Indemnité kilométrique vélo

Bon pour la santé, non-polluant, pratique et aussi rapide que la voiture en ville, de plus en plus d’agents font le choix de venir travailler en vélo.

Une indemnité kilométrique vélo (ikv) d’un montant de 0,25€/km existe pour le privé depuis 2016.

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Elle commence à être instaurée dans les collectivités locales depuis 2017 : La Rochelle, Orvault ou encore le Conseil Départemental du Maine et Loire.

SUD demande l’instauration de l’ikv pour les agents de la Ville, du CCAS et d’Angers Loire Metropole.

Réquisition du Chêne-vert : Le Tribunal Administratif ordonne l’expulsion

Nous partageons le dernier communiqué du collectif des syndicalistes pour la solidarité et l’entr’aide :

C’est avec stupeur et révolte que nous avons pris connaissance de l’ordonnance du Tribunal Administratif (TA) de Nantes du 22 novembre 2016 qui ordonne aux habitant-e-s de quitter leurs logements sous quinze jours. Cette décision est pour nous purement scandaleuse.
Les arguments avancés par le TA le sont tout autant.

Tout d’abord d’un point de vue juridique nous sommes en droit de nous questionner sur le fait que le SDIS n’était plus considéré depuis le mois de juillet comme le gestionnaire des bâtiments.
Sur le fond, le TA invoque l’urgence pour cause de mise en danger des habitant-e-s ! Sachant que ces logements ont été occupés jusqu’à la fin de l’été par des salarié-e-s du SDIS, il est étonnant que ce dernier n’ait pas porté plainte contre le propriétaire des murs (L’Agglomération Angers Loire Métropole) plus tôt…
Le TA pousse purement et simplement ces familles à la rue et les renvoient vers le Samu-Social (115). Quand on connaît l’état sanitaire indigne, régulièrement dénoncé, des Bungalows de Rouchy (situés derrière le cinéma Gaumont Multiplex) cette décision contre la « mise en danger » des habitant-e-s est purement scandaleuses. De plus en plus de bruits circulent d’ailleurs concernant une éventuelle fermeture de ce lieu par les autorités sanitaires.
La décision du TA s’appuie en outre sur l’intérêt supérieur de l’enfant pour mettre à la rue 17 enfants et leur famille. On marche sur la tête.

Lors de l’ouverture de cette réquisition quelques 27 personnes, qui vivaient à la rue ou dans des conditions indignes, ont été relogées. Depuis le lieu a accueilli d’autres familles dans le besoin. Aujourd’hui ce sont près de 60 personnes qui ont trouvé refuge dans la réquisition du Chêne-Vert, preuve, s’il en fallait, que les besoins sont réels.

Malgré cette décision inique du Tribunal Administratif de Nantes, nous restons déterminé-e-s à faire en sorte qu’aucune personne, qu’elle ait une carte d’identité française ou non, ne vive à la rue. Nous restons mobilisé·e·s pour prouver que, pour nous, la solidarité n’est pas un simple mot. Elle se vit en acte, au quotidien.

Nous rappelons aux responsables du SDIS, aux autorités municipales et préfectorales, que nous sommes disposé-e-s à les rencontrer pour proposer nos solutions pour sortir de cette situation précaire et tendre vers plus de pérennité.

Nous invitons toutes les organisations syndicales, toutes les associations et collectifs, toutes les personnes qui souhaitent apporter leur soutien à participer à la crémaillère organisée par les habitant·e·s, le collectif de soutien aux sans-papiers et notre collectif samedi 26 novembre prochain à partie de 17h à la réquisition du Chêne-Vert (8 rue du Chêne-Vert à Saint Barthélémy d’Anjou).

Mail : syndicalistespourlentraide@gmail.com
Téléphone : 06.23.75.55.71.
Twitter : @syndicalistesp1

SOUFFRANCE AU TRAVAIL : LA COMPRENDRE POUR LA COMBATTRE

L’augmentation de la charge de travail, la mise en compétition des salarié-es d’un même service, la fixation d’objectifs inatteignables, ou encore des comportements managériaux vexatoires : harcèlement, propos injurieux et ou infantilisants, menaces… La liste est longue des causes du mal-être et de la violence subis au travail.

Comment faire devant ces situations de violences et de souffrance au travail ?

Quelques conseils :

Identifier les faits de la violence au travail et les écrire :

  • Refus de communication de la part de la hiérarchie
  • Une absence de consignes, ou bien consignes contradictoires ou impossible à faire
  • Privation ou surcroît de travail injustifié
  • Tâches non adaptées
  • Missions au dessus ou au dessous des compétences
  • Mise au placard
  • Conditions de travail dégradantes
  • Subir des brimades, insultes, menaces, calomnies, critiques, sarcasmes, moqueries
  • Remise en cause du travail fourni
  • Non reconnaissance du travail

Identifier les signes de la souffrance au travail :

  • Avoir des troubles du sommeil supérieurs à 15 jours
  • Ressentir des troubles somatiques
  • Avoir l’appréhension d’aller au travail
  • Etre en dépression
  • Percevoir une mise à l’écart

Quelles sont les conséquences observées ?

  • Physiques : maux de tête, de dos, problèmes digestifs, perte, ou augmentation de l’appétit, troubles de la sexualité , troubles musculo-squelettique
  • Psychologiques : baisse de l’estime de soi, perte de confiance en soi, sentiment d’isolement, d’exclusion, difficultés de concentration
  • Au travail : climat tendu, perte de motivation, manque d’intérêt, augmentation de l’absentéisme

Agir individuellement

  • Noter les faits au jour le jour
  • Recueillir des témoignages
  • Ne pas réagir par l’agressivité
  • Ne pas rester isolé-e
  • Appeler la médecine du travail
  • Ne pas se rendre à un entretien individuel sans avoir averti un ou une militant-e syndical-e

Agir collectivement

  • Aborder ces questions en équipe
  • Etre solidaires entre les membres de l’équipe quel que soit le statut ou la fonction
  • Alerter les syndicats
  • Alerter les membres du CHSCT

Lettre de témoignage dans les situations de souffrance au travail

Vous avez été victime de violence sur votre lieu de travail, vous êtes victime de harcèlement moral, votre employeur vous refuse l’accès à l’entreprise… Voici autant de cas dans lesquels vous pouvez avoir besoin d’un témoignage.

Attention, dans bien des cas un témoignage peut être insuffisant. Il est préférable qu’il vienne illustrer d’autres éléments que vous pouvez apporter à votre dossier. Il ne faut pas perdre de vue que votre employeur va essayer de discréditer votre témoin. S’il s’agit d’un ancien salarié licencié entre temps, il risque, par exemple, de dire qu’il témoigne par esprit de revanche.
Sachez aussi qu’il peut s’avérer difficile de faire témoigner un de vos collègues : il n’est pas toujours évident de témoigner contre son propre employeur.

Le témoignage doit être aussi précis que possible.

Le témoin doit impérativement se limiter à des constats et ne doit aucunement interpréter les faits dont il a été témoin. Il ne doit pas non plus les qualifier juridiquement. Si vous entendez faire reconnaître une situation de harcèlement, ce n’est pas au témoin de la qualifier, mais au juge.

CONSEILS PRATIQUES

Pour pouvoir utiliser un témoignage devant une juridiction, il faudra joindre la photocopie recto verso de la pièce d’identité de votre témoin. Pensez donc à lui demander la photocopie au moment du témoignage, surtout si ce n’est pas l’un de vos proches.

Si vous le faites sur papier libre, le témoignage doit impérativement être manuscrit.

Pour cette lettre-type nous vous recommandons d’utiliser le modèle d’attestation mit à disposition par le ministère de la justice : CERFA N°11527 version 2 https://www.formulaires.modernisation.gouv.fr/gf/cerfa_11527.do

Maladie et sécurité au travail au CCAS : des chiffres alarmants !

En comparant les bilans sociaux présentés au Comité Technique de la ville d’Angers et du CCAS, nous avons été frappé par le taux d’absentéisme nettement supérieur des agents du CCAS par rapport à leurs collègues de la Ville.
Maladie ordinaire, longue ou grave, maladie professionnelle ou accident de travail : dans tous les cas les agents du CCAS sont plus souvent absents que ceux de la Ville.
Ces chiffres sont alarmants car l’impact des conditions de travail sur l’absentéisme est un fait connu. Il est prouvé que l’existence de contraintes physiques (port de charges lourdes) et psychosociales (agression physique ou verbale dans le travail, l’obligation de se dépêcher pour faire son travail, les risques d’accidents) est un facteur important dans l’augmentation de l’absentéisme.

Nous vous proposons une rencontre pour parler des conditions de travail au CCAS : le mardi 25 octobre de 11h-12h, 13h-14h ou 14h-15h
à la Bourse du Travail, place Imbach.

Réponse du Collectif des syndicalistes pour la Solidarité et l’Entr’Aide à Christian Gillet, président du CD 49

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Angers le 16/10/16

Réponse du Collectif des syndicalistes pour la Solidarité et l’Entr’Aide suite à l’article où sont relatés les propos de Mr Gillet, président du SDIS du 49

« Ah qu’il est plaisant de lire Monsieur Gillet !
Comme nous il est bien conscient de « la situation difficile de beaucoup de Roms roumains et d’autres nationalités ». Ben oui, des familles sont à la rue, des enfants mineurs vivent à la rue, des nationaux ou non nationaux vivent à la rue ; mais ce n’est qu’une situation difficile.

Que faire ? disait l’autre. Ah, on entend déjà les trémolos contre les réquisitions, contre l’illégalité et puis bien entendu, que ces beaux immeubles allaient servir un jour … Mais cela fait des années qu’ils sont vides ou quasiment. Nous n’oserions dire que Monsieur Gillet arrange la vérité ; mais comment peut-il dire qu’ils allaient être rétrocédé au 1er juillet alors que le dernier appartement de tout le parc immobilier ne fut libéré que le 31/08 ?

On pourrait parler du constat d’huissier, un huissier éructant contre les nouveaux et nouvelles résidentes, essayant d’entrer par la force, un huissier par ailleurs conseiller départemental ; curieux mélange des genres …

et oui, comme dit Monsieur Gillet, il existe des lois, mais que font tous ces mineurs à la rue alors que c’est du ressort du département de leur porter protection et assistance ? Que font toutes ces gens qui demandent l’asile à la France à la rue alors que c’est du ressort de la France et de donc de la préfecture de leur porter assistance et protection ? Etc.
La seule réponse du département en terme de légalité, c’est la plainte contre les pauvres qui cherchent à avoir sur la tête un toit ;
La seule réponse du département et de Monsieur Gillet c’est de baisser les budgets pour le social et les centres d’accueil.

Monsieur Gillet et la Préfecture, ne pourraient-ils parier sur l’intelligence, expérimenter un accueil différent ?

Le Collectif des syndicalistes pour la Solidarité et l’Entr’Aide
syndicalistespourlentraide@gmail.com
06.23.75.55.71.

Squat du Chêne Vert : un toit c’est un droit !

requisition-logements-vides-93060Un collectif de militant·e·s syndicaux, dont des militant·e·s de l’Union syndicale Solidaires, ont participé il y a quelques jours à l’ouverture d’un nouveau squat d’habitation sur Angers. Ce lieu de vie est situé 3 rue du Chêne-Vert, Bâtiment L3. Cet immeuble désaffecté, collé à la caserne des pompiers du Chêne-Vert, est en parfait état.

Il accueille depuis quelques jours cinq familles Roms, dont neuf enfants et trois personnes handicapées, qui étaient à la rue ou dans des logements très précaires, depuis plus de 6 mois.

En participant à l’ouverture de ce squat, ce collectif de militant·e·s syndicaux a pallié aux manquement des pouvoirs publics (Etat, Conseil départemental, mairie) qui laissent familles et enfants dans la rue. En agissant, ce collectif veut prouver que la solidarité n’est pas un qu’un mot : la solidarité doit se vivre au quotidien, ici et maintenant.

L’Union syndicale Solidaires 49 apporte son soutien à ces familles Roms dans leur lutte pour une vie digne. Elle appelle l’ensemble de la population angevine à les soutenir, ainsi qu’à soutenir le squat de réfugiés de la Vendange (route de Paris à Angers).

Attaquons-nous à la misère croissante, à la pauvreté de masse, à une austérité sans rivage ! Exigeons le respect de la dignité et des droits sociaux de toutes et tous, quelle que soit leur origine !

Français-es ou immigré-e-s : Un toit c’est un droit !