe puis signaler systématiquement par écrit les agressions verbales et/ou physiques. Voici peu un grand directeur de l’agglomération angevine cachait les agressions !! VENDRE SA FORCE DE TRAVAIL NE SIGNIFIE PAS RECEVOIR DES COUPS ou DES INSULTES ! Les directeurs et directrices, les élu.e.s doivent tout mettre en oeuvre pour nous protéger. Privilégions cependant des décisions collectives, de bon sens et pas dans une idéologie de la peur permanente…
* Statistiques et recherches sur la Fonction publique (FPE, FH, FPT) : rapport de juin 2020 sur les chiffres à la fin 2018. Dans la FPT, la précarité augmente, le nombre de contractuel.le.s aussi (CDD et CDI) mais avec 70% de CDD dont l’énorme majorité (76%) en CDD de moins d’un an.
* du côté patronal et éviter de se faire empapaouter quand certain.e.s élu.e.s pleureront sur les coûts financiers et pour les faire un peu relativiser : Conséquences de l’épidémie : le gouvernement annonce 1,75 milliard d’euros d’aide pour les communes et intercommunalités (compensation des pertes, etc).
* SUD CT 08 = SDU 08 : les nouveautés !

SANTÉ :

* NOS CAMARADES DE SUD Santé-sociaux sont toujours sur le pont (avec d’autres OS) pour tenter de sauver NOTRE système de soin et de santé : https://fr-fr.facebook.com/SUD.CHU.ANGERS : de l’ironie, des infos, des appels : n’hésitez pas à mettre des commentaires et encouragements ! à relayer !
* Deux appels à manifs pour le mardi 16 juin à 11h, Place du Ralliement à Angers, l’un de SUD SANTÉ-SOCIAUX et l’autre intersyndical (CGT, FO et Sud bien sûr ; mais aussi, de la CFDT). Ils sont en Pièces-Jointes. J’ai rajouté, toujours en Pièce-Jointe, celui de Sud CT pour les rejoindre (Vous pouvez l’afficher dans vos services !).
COMMUNIQUÉS :

LIBERTÉS D’EXPRESSIONs ET SYNDICALISME :
* Cher.e.s collègues, cher.e.s camarades, nous ne vous le rappellerons jamais assez, si ce syndiquer est important -au moins symboliquement et en terme de soutien pour celles et ceux un peu plus actifs/actives (Bulletin en Pièce Jointe 😀)- lorsque vous êtes isolé.e.s, créer une section syndicale vous permet d’être plus libre dans votre expression. Pour certains employeurs, c’est encore trop ! Parfois, dans certaines collectivités, des DRH ont tentés de faire censurer un tract, mais dans d’autres secteurs aussi. Vous trouverez en Pièce-Jointe un tract de SUD Scania que l’entreprise a tenté à maintes reprises de faire interdire, en interne puis en justice expresse via la procédure de Référé. Nos camarades de Sud Scania épaulé par celles et ceux de SUD Industrie ont relevé le gant. Ils ont gagné et Scania devra même verser des frais…
En tant qu’agent.e il est parfois compliqué de s’exprimer librement, sincèrement, la liberté d’expression syndicale plus simple, doit-elle être pleine, entière et utilisée !
* ANGERS : SUD PTT chez Coriolis : VOIR PIÈCE-JOINTE : Notre Camarade de SUD PTT des centres-d’appels, à plusieurs reprises a subi non seulement des entraves syndicales mais l’entreprise cherche également à le licencier. Pour l’instant, le terrain juridique est de nouveau privilégié, cependant il n’est pas exclu qu’il faille l’aider et manifester notre SOLIDARITÉ.
CAPITALISME, LIBÉRALISME :
* Observatoire des Inégalités : En France, un peu plus de 5 millions de personnes vivraient au-dessus du seuil de richesse, soit 3 470 euros par mois après impôts, pour l’équivalent d’une personne seule… Dans cette population 1% de la population totale vit avec plus de 6650 euros par mois. Le niveau de vie moyen des 10% les plus riches a progressé en 20 ans (1997-2017) de plus de 10.000 euros…. La valeur de leurs patrimoine s’est envolé… Un nombre important d’élu.e.s de collectivités de taille moyenne, sont donc aussi dans cette situation d’aisance (indemnités maires, président ou vice-président d’agglo/EPCI, membre de Bureau permanent d’EPCI…) ! C’est donc à peu près, plus de 62 millions d’habitant.e.s qui vivent en dessous… Les riches sont aussi nombreux que les pauvres puisque 8% de la population vit avec moins de 867 € par mois… Et combien sont employé.e.s en CDD, en vacation dans nos collectivités ? La gestion des collectivités est à l’image de notre société : ni pire mais surtout pas meilleure en terme de revenu ! 9 euros, 176 pages.
 
 
VIOLENCES POLICIÈRES :
* Je ne reviendrais pas sur les multiples violences policières, les assassinats en particulier de personnes noires aux USA. À part quelques personnes, rares sont celles et ceux qui ne comprennent pas les réactions d’une partie de la population américaine ; même certaines personnes peu encline à la compréhension, s’inclinent devant les gestes de solidarité de policiers ou des gestes de solidarité comme celui du syndicat des chauffeurs de bus qui refusent de convoyer les personnes interpellées aux USA.
Mais en France ?
Tous les fonctionnaires et assimilés sont supposés obéir à des règles, pouvoir et devoir rendre des comptes, quid de la police ? À chaque fois, on entend le syndicat Alliance proche de la droite extrême se plaindre, ou SGP-FO. Certes leur métier peut être dur, fatiguant, usant. Mais, par exemple, que 4 ou 5 fonctionnaires, professionnels du maintien de l’ordre, rompu à la bagarre, habitués à la gestion de personnes violentes verbalement et/ou physiquement finissent par tabasser un gamin, sous le prétexte qu’il est en train de commettre un vol, c’est honteux ! C’est une faute lourde, y compris pour celle et ceux présents qui ne sont pas opposé à ces gestes : cf. Bondy blog : Gabriel, 14 ans, a cru qu’il allait « mourir en garde à vue ». Un autre dossier, liés aux violences policières, a été publié sur un premier groupe facebook regroupant près de 8000 policiers et quelques gendarmes, sur le magazine Streetpress, le 4 juin. Un second groupe, avec près de 9000 policier.e.s a été révélé la semaine suivante ! Affligeant ! Il semblerait qu’un autre groupe facebook de près de 9000 représentant.e.s de l’ordre soit également sur la sellette.
Sur ARTE Radio, un policier a copié des messages whatsapp, messenger et autres messages audio de réseaux sociaux de certains de ses collègues. À ne pas écouter avant une manif ! Ces policiers (uniquement des hommes) revendiquent leur sexisme, leur racisme, leur fascisme, leur volonté d’une guerre raciale, les blagues douteuses, l’antisémitisme, leur haine et le souhait de voir mourir  (je cite leur mot) tou.te.s « les gauchistes », « les putes à nègres », « les bâtards » et autres « coloré.e.s », les « putains de gitans », « les PDs, les féministes et les LGBT »… Ce document sonore est un enregistrement lié à un service de Rouen.,Existe-t’il d’autres groupes privés de réseaux sociaux dans d’autres services et dans les autre villes ? En Maine-et-Loire ?
Cependant, certains policier.e.s dénoncent le racisme. Certes c’est un fait, il convient de ne pas généraliser, mais le nombre quoi qu’on en dise même de manière modéré, est très loin d’être anecdotique vu le nombre de personnes impliquées. Sur France Info : Racisme dans la police : « C’est très loin d’être un phénomène isolé », dénonce un délégué du syndicat Vigi. (Ce syndicat a cependant accepté les masques de protections offert par l’antisémite Dieudonné). Un autre, sous couvert d’anonymat témoigne : « Quand on vous traite de bougnoule le premier jour de votre affectation, c’est qu’il y a un problème » : un agent victime de racisme au sein de la police témoigne.
Et encore bravo aux jeunes femmes (Black Lives Matter Angers) qui ont organisées le Rassemblement de mardi 09 juin dernier, soutenu par Pas Sans Nous 49 ! (et à celles et ceux de la veille qui ont organisé un rassemblement le jour d’avant à la Préfecture).

 

FÉMINISME, ANTI-PATRIARCAT, LGTB, etc. :
* Protection des victimes de violences conjugales et familiales – Le Sénat adopte, en navette parlementaire, une proposition de loi à l’unanimité. Le texte transmis au Sénat comporte 22 articles tendant notamment à : autoriser le juge à suspendre le droit de visite et d’hébergement à l’égard des enfants pour les personnes placées sous contrôle judiciaire, durant la phase d’enquête ou d’instruction (art. 3) ; interdire le recours à la médiation civile ou pénale en cas de violences ou d’emprise (art. 4 et 5) ; décharger les enfants et petits-enfants de l’obligation alimentaire qu’ils ont à l’égard de leur parent condamné pour violences conjugales (art. 6) ; porter à dix ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende les peines encourues en cas de harcèlement sur conjoint lorsque celui-ci a conduit la victime à attenter à sa vie (art. 7) ; permettre au médecin de signaler aux autorités compétentes des faits de violence exercées au sein du couple lorsque lorsqu’il existe des éléments laissant craindre que la victime majeure se trouve sous l’emprise de leur auteur et qu’elle est en danger immédiat (art. 8).CEPENDANT, c’est à la victime  dans un délai de vingt-quatre heures maximum d’informer son conjoint violent, par huissier, de la procédure ouverte à son encontre. C’est donc à la victime de payer un huissier. Les couples de même sexe sont également absent de ce dossier législatif.
* Kedistan : “Que l’homme connaisse sa place”, #erkekyerinibilsin . Un bien chouette article de notre camarade Naz ! « Dans la soirée du 3 juin, une campagne est née spontanément au bout des doigts des twittos en Turquie, renvoyant aux hommes les remarques sexistes subies par les femmes au quotidien…« 
ENVIRONNEMENT :
* Risques industriel : LUBRIZOL : le rapport du Sénat : Risques industriels : prévenir et prévoir pour ne plus subir. Le rapport est sévère.
* Hécatombe de dauphins : un conseil scientifique international appuie les demandes de France Nature Environnement.
* Pesticides : Droit de vivre #LoinDesPesticides : petite histoire d’un trop long combat ; Dire non à l’assouplissement des règles d’utilisation des pesticides près des habitations !  ; Glyphosate. De nouvelles plaintes déposées à Angers par 120 pisseurs involontaires ; et sur le site d’Europol (et oui !) du 03 juin : 1346 tonnes de pesticides illégaux saisis entre janvier et avril 2020, avec des enquêtes en France, Allemagne, etc. Gageons que la FNSEA dira que ce n’est pas bien.
* SÉNAT : Coronavirus : le Sénat présente sa « Feuille de route » pour faire de la neutralité carbone l’aiguillon du plan de relance. Je ne vais pas m’énerver face aux propositions de largesse de sénateurs et leur novlangue libérale, pour faire « favoriser l’acceptabilité sociale de la transition énergétique » ou avec « la massification des opérations de rénovation énergétique constitue la ″clef de voûte″ de toute relance verte. Il faut soutenir les professionnels, en prenant en charge les surcoûts liés à la mise en œuvre des préconisations sanitaires, en facilitant l’accès au fonds de solidarité et en appliquant un ″moratoire » sur les normes nouvelles ». ben tiens…
ANTIFASCISME-ANTIRACISME et SOLIDARITÉ avec les migrant.e.s :
* Ripostes syndicales face à l’extrême droite – Juin 2020. Dossier publié par la commission antifasciste de SOLIDAIRES : SYNDICALISTES, DONC ANTIFASCISTES, mort de notre camarade Clément Méric tué par les fascistes voici 7 ans, D.RAOULT, UN MESSIE AU SERVICE DE L’EXTRÊME DROITE ?, LES RÉSURGENCES DU BASTION SOCIAL, BD et Brest.
* GISTI : Toujours plein de documents, de veille juridique, etc.
* Deux attaques de l’extrême-droite : Une à Paris contre le bar le Saint-Sauveur, à Paris, lieu bien connu de Ménilmontant pour ses soirées de solidarité internationaliste ; le 5 juin vers 21h ; jour même de l’assassinat de notre camarade de Sud Étudiant.e voici 7 ans. Les fascistes n’ont fait que quelques blessés léger et ont dû fuir face à la réaction énergique des client.e.s. Toujours à la même date, mais à Chambéry, l’extrême droite a attaqué dans la nuit un local autogéré L’Insolente et le local du parti politique du Parti communiste.
* Ballast : Angela Davis et Assa Traoré : regards croisés ; publié dans la revue papier de janvier 2019.
* ANGERS : vidéo montrant les menteries de l’Alvarium.
INTERNATIONAL et géopolitique :
* Hawzhin AzeezAbolition de la police et autres leçons du Rojava sur le site de Kedistan. « Le confédéralisme démocratique, cadre idéologique organisant la société du Rojava, présente les caractéristiques d’un système judiciaire post-révolutionnaire. » Un article extrêmement intéressant sur les futurs possible d’un autre société, mais de manière pragmatique et évitant les écueils de « tout le monde il sera beau et gentil dans une autre société ».  A compléter avec la revue Réfractions n°37 de l’automne 2016 : La Justice hors la loi.
* Mexique : courrier à envoyer en soutien : Mexique : libération de Susana Prieto Terrazas !
LECTURES :
* Kssis-Martov N, 2020, Terrains de jeux, terrains de luttes, militant-e-s du sport, Ivry-sur-Seine, Édition de l’Atelier, 176p, 16 €. Loin du sport financier, loin du sport pour le fric, loin du sport pratiqué par des mercenaires et/ou du sport nationaliste (ou localiste !) ; ce livre propose une balade historique par en-bas, du côté du sport ouvrier, du sport liés à l’émancipation individuelle et collective. Le sport ouvrier, encore mal connu, feaisait partie d’une composante de la luttes des classes, d’une sociabilité de classe. En Maine-et-Loire aussi, avec par exemple entre les Deux Guerres Mondiales, le club de foot de L’Églantine à Trélazé.
* Toujours aux Éditions de l’Atelier, notre camarade Eric Beynel dans La raison des plus forts, Chroniques du procès France Télécom ; retrace le procès de France Telecom. Tous les -éventuels !- bénéfices de ce livre sont reversés à des assos de victimes du travail. 328p, 21.90 € (La librairie Les Nuits Bleues, peut faire des commandes pour les syndicats ou les individus).
* BD. LA CAGOULE, UN FASCISME À LA FRANÇAISE. BD en trois tomes, Glénat. Bon, c’est une histoire, donc il y a des traits forcé, du romancé, mais c’est un BD chouette (selon moi !) qui rend compte de la violence de la fin des années 30. Notons que l’Organisation Secrète d’Action Révolutionnaire Nationale (le vrai nom de la Cagoule) fût présente en Maine-et-Loire, que certains grands patrons qui furent des adorateurs de Mussolini (des docs existent aux AD du 49) semblent avoir été proche comme bailleur de fonds (par anti-communisme et anti-syndicalisme) comme Lesieur, L’Oréal ou Michelin au niveau national.

Pour SUD CT 49
arnaud

Note d’infos du 1 juin 2020

Bonjour à toutes et tous,
une nouvelle Note d’Informations Syndicales et Sociales de SUD CT49 pour cette reprise et cette nouvelle étape dans le déconfinement. Comme à l’accoutumée, cette Note d’info aborde différentes thématiques purement syndicale et corporative ou interprofessionnelle avec la veille juridique par exemple mais aussi avec des thématiques, tout aussi importante, plus sociale.
Vous pouvez bien entendu nous faire des retours positifs ou négatifs, constructifs ou pas ! et bien entendu, n’hésitez pas à faire tourner à vos collègues, à vos proches (y compris s’ils et elles ne sont pas dans la territoriale). Si vous ne voulez plus la recevoir, faites-nous signe par mail.
Si vous avez des questions plus précises, plus personnelles par rapport à votre travail, n’hésitez pas à nous contacter, à nous relancer si on ne vous a pas répondu ou si la réponse ne vous convient pas.
On fait ce qu’on peut, nous ne sommes pas déchargés à temps plein. À SUD CT49, nous avons fait le choix syndical de partager nos temps de décharges et à ce titre nous ne pouvons être en décharge à plus de 50 %. Nous faisons donc le choix du collectif. Tenez-en compte, si nous ne répondons pas assez vite et que, très justemment, vous vouliez recriminer !
CONTACT DE SUD CT49 :
tel : 06.84.09.12.05 (le téléphone tourne entre membre du Conseil Syndical, nous n’avons pas de permanent.e.s, on travaille donc, aussi n’hésitez pas à laisser un message !)
VEILLE JURIDIQUE // TERRITORIALE ou de manière large :
* FÉDÉRATION SUD CT : Préavis de grève reconductibles juin 2020 spécial Covid 16. Les préavis quotidien vous couvre jours après jours au cas où. Si pour une raison ou une autre vous utilisez cette « bouée de sauvetage », contactez-nous !
 
Décret n° 2020-592 du 15 mai 2020 relatif aux modalités de calcul et à la majoration de la rémunération des heures complémentaires des agents de la fonction publique territoriale nommés dans des emplois permanents à temps non complet. –> Possibilité de faire passer par l’organe délibérant de la collectivité (mairie, agglo ou autre EPCI, etc) une augmentation de la rémunération des heures complémentaires. Les heures complémentaires devant être payées chaque mois, elle doivent être comptabilisées à la semaine !
* subvention des défibrillateurs automatiques externes : questions parlementaires : n°21106, S.Masars (LREM, Aveyron).–> CHSCT
* Les agents en situation de handicap pourront conserver leurs équipements de travail lors d’une mobilité (sur convention sur les coûts avec le nouvel employeur) + sur les examens, concours, recrutement –> Décret n° 2020-523 du 4 mai 2020 relatif à la portabilité des équipements contribuant à l’adaptation du poste de travail et aux dérogations aux règles normales des concours, des procédures de recrutement et des examens en faveur des agents publics et des candidats en situation de handicap.
Toujours sur la question du handicap, à compter du 6 mai 2020 et jusqu’au 6 août 2024, les apprentis en situation de handicap peuvent bénéficier d’un accès à la titularisation dans un corps ou dans un cadre d’emplois de la Fonction publique : Décret n° 2020-530 du 5 mai 2020 ; et à compter du 14 mai 2020 et jusqu’au 31 décembre 2025 une procédure dérogatoire
est mise en place pour favoriser l’accès des agents en situation de handicap, à un
corps ou cadre d’emplois de niveau supérieur, par la voie du détachement. Cette
procédure est conditionnée notamment à une durée de services publics : Décret n° 2020-569 du 13 mai 2020.
* La prévention des violences sexuelles dans le sport. Mise à jour du 20 Mai 2020. Des fiches pratiques. Des outils pour les camarades pros de la territoriale, bénévoles, etc.
* Plans vélo: les Régions se mobilisent pour la mobilité de demain. Site « patronal » ; on peut s’en servir comme certaines sections pour appuyer sur la nécessité de transformer nos modes de déplacements, ici, via des possibilités de subventions pour des grands axes cyclistes.
* Procédures de déclaration d’arrêts de travail pour garde d’enfant(s) dans le cadre du Covid-19 et pour les agents « vulnérables » au sens du Haut conseil de la santé publique. eN PIÈCE-JOINTE.
* CAA de MARSEILLE, 05/03/2020, 18MA04231. Manquement aux obligations de réserve, de discrétion professionnelle et de loyauté – Fautes de nature à justifier une exclusion temporaire des fonctions de deux an.
 * Étude CIG Petite Couronne (région parisienne) : La fonction publique territoriale : un secteur professionnel féminisé et marqué par d’importantes inégalités. Au 31 décembre 2017 plus de 6 agents sur 10 occupant un emploi permanent sont des femmes ; le taux de féminisation des contractuels sur emploi permanent est significativement plus élevé que sur l’ensemble des agents sur emploi permanent (68 % contre 61 % sur l’ensemble des agents permanents) en 2017. On compte quatre fois plus de femmes à temps non complet (21 % de femmes à temps non complet contre 6 % d’hommes). Les agents à temps partiel sont essentiellement des femmes (91 %). Par ailleurs, toujours en 2017, les hommes ont nettement plus bénéficié d’une promotion interne que les femmes.
Les deux-tiers des bénéficiaires de la promotion interne au choix sont des hommes contre un tiers pour les femmes. Enfin, les hommes perçoivent en moyenne une rémunération supérieure de près de 19 % aux femmes.Et dans nos communes ?
* PIscines (nov 2019) : AVIS révisé de l’Anses relatif à un projet de décret et quatre projets d’arrêtés relatifs à la sécurité sanitaire des eaux de piscine. Une critique assez fournie des décisions et projets gouvernementaux, avec un rappel sur les règles d’hygiènes de base, les crèmes solaires mais aussi l’opposition à la vidange annuelle comme elle est pratiquée depuis quelques années avec le souhait d’un retour à la vidange semestrielle.
 
VIDÉOS :
* Contre le licenciement de notre camarade de SUD Rail, Eric Bezou. + pétition de soutien => FAITES tourner !
* Arte, 89 min : Permis de tuer aux Philippines : dès les 4 premières minutes du reportage, on entend le candidat Duterte, qui sera élu, annoncé calmement qu’il « faut s’écarter de son chemin » ; qu’il a tué trois personnes voici 3 mois ; qu’il veut établir une dictature, etc. Un documentaire choc sur la vitesse à laquelle peut s’écrouler un régime « démocratique » en une dictature larvée, avec ses commandos de la mort, sur la manipulation, etc.
COMMUNIQUÉS :
* ANTICOR et divers organisations syndicales (CGT, Solidaires) et associatives : La justice fiscale plutôt qu’un appel aux dons !
 
LIBERTÉS PUBLIQUES :
* Formes des Luttes : collectif d’artistes : met à disposition des affiches et des visuels au services des luttes. Il y en a des vraiment sympas, chacun.e doit pouvoir u trouver son compte, tant les slogans et les visuels sont multiples et relayent une diversité d’actions et de moyens de luttes… Je n’ai pas mis mes préférés pour illustrer cette Notes d’infos, je me suis contenter d’en mettre une de la fédération.
FÉMINISME :
* Communiqué de presse de Marlène SCHIAPPA qui annonce le plan Angela pour lutter contre le harcèlement de rue. Annonce en particulier pour les réseaux sociaux et les plate-forme plébiscités par les plus jeunes pour les sensibilisés sur certaines thématiques, en particulier contre le revenge-porn. Le harcèlement de rue pourra désormais être traité en comparution immédiate par la Justice, en cas de récidive aggravée par des faits délictuels. La généralisation des arrêts de bus à la demande, etc.
 
FORMATION :
* IRESMO : L’Institut de Recherche, d’Etude et de Formation sur le Syndicalisme et les Mouvements sociaux est un organisme de recherche scientifique et d’éducation populaire sous statut d’association loi 1901 (à but non lucratif). Il se donne pour objectif de soutenir ou de réaliser des recherches scientifiques sur le syndicalisme et les mouvements sociaux passés et actuels. Il a aussi pour vocation de rendre accessible au plus grand nombre la recherche scientifique sur ces thèmes.Ces institut non seulement publie régulièrement des études sur divers sujets mais propose également des formations.
* Il existe également le CEFI, Centre d’Études et de Formation Interprofessionnel, adossé à Solidaires qui propose également des formations. Se former est un droit !
CAPITALISME LIBÉRAL :
* PRESSE : communiqué de la CGT du Livre du 20/02 sur la cessation de bilan de Presstalis et ses origines. Communiqué confédéral de la CGT à propos de la distribution de la presse en France et de la liquidation de la SAD et de la Soprocom en date du 27 mai.
* IKEA : Le Canard Enchainé publie la preuve, document à l’appui, qu’il y a eu fichage des salariés dans un magasin IKEA de Villiers-sur-Marne. Des salariés ont fait l’objet d’appréciations qui vont de « l’indulgent » au plus odieux : « nonchalante« , « sérieux mais mou« , « Entre 2 eaux. Un coup bien et parfois non. Fin de l’été n’a pas fait son dernier jour de travail car problème féminin« , « manque d’implication, travail bâclé, ne comprend pas ou fait mine de ne pas comprendre« , « Manque de sourire« , etc.
Et chez nous dans la Territoriale ? Parfois, cela peut être abrupte, mais en général, on fait ça de manière plus légère, parfois plus subtile, avec de l’onctuosité dans les propos, en employant une communication positive. Ne lis t’on pas parfois, des commentaires sur l’intranet d’un chef, qui explique que la personne sous ses ordres ne sera pas là tel jour pour telle ou telle raison, y compris les plus personnelles ? (exemple vécu) Ça me rappelle même un petit chef qui avait, voici quelques années, pondu dans un exercice avec ses collègues managers un croquis avec des flèches plus ou moins épaisses montrant les liens d’affinités, de dialogues, les liens syndicaux entre salarié.e.s et responsable d’un service (sisi, ce n’est pas une blague ça existe, j’ai le document). Que ce soit à l’oral ou par écrit, il ne faut pas laisser passer ! Il faut écrire, car seul l’écrit compte en cas de conflit, de problèmes futurs : n’hésitez pas à nous contacter.
* Dans le Journal du Dimanche en date du 24 mai, Mr Darmanin qui cumule les fonctions de maire de Tourcoing et de Ministre de l’Action et des Comptes publics a annoncé qu’il était favorable à la mise en place de primes mensuelle via l’intéressement pour le privé… Dans le même journal, la semaine d’avant, le 17 mai, Mr Veran, lui annonçait pour le fameux Segur de la Santé à venir, que « Si des salariés de l’hôpital souhaitent travailler davantage et augmenter leur rémunération, il faut que ce soit possible« . Quand on pense, aux congés qu’ils et elles ne peuvent prendre, aux primes non versées, aux heures sup non payées, au CET qui ne peuvent être pris et qui sont remplis… Les vielles recettes libérales qui consistent à nous faire travailler plus, avec moins de personnels sont toujours à l’œuvre. D’ailleurs, le MEDEF ne s’y trompe pas puisque son patron enchaîne aussitôt sur le fait qu’il préfère «  parler intéressement qu’augmentation des salaires » et tant qu’à faire « mieux vaut des primes sans charges (…) ». Le MODEM, par la voix de P.Mignola, s’inquiétant sans doute d’être en reste, propose que les fonctionnaires puissent percevoir « une prime basée sur les gains de productivité« .
* FORBES du 7 avril 2020 : Pour s’énerver un peu : Classement Forbes Des Milliardaires 2020 : Les 39 Français Au Top.
SANTÉ :
* TRACT fo/sud/cgt EN PIÈCE-JOINTE, POUR L’APPEL À LA GRÈVE DE JEUDI 04 JUIN AU CHU D’ANGERS.
* Selon Le Canard Enchaîné de cette semaine, disponible uniquement sur internet, le règne de cacher ses fautes et ses errements bat son plein en ce moment dans les hautes sphères de l’État. L’agence Santé Publique France, créé en 2016 sous Hollande, semble être en pôle position pour porter le chapeau des dysfonctionnements et de la gestion erratique du covid-19 au début de la pandémie.
* Doc de la Cour des comptes : Santé scolaire : une pénurie de médecins, avec un tiers de postes vacants et des prévisions de départs en retraite qui excèdent largement le rythme des recrutement.
* Caisse Nationale de solidarité pour l’autonomie : Journée de solidarité 2020 (la journée où l’on travaille gratuitement) : 2,948 milliards d’euros au bénéfice des personnes âgées et des personnes handicapées.
* Projets de loi relatifs à la dette sociale et à l’autonomie : Création d’un cinquième risque dépendance et transfert de la dette sociale due notamment à la crise sanitaire et aux futures dépenses d’investissement dans les hôpitaux. Extrait du compte rendu du Conseil des ministres du 27 mai 2020.
ANTI-FASCISME et ANTIRACISME et SOLIDARITÉ :
* Solidaires Martinique, Guadeloupe, Guyane,… et CDMT, racisme d’état sur les affiches officielles pondu par la préfecture de Martinique ! Y’a bon Banania, version 2020 : une production de l’Etat français
* Suite à l’interpellation à Limoges d’une personne d’extrême-droite, ce mardi 26 mai, à l’initiative du Parquet national antiterroriste, suspecté d’éventuels projets terroristes, je vous met une liste des attaques terroristes d’extrême-droite (pris sur wikipedia). Il s’agit des attaques les plus marquantes ! Rien par exemple sur la ségrégation et les actes du KKK et autres aux USA ; rien sur les incendies, les pogroms et bastonnades généralisées en Europe ; rien sur énormément de choses ni bien entendu sur tous les méfaits de régimes d’extrême droite ; car s’il y a terrorisme d’extrême droite, c’est lorsqu’elle n’est pas au pouvoir ! Rien non plus sur toutes les petites attaques et violences du quotidien, sur fond raciste (nuit des paras du 23 au 24/07/1961 par ex et des centaines d’autres) qui sont pourtant dramatique pour les victimes voire brisent leurs vies et qui ne sont parfois et même souvent pas pris en compte par la Justice. Voici peu, au travers de quelques exemples, à Angers, Nantes, Vendée, Le Mans pour être dans le localisme.
* Saint-Étienne 2020 :  Loire / Rhône : Flambée d’actes antisémites et racistes dans la Loire.
* SUD Étudiant.e.s : cartographie de l’extrême-droite (dans les facs).

ALTERNATIVES :
* RÉFLEXIONS. Le Salaire Unique. Certain.e.s d’entre-nous, peuvent défendre ici où là, dans le cadre salarial surtout, le salaire unique et plus précisément le salaire unique horaire. Si nous sommes, selon les discours officiels tou.te.s aussi important.e.s dans le fonctionnement de nos collectivités, il n’en demeure pas moins qu’il existe des disparités très importantes de rémunérations entre les DGS, par ex., et certain.e.s qui sont invisibilisé.e.s. Dans la territoriale, nous ne sommes pas prêts de basculer sur un système plus égalitaire tant elle est hiérarchisée. Dans le privé, où parfois les écart peuvent être d’ailleurs plus important, une entreprise américaine a fait le choix inverse (et c’est sur LCI !) : IDÉES D’AILLEURS – Ce patron a instauré un salaire unique et divisé le sien par 15.
INTERNATIONAL :
* Turquie : à Izmir des petit.e.s malin.e.s ont détournés l’appel à la prière de certains minarets en faisant diffuser « Bella Ciao« . Selon la RTBF du 22 mai, le porte-parole d’Erdogan, cet acte est qualifié de « répugnant ». Sur le site de la telé belge, des images et sons de twitter, assez surprenant de ce moment.
* Le Bulletin n°6 de Solidarité Kanaky de Mai 2020 est en pièce-jointe.
* CETRI : L’Amérique latine et les Caraïbes au temps du covid-1. « Le covid-19 frappe le continent le plus inégalitaire du monde, en jetant une lumière crue sur ses contradictions et sa vulnérabilité. Si les États n’ont pas réagi de manière coordonnée et le paysage est hétérogène, des tendances communes se font jour : le retour de l’État, la tentation du déni et les multiples formes d’auto-organisation. L’impact de la pandémie sera particulièrement lourd, mais ouvre la chance d’une bifurcation. ».
 
LECTURE :
* Damien Lelièvre, Force de vente. Dans la peau d’un conseiller financier. 104p, 5 euros, commandable, par exemple, à la Librairie associative Les Nuits Bleues à Angers. L’auteur travaille « dans une enseigne interchangeable avec des employés interchangeables« , il aide « les riches à devenir rentiers et les pauvres à s’endetter« . Il décrit les « naïfs bouffons » sensibles aux thématiques sociales qu’on peut orienter vers « des packs de produits financiers repeint en vert avec des petits morceaux d’humains dedans« . Un camarade de sud ct appelle d’ailleurs ça, le capitalisme en sarruel
* Les Dossiers du Canard enchaîné, mai 2020, 6 €. Notre-Dame, les sous et les dessous. Le trimestriel du Canard a pondu un nouveau dossier, sur l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Pour nous, travailleurs et travailleuses de la territoriale, mais certainement d’ailleurs aussi !,c’est aussi une occasion, en grand, de voir tous les concentrés de ce qui ne va pas. De jolis plans de prévention dysfonctionnel ; les principaux concernés par la prévention qui ne sont jamais consultés ; les coûts et les promesses sur le fonctionnement toujours rabotés sur la sécurité ; la peur de salarié.e.s qui devraient mais qui n’osent pas désobéir aux protocoles mais qui sont ensuite encensés comme de véritable héros s’ils et elles outrepassent les ordres et que cela fonctionne (bon ça à notre échelle c’est plutôt rare, on a même des collègues qui se sont pris des courriers d’admonestations et dans l’exemple du Canard c’est un grand responsable) ; les élu.e.s et des grand.e.s décideur.e.s pour qui onconstruit un faux PC de commandement pour éviter qu’ils et elles ne parasitent les opérations de secours (franchement ça ne vous rappelle rien ?) ; la récupération de ces mêmes du travail accompli par d’autres pour sauver ce qui pouvaient l’être et qui permettent d’évacuer leur propre responsabilité sur le sinistre (ça ne vous rappelle rien ?), etc, etc.

Pour SUD CT 49
Arnaud

Note d’infos du 20 mai 2020

Bonjour à toutes et tous,
nous espérons que que le déconfinement ne se passe pas trop mal, tant pour vos vies personnelles que dans votre travail.
Suite à des demandes et à une réflexion de notre part, nous avons décidé après validation de membres et de sections du Conseil Syndical ayant répondu, de faire évoluer notre propagande. Lors de la période du confinement, nous nous sommes servi de cette Notes d’Informations syndicales et sociales comme d’un moyen d’information et de communication varié. Diffusé largement aux ancien.e.s adhérent.e.s, des gens avec qui nous sommes proche, elle nous a permis de garder des liens pendant ces deux mois, de répondre à des questions, etc.
Nous avons donc décidé que cette Notes d’Informations syndicales et sociales continuera à être diffusée de manière large. Elle aura une parution mensuelle ou bi-mensuelle. Vous pouvez bien entendu la faire tourner, la transférer.
SI VOUS NE DÉSIREZ PAS OU PLUS LA RECEVOIR, Y COMPRIS SI VOUS ÊTES ADHÉRENT.E.S, FAITES-NOUS SIGNE, ENVOYEZ UN MAIL.
Les adhérent.e.s continueront bien entendu à recevoir des informations liés la vie de notre syndicat de manière séparée.
Et n’oubliez pas, le meilleur moyen de nous soutenir, c’est non seulement l’adhésion ; mais aussi d’être acti.f.ve !
 
des questions, des commentaires ?
sudct49@gmail.com et 06.84.09.12.05.
Solidaires Fonctions Publique : 14/05/2020 Compte rendu de la conférence téléphonique avec Dussopt.
COMMUNIQUÉS :
* Sud Industrie : Brasero, bulletin de liaison de SUD Industrie #17 ; réquisitions, socialisations, organisation du travail, grève illimitée chez Nissan en Espagne…
* SUD Santé Sociaux : COVID-19 FAQ Prime et Les avares et les tartuffes démasqués (en pièce jointe)
* Sud aérien/CGT (espagne) Iberria/ CUB TRASPORTI (italie) / SOS HANDLING (portugal) : Le secteur aérien international organise et discute des stratégies d’action au milieu de la crise sanitaire mondiale.
* Trois tracts émanant de Sud Santé Sociaux qui concernent également les collègues des EPHAD. En pièces-jointe.
VIDÉOS :
* Le jeu de (notre) société – Plus jamais ça ! Dans un court clip animé, 2 équipes s’affrontent. La première représente le « statu quo », la continuité d’un monde inégalitaire régi par la seule loi du marché. La seconde représente la « solidarité » qui défend les services publics, la relocalisation écologique de l’économie et une fiscalité plus juste. Autour d’un plateau de jeu illustrant un planisphère, l’équipe solidarité, dont les membres représentent la société civile dans sa diversité, va changer les règles du jeu pour transformer le monde dans une perspective solidaire et écologique.
* Streetpress : Avec la crise sanitaire que nous vivons, les stratégies sécuritaires et les moyens de surveillance se développent. Malgré la volonté affichée de lutter contre l’épidémie de COVID-19, ces dispositifs menacent nos libertés individuelles.vidéo synthétique de 11 minutes et pour aller plus loin un reportage sur Arte : Tous surveillés – 7 milliards de suspects ; qui appesanti sur ce qui se passe en Chine en particulier avec le « permis social ».
VEILLE JURIDIQUE et TERRITORIALE :
* Décret n° 2020-529 du 5 mai 2020 modifiant les dispositions relatives au congé parental des fonctionnaires et à la disponibilité pour élever un enfant : il passe de 8 ans à 12 ans max ; ils sont renouvelables entre 2 et 6 mois…
* Solidaires, la CGT et la CFDT sont déboutés une nouvelle fois par le Conseil d’État sur l’ordonnance du 15/04/2020 relative à la prise de jours de réduction du temps de travail ou de congés dans la fonction publique territoriale. Voir Pièce-Jointe.
* Décret n° 2020-543 du 9 mai 2020 relatif au versement du « forfait mobilités durables » dans la fonction publique de l’État. Un décret pour la FPT serait en cour d’élaboration. Pour les collègues de la FPE, le forfait concerne les agents (titulaires et contractuels) qui utilisent un vélo (qui peut être électrique) ou qui pratiquent le covoiturage, entre leur résidence habituelle et leur lieu de travail. Le montant serait, comme il existe à l’heure actuelle dans certaines collectivités, de 200 euros.
* Décret n° 2020-524 du 5 mai 2020 modifiant le décret n° 2016-151 du 11 février 2016 relatif aux conditions et modalités de mise en œuvre du télétravail dans la fonction publique et la magistrature. Il faut se méfier, soyez vigilant.e quant à sa mise en œuvre. Le télétravail coupe les liens entre agent.e.s et induisent une perte de sociabilité mais également pour celles et ceux pensant leur travail dans un cadre plus large, une perte de liens pour transformer notre travail et son sens. Le décret prévoit ainsi des jours fixe mais également des jours flottant. Le décret ne résout pas les « zones grises » organisationnelles dans lesquelles se trouvent nombre de travailleurs : quelle prise en charge financière du surcoût occasionné ? Quelles modalités de prise en compte des heures supplémentaires ? Mais aussi :  comment éviter que vie personnelle et vie professionnelle s’entremêlent ? etc.
* Selon un article de Mediapart, L’art des affaires du ministre Dussopt. Notre secrétaire d’État s’est fait offrir des œuvres du peintre Gérard Garouste par la SAUR… les vielles connivences et méthodes de l’ancien vieux monde continuent.
LIBÉRALISME :
* Nous avions parlé dans des Notes précédentes de l’offensive des libéraux et de divers instituts de réflexions. À son tour, la Fondation pour la Recherche sur les Administrations et les Politiques Publiques (iFRAP), se présentant comme un « Think tank dédié à l’analyse des politiques publiques, laboratoire d’idées innovantes »  a pondu son plan choc : « desserrer  l’étau fiscal des entreprises » ; « Travailler plus et plus longtemps. Partir beaucoup moins en vacances ou en RTT dans les mois qui viennent. Débloquer le temps de travail hebdomadaire, débloquer les heures supplémentaires, repousser l’âge de départ à la retraite. Tout simplement nous retrousser les manches pour reconstruire notre économie  » ; plus « de taxation des plus-values de cession, pas de taxation des dividendes, suppression de l’IFI, amnistie fiscale sans taxation avec abandon immédiat des redressements et des poursuites fiscales en cas de rapatriement de leurs capitaux » ; « décentraliser et décloisonner la santé, cela passe par la prise de pouvoir des régions sur la politique publique de santé en sortant des idées reçues et en suivant le modèle allemand : concurrence entre les assureurs, autonomie des établissements, délégation de service public, y compris pour les hôpitaux, investissements dans les technologies, prévention, revalorisation de la médecine de ville avec système de gardes au niveau local, suppression du statut de la fonction publique hospitalière, contractualisation, téléconsultation déréglementée… » ; idem pour l’Éducation ; etc. Par ailleurs, dans certains de ses articles, cet institut multiplie les approximations, voire des vérité partielles, sur le quotidien des Fonctions publiques. Aussitôt, certains politicien.ne.s se sont rués dans les médias, tel C. Jacob (ce n’est qu’un exemple) sur France Inter, pour briser « le carcan des 35 heures« .
* Du côté du patron du Medef, Geoffroy Roux de Beyzieux, dans Le Parisien du 07 mai, pense que ce sera quand même dur et compliqué de donner une prime aux caissier.e.s et aux agent.e.s de nettoyage… Encore une fois, les promesses n’engagent que celles et ceux qui y croient. Pour les optimistes forcené.e.s, ne vous leurrez pas trop, il est également très peu probable qu’ils et elles aient une augmentation de salaires ! À quand un mouvement ?
 
ENVIRONNEMENT :
* Accidents industriels : Pour le profit, pour une rationalisation des coût et des procès de production, en éloignant et en faisant moins intervenir l’humain ; la technologie peut-être un facteur indéniable de progrès -parfois ! ou souvent selon les un.e.s ou les autres- ; cependant « la croyance » qu’elle est parfaitement fiable doit être battu en brèche.
Le BARPI (Bureau d’Analyse des Risques et Pollutions Industriels) qui gère et anime la base de données ARIA (Analyse, Recherche et Information sur les Accidents), spécifiquement conçue pour l’accidentologie industrielle et technologique ; révèle ainsi une hausse, assez importante en pourcentage, d’accidents : 1 112 accidents ou incidents en 2018 (978 en 2017 et 827 en 2016), dont près de 71% dans des installations classées SEVESO (Rappelons-nous de Lubrizol à Rouen et ses conséquences ; Fukushima au Japon, etc.). Les sites SEVESO connaissent d’ailleurs une augmentation constante : + 15% en 2016 ; + 22% en 2017 ; + 25% en 2018.
Au-delà de cette réflexion, ce document peut-être également une sources de réflexions pour nos sections syndicales, les adhérent.e.s isolé.e.s ou non dans nos collectivités pour le travail dans les ateliers, bureaux, ERP… gaz, incendies, arc électrique, fuites… Je me permets également d’attirer votre attention sur l‘article sur la sous-traitance qui est largement utilisé dans nos collectivités (DSP, ménage, etc.) qui peut fournir des arguments utiles face à nos employeurs.
* Pesticide : le Conseil d’État a rejeté la demande du collectif des maires antipesticides demandant au juge des référés de suspendre l’exécution du décret et de l’arrêté du 27 décembre 2019 précisant les distances minimales de sécurité pour l’épandage des pesticides près des habitations. Notons que la Coordination Rurale a soutenu l’État. Ce syndicat agricole productiviste soutient d’ailleurs dans un communiqué du 30/04/2020, qu’il faut pulvériser à tout va car, « les cultures sont infestées d’insectes ravageurs favorisés par un hiver doux et un printemps précoce ». Le chemin sera long pour faire comprendre que le réchauffement de la planète, induit par notre système de production et toutes nos pollutions et la disparition d’espèces animales (pesticides…) luttant contre les insectes ravageurs doivent remettre en cause notre façon de produire et de consommer. Sans compter que tous ces pesticides sont également des sources de maladies (chlordécone en Martinique par ex).
FÉMINISME et lutte contre les discriminations LGTBQ+ :
* sur Têtu : article : Homophobie, sexisme, BDSM… : Ces affiches d’une antenne de la CGT ne passent pas et interview de P. Martinez, secrétaire de la confédération CGT suite aux affiches de la CGT info-com et qqs autres cas  : Philippe Martinez : « Je pensais qu’être syndiqué à la CGT était un vaccin contre l’homophobie. A l’évidence, j’avais tort. »
 
INTERNATIONALISME ET SOLIDARITÉ :
* Les Echos et  Macgeneration : Apple, Volkswagen, Nike, Huawei, Lacoste, etc associés au travail forcé de la minorité ouïghour en Chine. Voir également un article de novembre 2019 de Libération : En France, les Ouïghours suivis à la trace.
 
LIBERTÉS PUBLIQUES :
* LDH et la Quadrature du Net : « Les goélands abattent leur premier drone. Suite au recours« , l’ordonnance du Conseil d’État reconnaît l’illégalité de tout drone qui, volant suffisamment bas et étant équipé de caméra, permet à la police de détecter des individus, que ce soit par leurs habits ou un signe distinctif.Il ne faut pas s’emballer, cela oblige juste l’État à faire un acte juridique en ce sens.
* European Digital Rights (EDRi) -site en anglais-, soutenu par la Quadrature du net. EDRi demande l’interdiction de la surveillance biométrique (article en français sur le site de la Quadrature).
* Loi votée mercredi dernier dite Loi Avia (n’est pas passée au Sénat et 60 sénateurs ont saisi le conseil constitutionnel le 18/05) : proposition DE LOI visant à lutter contre les contenus haineux sur internet. Sans contrôle judiciaire, la police peut demander qu’en 1 heure, les fournisseurs enlèvent un contenu internet. Une nouvelle fois, sous prétexte d’un danger, une loi vise à entraver les droits de tous et toutes. En l’espèce, la liberté d’expression ne serait plus jugée à posteriori, une fois le délit constitué -si délit il y a-, mais à priori, entre autres par la police ; mais également avec une possibilité de signalement en ligne par des particuliers.
Si nous pouvons entendre qu’une loi vise à lutter contre les faits de fanatiques, comme Daesh, par ex, la loi est extrêmement extensive. Ce texte est d’ailleurs présenté par le Canard Enchaîné du 20/05 comme « un texte pavé de bonnes intentions et porteur de la pire régression du droit de la communication depuis un siècle« .
Une manif, une grève voire une grève générale ; des altercations avec des CRS, etc. au titre des lois européennes, sont fondées à être qualifié par un état autoritaire, de terroristes. Si nous n’en sommes pas encore là de manière générale en France, des états ou des régimes moins regardants s’en servent : la Hongrie, la Pologne, etc.
L’exemple de lois précédentes, comme le fichage ADN, au départ réservé aux seuls délinquants sexuels condamnés, puis suspects ; est désormais réservé à tout les citoyens qui ont commis voire suspecté d’avoir commis un acte délictueux. Certain.e.s camarades ouvrant des réquisitions pour les sans logis ; des fauchage de champs d’OGM, etc. sont régulièrement en butte à des tracasseries juridique. Voire repassent au tribunal pour avoir refusé les prélèvements ADN lors d’une arrestation en flagrance ou lors d’une audition « libre ».

Pour SUD CT 49
Arnaud

Note d’infos du 14 mai 2020

Bonjour à toutes et tous,
bienvenu aux nouveaux et nouvelles adhérent.e.s
vous trouverez quelques documents en pièce-jointes, certaine.s trouveront du grain à moudre pour leurs négociations avec les collectivités pour les gardes d’enfants de moins de 16 ans.
Ne sachant plus si je l’ai envoyé précédemment à tous et toutes -à certains oui pour fournir des infos et arguments – je vous (re)met le guide du déconfinement.
Différents documents de la fédération sud ct aussi.
Sur le site du CDG72, un ensemble de fiches métiers -qui sont un minimum !- pour les collectivités en temps normal ou avec le covid-19.

Pour SUD CT 49
Arnaud

ASA garde d’enfant, une étourderie à Angers ?


Nous recevions mardi, sur la boite mail de la section Ville d’Angers / CCAS / Angers Loire Métropole, une nouvelle note de la direction sur les positions administratives post-confinement.

Cette note nous informait, entre autre, de la possibilité de garder son enfant quand l’école est fermée, la fameuse ASA garde d’enfant, et ce jusqu’à l’âge de… 13 ans !

Nous étions fort étonnés de cette limite d’âge quand toutes les informations, tant de notre ministre de tutelle Olivier Dussopt en personne, que de différentes associations d’employeurs et d’élus territoriaux, ainsi que d’institutions telle que la FNCDG mentionnent de manière constante une limite d’âge à 16 ans.

Devant ce qui ne pouvait être qu’une coquille, nous avons fait part, dans l’heure, de notre étonnement à la Direction Générale. Apparemment nos camarades des autres organisations syndicales ont également réagit à cette étourderie.

Hier matin, un mail nous informe que « la collectivité a décidé d’élargir la disposition jusqu’à l’âge de 16 ans« . Devant tant de générosité nous avons décidé de passer l’éponge sur ce qui ne devait être qu’une faute de frappe d’un agent surmené…

Il faudra quand même faire attention : déjà au début du confinement la même erreur, involontaire aussi sans doute, sur l’âge limite de l’ASA garde d’enfants avait été inscrite dans une note de l’administration… Jamais deux sans trois ?

 

ASA garde d’enfants, on en est où ?

Avec la réouverture des écoles et le déconfinement, la situation évolue sur les positions administratives possibles, notamment sur l’autorisation spéciale d’absence pour garde d’enfants. Certains employeurs sont tentés d’interpréter à leur façon les nouvelles dispositions induites par ces réouvertures, parfois partielles, d’écoles. Cependant, les propos du ministre Dussopt et les différents textes que nous avons trouvé sont très clairs. Il y a, à partir d’aujourd’hui, plusieurs situations à distinguer en fonction du calendrier :

Situation du 11 mai au 1er juin
Le choix du gouvernement et du ministre a été de déconnecter les fonctionnaires (quel que soit leur temps de travail) et les agents contractuels, du dispositif prévu pour le secteur privé (placement en congé de maladie pour les gardes d’enfant de moins de 16 ans et les personnels fragiles). Dès lors, depuis le 16.03, les agents dans l’impossibilité de faire garder leurs enfants ont donc été placés en autorisation spéciale d’absence pour garde d’enfants (ASA – Garde d’enfants), position administrative permettant «  d’excuser » leur absence au travail.
Face à la reprise progressive et échelonnée de l’accueil des enfants dans les établissements scolaires, ce dispositif est amené à perdurer durant tout le mois de mai comme l’a indiqué Olivier Dussopt aux associations d’élus membres de la coordination des employeurs, le 30 avril 2020.

Situation à partir du 2 juin
À partir du 2 juin, la fermeture persistante de certains établissements scolaires pourra
conduire les agents concernés à devoir garder leurs enfants au domicile. Ces agents devront alors fournir un « certificat »/ « attestation » délivrée par l’établissement scolaire attestant que l’établissement est fermé ou n’est pas en mesure d’accueillir l’enfant. En cas d’impossibilité de télétravail du fait de leur emploi ou d’absence de solution de garde, ils pourront continuer à bénéficier du régime de l’ASA dans les conditions habituelles d’octroi.

En revanche, les agents dont les enfants peuvent être accueillis à l’école mais qui ne le
souhaitent pas, ne pourront plus bénéficier d’ASA. En effet, dans ce cas, la garde de l’enfant relève d’une démarche volontaire de l’agent. Par conséquent, ceux qui seront sollicités dans le cadre du PRA devront poser des congés, le cas échéant.*

En cas de problème pour faire appliquer vos droits, contactez-nous.

*Source Guide pratique du déconfinement dans les collectivités locales et leurs établissements | ANDCDG / FNCDG | Mai 2020

Quelques considérations de la section Sud Ct Saint-Barthélémy…

…sur les crises sociales et écologiques, les ordonnances, etc.

Le vol de congés prescrit sur ordonnance ! 

Mercredi 15 avril : tout en « remerciant » dans les médias les agent.e.s publics pour leur engagement dans ce qu’il qualifie de 1ère ligne face à la crise sanitaire, le gouvernement sort une ordonnance visant à leur voler des jours de congés ! Mélangeant allègrement ce que sont les RTT et les congés.
Nous constatons, ce que semble dire nos camarades de FO et de la CGT, et que ne dément pas la CFDT, que Monsieur le Maire a pris au tout début du confinement des décisions courageuses ! Les employé.e.s ne se voyaient pas sucrer les jours de congés et de RTT, y compris ceux posés et validés. Pour être honnête, nous étions même surpris !

Toujours est-il que l’ordonnance nous volant nos jours de congés fût publiée le mercredi 15 avril, la troisième réunion où les décisions municipales évoluèrent date du mardi 14 avril, soit la veille. Avant la publication de cette fumeuse ordonnance, tout un travail de lobbying y compris public, de certains regroupements de collectivités -tel France urbaine dont Angers fait partie- ; de l’Association Nationale des DRH des Grandes Villes, etc. ont fait leur travail de basse besogne libérale : faire payer les « petit-e-s », les travailleurs et travailleuses qui font tourner la machine des services publics. Le gouvernement Macron/Philippe ne fût sans doute pas bien long à convaincre. Il semble également que cette position fût partagée dans l’agglomération angevine.
Entre les notes du DGS et de la DRH de mars et les réunions du 1er, du 9 puis du 14 avril ; la position de la mairie a évolué, et ce, avant la publication de l’ordonnance. Ce n’est pas un jugement, c’est un constat.

De quoi le CODIR et les élu.e.s ont-ils peur ? Que les agents filent toutes et tous en vacances à la fin du confinement ? À croire qu’ils sous-entendent que nous perdions toutes et tous le sens du service public en ces temps si particulier. La constat est d’autant plus triste quand nous connaissons l’investissement de toutes et tous. Il suffirait comme le demande également nos camarades des autres organisations syndicales, d’élargir les possibilités pour le Compte Épargne Temps.

Désormais on nous incite à poser des jours. Incitation n’est pas obligation. Certes. Dans certains services et dans certains secteurs, ça se passe plutôt bien. Nous craignons que dans d’autres services, bien connus de la Mairie, cela risque de ne pas être de même. Nous avons même des témoignages relatant que parfois, l’incitation est présentée comme une évidence par la hiérarchie ; jouant même sur la culpabilisation. Et ce, pour des titulaires ! Nous n’imaginons même pas, ce que doivent ressentir les précaires en CDD qui espèrent leur renouvellement. Nous n’accusons pas la mairie, loin de là, mais entre le choix politique et sa mise en œuvre par toute une suite « managériale » (comme certain.e.s aiment à se nommer), la pression se fait, en général, de plus en plus forte à mesure que l’on est en bas de la pyramide hiérarchique et encore plus quand on est précaire.

Il y a fort à parier que cette possibilité n’existe que sur le papier pour tous et toutes les CDD. En sont bien évidemment exclu celles et ceux qui n’ont jamais de congés payés…

L’argent. L’ancien nouveau-monde est toujours en Marche…

Le gouvernement propose, avec le Projet de loi de finances rectificative pour 2020 de verser à certain.e.s une prime dans la « limite de 1 000 € par bénéficiaire » et « d’exonérer cette prime exceptionnelle d’impôt sur le revenu, de cotisations et contributions sociales d’origine légale ou conventionnelle, ainsi que de toutes autres cotisations et contributions dues (…) et ne sera pas pris en compte pour la détermination du revenu fiscal de référence ». Les employeurs ne versant aucune contribution non plus sur cette prime.

En gros, on continue vers ce toujours plus.

La seule récompense imaginable, c’est toujours le fric, le fric, le fric. Oui, il en faut ! Et surtout pour tout ceux et toutes celles qui tirent la langue dès le milieu de mois, y compris à St Barth. Mais défiscaliser, sans cotisation sociale, cela signifie autant d’argent qui ne rentre pas dans les caisses pour ensuite redistribuer les prestations sociales. Nous refusons cette logique individualiste.

Nous préférerions, que nos dirigeant.e.s inversent leurs processus intellectuel et décisionnel. Plutôt que de nous « punir » en nous enlevant des jours de congés ; ne serait-ils pas plus judicieux de donner des jours de repos en plus pour remercier les agents qui ont été obligé d’être au boulot en présentiel ? Et même pourquoi pas, celles et ceux qui sont en télétravail ? Ou, de faire voter une loi, ou même une ordonnance, faisant bénéficier d’heures en plus comptées dans l’annualisation ?

Comme l’affirment nos collègues de la CFDT, nous reconnaissons que la mairie semble essayer de prolonger les collègues en CDD. La collectivité pourrait ne pas le faire. Mais en l’espèce, M. Dussopt, notre Secrétaire d’État, préconisait de «les renouveler dans la mesure où les besoins existeront à l’issue de la crise épidémique. Il s’agit d’une contribution à l’effort de solidarité demandé aux employeurs publics pour éviter la création de situations précaires. Ces contrats pourront être renouvelés dans les conditions les plus simplifiées (absence d’entretien), par avenant, pour quelques mois, ou quelques semaines, pour les porter après la fin envisagée de l’état d’urgence sanitaire». Nous rappelons d’ailleurs que les décisions des ordonnances sont valable un mois après la fin de l’État d’urgence sanitaire… Nous espérons que ce sera valable aussi pour les contrats.

Pour les agent.e.s horaires/vacataires, pour elles et eux aussi il est préconisé, de la part de l’État de rémunérer ceux-ci en fonction du nombre d’heures qui auraient dues être effectuées ou de faire la moyenne des 3 derniers mois de salaire versés à l’agent.

Enfin pour la rémunération, nous citons le Ministère de l’Action et des Comptes publics : « Il est recommandé de placer les agents en autorisation spéciale d’absence (ASA) afin de maintenir leurs rémunérations en l’absence de service fait (télétravail impossible, compte tenu des fonctions exercées). Concernant les agents en congé de maladie ordinaire, le maintien du régime indemnitaire pourra être assuré, même en l’absence de délibération ».

Sur les sujets des contrats et de la rémunération, notre collectivité applique les directives gouvernementales. C’est tout à son honneur, mais rien de plus.

DE L’ART DE CACHER SES RESPONSABILITÉS 

L’art du « manager », des décideurs dans une société pyramidale comme la notre, c’est de se cacher derrière le niveau hiérarchique du-dessus…

Gageons que si nous n’y prenons garde, on voudra nous faire travailler plus. Le MEDEF et la Ministre du Travail ne disent pas autre chose quand il et elle osent dire, qu’il faudra sans doute revoir les 35 heures en travaillant plus, abandonner des jours fériés. Parions même, qu’on nous refera le coup de 2003, en disant que NOUS devons payer l’achat de masques, etc. en travaillant gratuitement une 2e ou une 3e journée. On saura et on sait nous dire qu’il faudra faire des efforts au nom d’une prétendue responsabilité ou d’une prétendue solidarité. Culpabilisation, pression, relayées dans les médias en donnant des jours de repos, en travaillant gratuitement, etc. Alors nos élu.e.s se cacheront derrière les décisions prises pour se laver les mains de leurs responsabilités.

Par contre les 25.000 morts, les vies et familles brisées par le  COVID-19 sont largement dues à l’impréparation de l’État mais aussi des collectivités.

Deux documents émanant de l’État, que nous pouvons fournir,  « Avis d’experts relatif à la stratégie de constitution d’un stock de contre-mesures médicales face à une pandémie grippale », remis en mai 2019 aux plus hautes autorités étatiques, affirme qu’en cas de pandémie, le besoin en masques est d’une boîte de 50 masques par foyer, à raison de 20 millions de boîtes en cas d’atteinte de 30% de la population. On y « parle » des fameux masque FFP2 qui manquent ; on y « parle » des fameux respirateurs qui manquent, etc.

Dans le « plan de lutte contre une pandémie grippale (rapport de 2011) » il est écrit en préface que tous ces plans de prévention et d’anticipation « intègrent une phase de préparation afin que chacun, dans son secteur de responsabilité, puisse être prêt, le jour venu, à faire face à la crise. Au-delà de l’État, le plan « Pandémie grippale » concerne l’ensemble des collectivités publiques, des professionnels de santé et des acteurs socio-économiques, qui participe de la réponse à la situation de pandémie. »

Nos collectivités, nos services de prévention, nos élu-e-s avaient donc un rôle crucial, fondamental… mais il n’est pas de petites économies. D’autant qu’il est listé, pages 12-13, « les actions permanentes » à établir. Pourquoi rien n’a été prévu dans la réalité ?

La réponse est limpide, claire : penser un autre monde est impensable avec nos technocrates qui ne connaissent le travail de gens de terrains que par le biais de tableaux informatiques, des élu.e.s « aux mains » d’un prêt-à-penser libéral pour des économies à court-terme.

Si nous constatons, qu’à Saint-Barthélemy d’Anjou, et ce avant le plan de confinement, des décisions furent prise très rapidement pour fermer les services, protéger les agent.e.s ; les réponses furent néanmoins faite, au pied-levé.

Des questions restent néanmoins en suspens. Où était le plan pandémie grippale ? Où était les stocks de masques à l’échelle de l’agglomération ?  Nous recevons parfois dans nos collectivités des notes nous expliquant comment sortir d’un véhicule, comment faire du vélo, mais rien, sur le virus qui gagnait le monde et se propageait. Pourquoi ?

Pour un monde « d’après », écologique, social et solidaire

Que les élu.e.s ne sont pas, en tant qu’individu, responsable de la pandémie, c’est une évidence. Le système libéral lui, est un élément non négligeable de la naissance des pandémies ou qui auraient pu le devenir (Ebola, SRAS, Mers…) avec la destruction des écosystèmes ; la proximité toujours plus grandes des humains qui empiètent sur le monde animal. Le Covid-19 a exactement cette origine. 

Par un relent raciste de bas étage, certain-e-s accusent les « chinois ». N’est ce pas oublier notre système industriel de production de nourriture, « bien de chez-nous » ? N’est ce pas oublier un peu vite la vache folle ; la grippe aviaire ; la peste porcine ? Les OGM ? L’artificialisation des terres agricoles ? La production intensive pour le maïs ou le blé ? Même l’eau potable est polluée par des résidus cosmétiques, chimiques. N’oublions pas les nitrates qui donnent cette jolie couleur verte aux plages. Les algues bleues dans des lacs, rivières et fleuves du département ? Les pesticides et autres perturbateurs endocriniens sources de tant de maladies. Des mairies parfois, tentent de s’y opposer, parfois plus-ou-moins symboliquement. Ce n’est souvent que de la façade.

Changer de modèle social écologique est nécessaire à notre échelle.

Contre le tout-bagnole, créer des infrastructures cyclables (ponts de franchissement, routes cyclistes, …) ; repenser le système des primes individuelles et incitatives aux déplacements doux ; puisque la mairie aime les moutons, pourquoi ne pas aller jusqu’au bout de cette logique et faire une ferme municipale qui produirait de la nourriture pour les cantines locales ? Certaines communes visent l’autonomie énergétique et alimentaire, et nous ? Plutôt que faire semblant dans nos entretiens individuels (refait pour le CIA), en nous demandant des pseudo projets qui ne seront jamais validé ; pourquoi ne pas demander aux agents quelles remédiations et quels projet collectifs locaux dans nos postes respectifs, nous pourrions imaginer et créer pour une société moins polluante ? Et pour une fois, ce serait nous écouter et nous laisser concevoir des projets par celles et ceux d’en-bas. SUD CT est un syndicat qui se revendique alternatif, de base mais aussi de classe. C’est à dire que c’est par l’intelligence collective de celles et ceux qui produisent et de leurs représentant.e.s, d’essayer de déterminer comment on doit les produire les richesses sociales

Sortir par le haut. Exemplarité des élu.e.s ! Arrêt de la destruction du service public !

Nombre de politiques estiment qu’il faut changer de logiciel de réflexion. Ça fait bien dans la presse. Ça fait bien, dans les prospectus électoraux. Cependant, nous le voyons l’ancien nouveau monde libéral, réfléchit et continue de le faire partout de la même façon. Les mêmes recettes sont à l’œuvre pour nous faire retourner travailler rapidement et produire toujours plus…

Plutôt que de faire de petites économies sur nos salaires et nous demander des efforts, entendons-nous un.e seul.e élu.e local, d’Angers Loire Métropole, départemental, régional ou national annoncer fièrement que lui ou elle aussi va renoncer à ses indemnités d’élu.e.s ? À notre petite échelle locale, entre indemnités d’élu.e.s, d’adjoint.e.s ou de M. le Maire ce serait plusieurs milliers d’euros d’espèces sonnantes et trébuchantes qui ne sortiraient pas des caisses. Les petites rivières faisant les grands fleuves, cette somme se chiffrerait en dizaine voire centaine de milliers d’euros pas mois à l’échelle d’Angers Loire Métropole avec les indemnités de M. Béchu, des membres du Bureau permanent, des vice président.e.s, de tous les élu.e.s.  Le sens de l’exemplarité ne devrait-il pas être la panacée de celles et ceux exerçant le pouvoir et surtout qui ont choisi de le faire ?
Nous, en tant que travailleurs et travailleuses titulaires ou précaires, en tant que salarié.e.s, nous vendons notre force de travail. Mais surtout, dans cette société, n’attendons-nous pas l’exemple d’en haut ? Nous oui. Et si ce choix local porté à notre échelle, servant d’exemple était élargi à une échelle nationale ou européenne, même temporairement, combien de millions seraient disponible ?

Nous le savons toutes et tous, l’État et les libéraux, au nom de la privatisation des bénéfices et de la collectivisation de ce qui ne peut l’être ; détruisent et continuent à vouloir détruire nos services publics, détruisent les organismes sociaux …

Par exemple, les précédents gouvernements comme l’actuel ont réduit le nombre de lits dans les hôpitaux, détruisent la Sécu en privilégiant les mutuelles privées, détruisent la retraite, etc.

Pour cela, divers moyens sont à l’œuvre dans les services publics : Partenariat Public-Privé, Délégation de Service Public, privatisation pure, mutualisation, non-renouvellement de départ des agents en retraite, etc.

À St Barth, le nombre d’heures complémentaires, lui, augmente sans arrêt, signe non-négligeable d’une précarisation toujours plus grande. Cette crise ne serait-elle pas l’occasion de remettre notre service public en état de marche ? Pour nous oui.

Ainsi, combien d’agents de nettoyage, surtout des femmes, sont en situation de grande précarité et doivent travailler par ailleurs ? Combien d’agents en CDD attendent depuis de longs mois une titularisation ? Mais on les balade d’excuses en jolis mots de patience. Ces mots sont une malédiction, donnant sans doute bonne conscience à celles et ceux qui les prononcent et qui y croient. Mais ces mots ne donnent pas un meilleur salaire permettant de mieux vivre. Les mots ne payent pas de « cotisations » servant à la Société. Les mots ne nous permettent pas de nous projeter dans l’avenir et de construire une vie. À force de mots, nous connaissons de nombreux et nombreuses collègues de St Barth qui ne pensent qu’à partir, emportant avec eux leurs compétences et une petite part de l’histoire, des connaissances locale.

C’est l’occasion pour la mairie de titulariser tous ceux et celles qui font tourner « la maison ». De demander au CDG 49 et à la CAP C de se bouger et de se réunir en urgence, même en visioconférence, pour titulariser nos collègues. D’augmenter les heures des contrats de nombreux agent.e.s, pour celles et ceux qui le souhaitent, car la pandémie n’est pas prête de s’arrêter. Il va falloir non seulement toujours nettoyer nos bâtiments mais aussi les désinfecter. C’est aussi à notre échelle que nous pouvons arrêter cette saloperie.

À SUD CT, nous pensons que la mairie, doit se donner les moyens humains. 

SUD CT : sud-ct-saint-barth@riseup.net

 

Réouverture des bibliothèques le 11, une consigne irresponsable et fallacieuse

[Communiqué fédéral]

Le 28 avril, lors des annonces d’un premier ministre manifestement dépassé par la gestion du CO-VID-19, les bibliothécaires ont appris avec effarement que le gouvernement envisageait la réouverture des médiathèques dès le 11 mai. Alors qu’il interdisait par ailleurs les rassemblements de plus de 10 personnes en extérieur, il autorisait les enfants « volontaires » à se retrouver à 15 dans les classes. C’est dire le haut niveau d’improvisation de l’exécutif depuis le début de cette crise sanitaire !

Cette mesure a mis le feu aux poudres : alors que la quasi-totalité des établissements n’envisageait qu’une réouverture très partielle avec des services adaptés, cette décision vient à l’en-contre des réalités de terrain, d’usages des médiathèques et des avis élémentaires de prudence sanitaire.

Nous, bibliothécaires, ne pouvons que nous opposer fermement à cette consigne irresponsable et fallacieuse.

Nous restons profondément attaché.e.s aux différents publics et aux espaces de lecture et de vie dans lesquels nous les accueillons habituellement. Nous restons tout autant attaché.e.s à la valeur des collections que nous mettons à leur disposition. Nous ne nous satisfaisons aucunement du « tout numérique » imposé par la fermeture des bibliothèques, « tout numérique » qui exclut de nombreux.es usager.e.s. En l’état actuel du risque pandémique non maîtrisé, nous revendiquons le maintien de la fermeture aux publics des bibliothèques et médiathèques en France.

La reprise du travail dans les établissements ne peut se faire que de façon très progressive, sans ouverture aux publics et avec toutes les garanties de sécurité sanitaire et d’équipements de protection pour les personnels.

Face à la méconnaissance des réalités du terrain et à l’aveuglement de certain.e.s de nos dirigeant.e.s, la Fédération SUD CT rappelle :
• aux employeurs, l’obligation générale de maintien de la santé et de la sécurité en matière de protection de ses salarié.e.s (art. L 4121-1 du Code du Travail) ;
• qu’aucune méthode ne permet aujourd’hui d’assurer totalement la sécurité sanitaire des agent.e.s et des publics ;
• que les agent.e.s sont les meilleur.e.s connaisseur.e.s de leur travail et de son organisation.
C’est pourquoi, pour la « remise en service » des bibliothèques, nous revendiquons :
• aucune reprise de travail sans que les mesures de sécurité sanitaire soient mises en place, telles que des tests systématiques et répétés ;
• la mise à disposition de gants, de masques, de gel hydroalcoolique, de produits nettoyants pour les ouvrages, documents et matériels… en quantité suffisante ;
• aucune réouverture des bâtiments au public dans l’immédiat, mais plutôt la proposition d’autres services permettant l’accès aux collections, sans contact direct avec les usager.es ;
• des projets de réouverture à construire en concertation avec les équipes concernées en impliquant systématiquement tous.te.s les agent.e.s et leurs représentant.e.s ;
• et par conséquent la mobilisation des instances représentatives du personnel, tels les CHSCT et CT, pour l’élaboration et le suivi des plans de reprise d’activité ;
• les aménagements nécessaires à la mise en place des gestes barrières et des mesures de distanciation sociale ;
• la garantie de la sécurité sanitaire des agent.e.s dans le traitement de la chaîne du livre et leur activité quotidienne ;
• la mise en oeuvre des plannings de rotation des agent.e.s pour tenir compte de l’augmentation de la fatigue liée au surcroît de vigilance ;
• faute de mieux, de privilégier le travail à distance avec le matériel adéquat ou de maintenir les agent.e.s en ASA en cas de fragilité ou de garde d’enfants ;
• une reprise progressive qui ne doit concerner que le nombre d’agent.e.s strictement nécessaire au fonctionnement des services proposés ;
• aucune augmentation des horaires de travail des personnels, ni aucun élargissement des horaires d’accès à la bibliothèque ;
• des aménagements qui permettent aux agent.e.s de se rendre sur leur lieu de travail dans les conditions de sécurité maximum ;
• des droits identiques, que ce soit en matière de protection de la santé ou de rémunération, pour tou.te.s les agent.e.s mobilisé.e.s, titulaires, contractuel.le.s et vacataires ;
• une vigilance particulière des collectivités sur les conditions de travail des intervenant.e.s exterieur.e.s, en conformité à la situation actuelle.

Sans la mise en place de ces conditions minimales de protection pour leur santé, la Fédération SUD CT rappelle aux agent.e.s qu’ils-elles peuvent exercer leur droit de retrait. En cas de refus, des préavis de grève ont été déposés. Les équipes auront toute latitude pour les employer afin de se faire entendre.

Dans un contexte de reprise de l’activité alors que la pandémie est loin d’être terminée, la réouverture des bibliothèques et autres lieux culturels, encouragée par Edouard Philippe est totale-ment irréaliste et irresponsable. Les bibliothécaires, dont on ne peut nier l’engagement en cette période de crise, ne comprennent pas cette urgence à rouvrir coûte que coûte les espaces des bibliothèques aux publics, comme avant le 16 mars. Cela ne peut se faire ni au prix de la santé des agent.e.s et des usager.es, ni pour redorer l’image de quelques politiques et élu.e.s, ni par excès d’autoritarisme !

Leur urgence n’est pas la nôtre !

Le 30 avril 2020.

https://sud-ct.org/spip.php?article296

Obligation déguisée de prendre des congés à la mairie d’Angers

Vous êtes cordialement invités à prendre cinq jours de congés. La note de la direction générale de la Ville d’Angers, Angers Loire Métropole et CCAS est dans le respect des obligations réglementaires. On ne vous oblige à rien, mais le ton est à la culpabilisation. Les consignes transmises par certains responsables de services dépassent l’entendement. En résumé, il est attendu que les agents précisent les cinq jours qu’ils souhaitent prendre pour ce vendredi 10 avril. L’obligation n’est même plus déguisée. L’obligation est là !

De quoi la direction générale et les directeurs de service ont-illes peur ? Que les agents filent toutes et tous en vacances à la fin du confinement ! A croire qu’illes sous-entendent que nous perdions toutes et tous le sens du service public en ces temps si particulier. La constat est d’autant plus triste quand nous connaissons l’investissement de toutes et tous pour continuer à mener leurs missions.

Nous pensons tout d’abord à celles et ceux qui au quotidien continuent de collecter les ordures, maintenir en condition opérationnelle les réseaux d’eaux et d’assainissement, faire le portage à domicile des repas, l’accueil des usagers au CCAS, des enfants de soignants, etc. La liste est longue des agents qui s’investissent chaque jour. Nous avons une pensée toute particulière pour nos collègues des Ehpad. Puis nous avons aussi tous ces agents, qui sans activité, se sont proposés pour aller aider là où illes le pouvaient. Ces agents qui depuis chez eux continuent de (télé)travailler malgré des conditions dégradées. Nous avons aussi ces agents proposant de reprendre du service et qui s’organisent entre elles et eux pour se répartir les temps de travail. La situation actuelle appelle plus que jamais à la solidarité. Les agents de nos collectivités ont su prouver la leur en s’investissant pour assurer la continuité du service public.

En guise de remerciement, nous sommes incités, pour ne pas dire obligés, à prendre cinq jours de congés. Ce n’est pas comme si la très grande majorité avait déjà pris ou
eut l’intention de prendre ces cinq jours de congés pendant la période de confinement. En pleine pandémie, nous aurions plutôt attendu que la direction générale fasse aussi elle preuve de solidarité et apporte son soutien plein et entier aux agents de nos collectivités.

SUD CT 49
Section Ville et CCAS d’Angers / ALM

Voir la fiche technique de notre fédération : Peut-on m’imposer des jours de congés ? [spoiler : non]