Le 9 octobre, ensemble à la conquête d’un autre avenir !

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Nos salaires, pensions de retraite et minima sociaux stagnent et les dividendes versés aux actionnaires, multipliés par 5 en 3O ans, flambent !

En une décennie, les 10 plus riches fortunes françaises ont vu leur patrimoine quadrupler alors qu’il faut 6 générations à une famille pauvre pour atteindre le revenu moyen.

Les annonces gouvernementales et les contre-réformes successives ne font qu’amplifier le creusement de ces inégalités : une large majorité de la population juge injuste et inefficace la politique du gouvernement au service exclusif des intérêts patronaux.

La journée de mobilisation et de grève interprofessionnelle du 9 octobre à l’appel de la CGT, FO, Solidaires, FIDL, UNEF et UNL est le moment pour toutes et tous, salarié-e-s, retraité-e-s, privé-e-s d’emplois, lycéen-ne-s et étudiant-e-s d’exprimer le refus de cette politique détruisant brique par brique notre modèle social. C’est aussi le moment de transformer les attentes en une expression forte des revendications ; du lieu de travail à la rue.

Il est urgent de revendiquer :

  • une augmentation des salaires, des pensions et des minima sociaux pour gagner du pouvoir d’achat ;
  • la réalisation concrète de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ;
  • un service public de proximité pour toutes et tous qui mette fin aux inégalités territoriales et sociales ;
  • l’arrêt des réformes régressives visant la casse des droits collectifs et les mécanismes de solidarité. Celles-ci favorisent l’émergence d’une logique de chacun pour soi inégalitaire où l’on ne reçoit qu’à la hauteur de ses moyens et non plus en fonction de ses besoins : remise en cause des conventions collectives et des statuts, réforme des assurances maladie et chômage, retraite ;
  • le droit à la retraite à taux plein pour tous les salariés, dès l’âge de 60 ans et en deçà pour les travaux pénibles ;
  • l’égalité d’accès à l’éducation et à la formation pour faciliter l’insertion des jeunes dans la vie active et la fin d’une logique de sélection aveugle du plus jeune âge jusqu’à l’université via Parcoursup ;
  • une vraie politique d’investissement ciblée notamment sur les enjeux environnementaux qui assure l’avenir des générations futures.

Dans chaque entreprise, dans chaque administration, sur les lieux d’études, dans les lieux de vie, ensemble le 9 octobre, il est grand temps de nous faire entendre pour que le progrès social soit au rendez-vous !

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Le guide des carrières

Après plusieurs réformes des carrières, la dernière en date étant le PPCR qui s’étale sur plusieurs années, notre fédération a remis à jour cet été le Guide des Carrières, un outil indispensable pour tout savoir sur le déroulement de carrière de toutes les filières de la fonction publique territoriale.

Rapport CAP 2022 : Fonction publique, la grande casse pour 30 milliards€

Le rapport CAP 2022 est le fil rouge de l’ardeur du gouvernement à vouloir casser la Fonction publique et les services publics pour une « Transformation publique » mode ultra libéral. Il déjà trouvé sa déclinaison dans plusieurs administrations, au travers de nombre d’annonces ministérielles.

Ses 22 préconisations ont un seul but : baisser la dépense publique en créant « une administration plus agile, plus adaptable» débarrassée de nombre de ses missions, ressources humaines allégées. 30 milliards€ d’économies sont attendues.
Le numérique est avancé comme le moyen de « proposer un service public augmenté » Augmenté de quoi ? De missions abandonnées et de suppressions d’emplois ?
Le rapport CAP 2022 préconise que l’Etat comme les collectivités et l’hospitalier délèguent à d’autres la mise en œuvre des services publics : « l’externalisation a toujours constitué l’une des manières de réaliser le service public » est-­il affirmé.

Une nouvelle GRH sur fonds de flexibilité des ressources humaines et de rémunération au mérite

Les « managers», qui doivent être issus du public comme du privé (il faut « ouvrir les emplois de cadres dirigeants de l’Etat et des collectivités territoriales à des talents venant du privé »), doivent bénéficier d’une « plus grande souplesse, adaptabilité et agilité ». A cette fin, il faut « assouplir le statut pour offrir la possibilité d’évolutions différenciées, notamment des rémunérations, entre les trois fonctions publiques ».

Le rapport préconise de « ne plus recourir à des mesures générales de revalorisation salariale (point d’indice notamment)». Et de suggérer « l’utilisation systématique de la part variable » de la rémunération ! Travailler plus pour gagner moins en somme.

Fin du statut et du recrutement par concours : il faut aussi « élargir le recours au contrat de droit privé comme voie normale d’accès à certaines fonctions du service public ». Et de « préconiser le contrat de droit privé et non de droit public » !

Pour une flexibilité des ressources humaines, le rapport conseille « de supprimer les CAP mobilité et promotions actuelles». Carrément. Les « managers » auront les mains libres.

Lire le rapport CAP2022

Avers ou revers ? Deux faces d’une même pièce

 

Avertissement : tout ce qui suit n’est pas fortuit, toute ressemblance avec la réalité n’est pas le fruit du hasard.

L’avers

Imaginons. Imaginons une petite commune de moins de 10000 habitant-e-s. Une petite commune de la banlieue immédiate d’Angers. Une ville, ni pire ni mieux que beaucoup d’autres.

Imaginons donc, une petite commune où son édile, ses adjoint-e-s, sont des gens investis.
Politiquement ? Sur le rapport aux faits sociaux, ils et elles sont plutôt de centre-gauche ; économiquement de centre-droit. Libéraux quoi. Pas d’aspérité. Pas de vague. Des modèles républicains en somme. Ils et elles croient à leurs missions, à l’intérêt commun, à une vie sociale bien organisée. Ils et elles pensent que c’est important de rencontrer « leurs » électeurs, dans des rencontres formelles ou informelles, dans des « cafés-citoyens ». Cela doit être honorable, enfin il nous semble. Parfois même, pas tous et toutes, la grande majorité de celles et ceux qui, élu-e-s sont connus et actifs, disent bonjour aux salarié-e-s, sans chichis. Pas besoin pour eux d’une hypothétique « Charte du bien-vivre ensemble ». C’est pour dire.

Tellement investi-e-s ces élu-e-s, avec ces rencontres citoyennes régulières, que la Collectivité a acheté un barnum dont ils devraient pouvoir se servir par eux-mêmes. Le conditionnel est ici de rigueur. Petite entorse, hein ? Mais qui n’en fait pas ? Les agents, eux, doivent continuer à venir l’installer sur des temps d’astreintes ou sur le temps de travail classique. Bah oui, rencontrer les citoyen-ne-s ne peut se faire que sur un temps où ils ou elles ne travaillent pas ! Ainsi, dans l’exemple précédent, pour une rencontre du samedi, on rajoute du temps de travail pour les agents d’astreinte. Temps dont ils ne disposent plus pour réaliser le travail à faire. Quand bien même ils sont d’astreinte, ces tâches sont nécessaires. Ce sont souvent des tâches invisibles, mais sans quoi, les collectivités ne fonctionneraient pas. Aller chercher les bancs ou les chaises, et les tables, avec le camion ; installer une ou deux fleurs ; aller chercher à un autre endroit, la vaisselle, pour payer un coup à boire et pour manger deux pauvres gâteaux : payer un pot par la Collectivité, ça nécessite du temps pour les agents. Temps qui n’est donc plus utilisé ailleurs, pour la vraie vie quotidienne ; une vie éloignée des contingences de l’événementiel et des paillettes de la page locale du Courrier de l’Ouest.
Certes, ce temps d’astreinte est payé, mais au fur et à mesure des années, c’est usant, fatiguant, pour celles et ceux qui y sont astreint-e-s, en plus de leurs temps de travail. Le mot prend tout son sens, en gros, dans un sens commun, « obliger à faire ».

« Prisonniers » de la politique nationale et européenne, pour leur budget, les élu-e-s se lamentent régulièrement à ce sujet. Ah ! si ils ou elles pouvaient faire ce que bon leur semble ! Avec des accents de feinte-sincérité, ils et elles nous font miroiter la lune, avec des étoiles pleins les yeux. C’est émouvant. Toutefois, ces élu-e-s n’en appelèrent pas moins aux dernières élections présidentielles et législatives, à voter pour notre président actuel et son parti, et, lors d’allocutions diverses, à faire confiance en son action. Le maître-mot étant le sens de l’effort à faire par tous et toutes, pour notre vie en collectivité.
En paraphrasant, un ancien premier ministre aurait pu dire à propos de ces efforts : « la pente est longue mais elle est rude ». Surtout pour celles et ceux qui travaillent.

Les salarié-e-s, pas tous et toutes soyons honnêtes, constatent le temps gaspillé. Nous sommes français-e-s, et donc, ça ronchonne. Les mots peuvent être cinglants sur les directions, les élu-e-s. Pas plus. « On » se croit lion, mais chez nous, dans les champs, il y a surtout des moutons.

« Le temps c’est de l’argent » disaient les financiers d’avant.
Voyons donc, la deuxième face.

Le revers

Les salaires, eux, n’augmentent pas ou trop peu, quelques broutilles et quelques avancées sont données ou obtenues ; le service rendu aux usager-e-s est maintenu au prix d’efforts non pris en compte, ou non vus ; les délais se raccourcissent pour effectuer certains travaux ; la pression se fait, insidieusement, plus forte. Nous, celles et ceux qui bossent au contact des usager-e-s, nous fatiguons, on baisse les bras et certain-e-s s’en étonnent.

Les efforts, certain-e-s salarié-e-s les ressentent très bien : temps partiels non choisis, précarité des contrats, de petits salaires rallongés par des primes, encore faut-il atteindre les 26 heures, ou le saint-Graal des 28 heures ; horaires flexibles auxquels se rajoutent les heures complémentaires. Les heures ne sont pas supplémentaires mais complémentaires, ce qui ne finit pas tout à fait pareil sur la feuille de paye. D’autres, ou les mêmes !, ont des heures éclatées : des bouts d’heures le matin, des bouts d’heures le soir, d’interminables heures le week-end, des heures aussi très intenses le midi… Attention, il ne faut pas se plaindre. Arrêter de faire les malheureux et malheureuses. On se fait des idées. Les cravatés le disent à longueur de temps. « Grâce » à la magie de l’annualisation, on ne travaille pas plus. On se fait des idées.

Malgré tout, plus ou moins souvent, dans le secret de leurs bureaux, devant leurs écrans en s’échinant devant des logiciels payés à prix d’or, des petit-e-s chefs ou des grand-e-s chefs de services ont bien conscience de tout cela. Ils ou elles font bien ce qu’ils ou elles peuvent pour limiter les dégâts. Alors, ils et elles tentent de mettre des journées moins discontinues. En nous le glissant à demi-mot, ça apaise la marmite sociale. Ces chefs viennent même, parfois, filer gracieusement un coup de main, un dimanche pour une activité exceptionnelle ; mais… tous chefs qu’ils ou elles soient, ne sont que, comme nous-autres en bas de l’échelle décisionnaire, des jouets, des pantins aux mains de ces élu-e-s. Pire, finalement par leur exemple de travail gratuit, ils et elles contribuent à faire croire aux élu-e-s que tout ne va pas si mal. À leur faire oublier qu’on est au travail, tout en rêvant des prochaines vacances, uniquement pour vendre sa force de travail, qu’elle soit physique et/ou intellectuelle. Le travail est en fin de compte dévalorisé. L’enfer n’est-il pas, paraît-il, pavé de bonnes intentions ? Après, il ne faut pas vous leurrer, je ne vais pas pleurnicher sur les malheurs de chefs, surtout les grand-e-s, ils gagnent bien assez de thunes en salaires et en primes.

D’autres, pendant ce temps, au prix de l’effort tant vanté, au prix de l’exemplarité face au recul des Dotations Globales de Fonctionnements de l’État pour le budget des Collectivités, perçoivent en sus de leur retraite bien méritée ; une indemnité de maire de 1500 euros, une indemnité de président d’une commission quelconque d’Angers-Loire Métropole de 2000 euros brut, une indemnité en tant que membre de la Commission Permanente de 700 euros brut. Tout ça cumulable. On est loin des 8000 balles à ne pas dépasser en indemnités. Peut-être même que j’en oublie. Une petite présidence de Conseil d’Administration ou de membre dudit Conseil d’un organisme public est toujours possible à l’insu de son plein gré. C’est sans doute là, le prix de l’engagement pour la citoyenneté, pour le vivre-ensemble, pour une passion de la vie en collectivité et leur envie de servir leur commune. Le tout avec « un budget contraint et non extensible » nous disent-ils.

 

Ah ! c’est sûr ! la vie est plus douce. « On » peut s’accorder sur le budget de la commune, se faire acheter une bonne bouteille pour compléter le bar du grand et beau bureau et la partager. Pas avec n’importe qui. Y’a les torchons, y’a les serviettes brodées à la soie. On peut se côtoyer, c’est déjà bien beau. Lélu-e garde le sens des réalités.
«S’il ou elle» peut s’acheter une belle voiture, il doit montrer sa courtoisie. Civil, bien élevé, attentif aux autres. Les « stop » sont scrupuleusement marqués, un chouïa plus même. «Il ou elle» peut partir chaque année pour deux ou trois semaines dans une île paradisiaque. Il faut bien se reposer, c’est humain. «Il ou elle» peut faire les papy et mamie gâteaux qui s’occupent bien de leurs petits enfants et qui filent un coup de pouce financier à leur propres enfants. Ils et elles savent bien que les temps sont durs. « On » est humain que diable ! « On » connaît la vie. « On » s’arrange plus ou moins consciemment pour le montrer. « On » peut ensuite dire à des hommes et à des femmes qui demandent un peu plus de reconnaissance financière pour le travail du dimanche, qu’en tant que maire, il ou elle est particulièrement attaché aux « relations humaines » et dire son attachement aux « RH ». Cependant, le budget, l’État, la D.G.F., l’Europe, L’Agglo, les cotisations patronales, etc. La faute aux autres, empêche d’agir.

Ça, ça ne mange pas de pain les grands mots, pourrait-on croire. Mais malheureusement, ça suffit à certain-e-s collègues, peut-être même les plus nombreux et nombreuses d’ailleurs. Pour ceux et celles qui ne l’acceptent pas, il reste quelques solutions : l’une est la fuite, que ce soit dans une autre collectivité ou la recherche d’un autre travail. L’autre, est de baisser la tête, mener une vie centrée sur soi, se recroqueviller, faire le dos rond, en espérant que les coups ne tomberont pas sur eux ou leurs enfants. Et enfin pas la plus simple, ni la plus accessible : ils et elles choisissent  de lutter pour essayer de contrôler leur travail et vivre mieux.

Et vous, quel est le votre ?

A. & A., membres de SUD CT 49

 

Concorde sociale ? Allers-retours entre une affiche de 1901 et aujourd’hui

Archives municipales de la Ville d’Angers / 6 Fi 2277 /Cliquez sur l’image pour la voir en grand format

Dans cette affiche de la Commission administrative de la Bourse du Travail d’Angers de 1901, trouvée sur le site des archives municipales d’Angers, peu de choses manquent.
On peut prendre cette affiche comme un rappel, près de 120 années plus tard, que la lutte des classes existe bel et bien. Malheureusement. Mais c’est ainsi et ce n’est pas nous qui la menons…

Nous les salarié-e-s, nous les producteurs et productrices de la richesse sociale, nous ne faisons, dans le meilleur des cas, que nous défendre.

Pour nous syndicalistes, il y a des choix à faire : devons-nous nous défendre dans des syndicats à la merci des employeurs ? Et avec eux ? Devons-nous croire, toujours, à la bonne volonté patronale ?
« La concorde sociale », « le dialogue social » et par voies de conséquences « être des partenaires sociaux » sont autant de concepts déjà dénoncés dans cette affiche, clairement, posément. Ils n’ont rien perdu de leur justesse.
Hier comme actuellement , « Travailler moins pour travailler tous et toutes ! », « l’augmentation des salaires » et même « À temps de travail égal – Salaire égal quelque soit son niveau hiérarchique », etc. Obtiendrons-nous tout ça par la bienveillante générosité de nos patrons, de nos élu-e-s ? Notre rôle est-il seulement de leur ouvrir les yeux sur telle ou telle injustice ?
Sans parler de conquérir du mieux-être, des améliorations économiques, quand il faut se défendre face aux prédateurs sociaux qui en veulent toujours plus et s’attaquent à nos revenus du travail, à nos salaires socialisés et/ou différés comme la retraite, les allocations familiales, les revenus sociaux de remplacements (RSA, Chômage, etc.) mais que le dialogue ne suffit-pas, que la conciliation ne suffit pas, ne faut-il pas lutter et se mettre en grève ? Et devons-nous nous mettre à la remorque des partis politiques qui rêvent d’accéder ou de revenir aux pouvoirs locaux ou nationaux ? Tous les syndicats et encore plus particulièrement les syndicats de la Territoriale dont les patrons sont ou seront un jour membre de ces partis politiques, doivent se poser la question.

En attendant une hypothétique société débarrassé du Profit pour quelques-un-e-s ; il n’y pas le choix, nous n’avons pas beaucoup de moyens légaux de luttes : les recours juridiques pour des petits trucs, la grève reconductible pour les revendications défensives et offensives. Cette affiche doit nous donner à réfléchir sur d’autres idées à développer : l’internationalisme, agir par soi-même et pour soi-même sans déléguer la lutte à des syndicalistes professionnels, en contrôlant les mandatés de nos structures syndicales et en conservant le champ d’action syndical sur le seul terrain syndical…

Le prix de la chemise augmente…

Air-France_Aurel_m publié dans PolitisOn le savait bien nous à SUD CT 49 que le coût de la vie augmentait ! Un indice de cette augmentation vient de nous être donné par Benjamin Smith, le nouveau PDG d’Air-France-KLM qui pourrait gagner chaque année jusqu’à 4,25 millions d’euros, soit plus du triple de son prédécesseur. Sa rémunération fixe sera de 900.000 euros contre 600.000 pour Janaillac qui avait lui-même bien augmenté son salaire. En plus, Smith pourra palper une prime variable de 2,2 millions. S’y ajoutent, sous forme d’actions, 2 millions d’euros sur trois ans et sous réserve « d’atteindre des objectifs de performance ». En gros faire baisser les salaires, réduire les effectifs et rapporter du pognons aux actionnaires. Au total, dans le meilleur des cas, le pépère pourrait toucher jusqu’à 4,25 millions d’euros par an. Le quadruple de ce que touchait  son prédécesseur, le sieur Janaillac  (source : Les échos du 20/08/2018).
Et pas même une petite chemise de fonction au cas où ?

Hé ! Au fait ! Ça correspond à quoi en vrai ? Oh, trois fois rien… un peu plus de 3683 SMIC à l’année…

À défaut de matin-du-Grand-Soir, c’est quand un solide coup de pied au c.l de ces encravatés ?
Arnaud

Piscine, tout part à vau-l’eau

« La canicule 2003 a vu mourir les personnes âgées. La canicule de 2018 voit mourir les jeunes enfants. » Journal télévisé de 20h France2 17 août 2018

« Trop de Français ne savent pas nager » (Page 1 du Ouest france 21/08/2018)

 

Sous le titre volontiers racoleur du media télévisuel, le titre de Ouest-France semble plus juste.

Quelques chiffres et faits bruts :

Selon le pré-rapport de l’Institut National de Veille Sanitaire via l’enquête nationale noyade 2018, on observe en cet été, sur la période du 1 juin 2018 au 16 août 2018 et par rapport à 2015 sur la même période, une forte augmentation des noyades.

Ces noyades n’entraînent pas toutes un décès : il s’agit ici de noyades suivies d’une hospitalisation qui entraînent des séquelles physiques réversibles/irréversibles (1758 en 2018 contre 858 en 2015).

Ces 1748 noyades comprennent tout autant les noyades accidentelles (plus de la moitié avec 902 dont 198 décès), suicidaires mais aussi criminelles (84 noyades intentionnelles avec 40 décès). Pour le reste des noyades, les investigations sont toujours en cours (772 dont 135 décès).

Sur toutes ces noyades accidentelles avérées, en gros, un tiers ont lieu à la mer (32%), environ 17 % en piscine, un peu moins de la moitié en eau douce naturelle, 46 % (rivière, plan d’eau, etc.), les quelques pourcentage qui restent dans des lieux divers, baignoire par exemple.

Dans ce rapport, on observe ainsi, mais dans une moindre mesure, une augmentation des noyades suivies de décès en 2018 par rapport à 2015 (373 contre 329).

Les noyades concernent tous les âges et tous les lieux ; chez les moins de 6 ans, on observe une augmentation des noyades accidentelles en 2018 par rapport à 2015 (255 contre 137).

La majorité des décès en piscine (90 %) a lieu en piscine privée familiale, 1 seul décès a eu lieu dans une piscine publique ou privée d’accès payant.

De multiples raisons existent pour expliquer ces noyades.

La première est conjoncturelle. Nous avons en tête à Sud-Ct 49, les multiples décès survenu début juillet, liés notamment à la chaleur estivale qui a poussé des gens à se baigner dans des endroits sans surveillance.

D’autres raisons, structurelles celles-ci, existent.

En Maine-et-Loire, comme partout en France et ailleurs dans le monde capitaliste, nos élu-e-s veulent le beurre et l’argent du beurre, tout en se faisant plaindre. Les différentes administrations, elles, mettent en musique les décisions politiques nationales et européennes.

Nous faisons trois premiers constats, qu’il faudrait compléter et affiner :

Premier constat : que ce soit en régie directe ou en DSP, le nombre de piscines du service public diminue, alors que ce sont les piscines les plus sûres !

Le monde rural angevin connaît ainsi peu à peu une baisse du nombre de bassin. Malgré quelques projets ici où là (La Pommeraye) ce sont des fermetures régulières qui ont lieu ou des baisses de temps d’ouvertures au public.

Dans les zones péri-urbaines et urbaines quelques grands projets peuvent laisser croire à une augmentation des moyens, mais ce n’est que du trompe-l’œil : à Angers le projet d’Aqua-Vita a entrainé la disparition des piscines de quartier de la Baumette et Bertin (sans compter Jean-Bouin fermée l’été).

Les décideurs préfèrent la disparition de petites entités qui touchaient plus de monde en ratio de fréquentation par rapport à la population de bassin de vie et investissent dans des projets plus grands, qui, si à priori attirent plus de monde en chiffre brut, touchent en réalité moins de monde sur le ratio précédent.

La pénurie des bassins est également liée à un fait, introductif à ce chapitre. La plupart des piscines, de bord de Loire en particulier, sont de vieilles piscines issues des plans de financements des années 1970 et arrivent en bout de course. Si chaque élus à son niveau renvoie à l’échelon d’à-côté ; on ne peut que se poser la question en tant que syndicalistes : pourquoi des élus (nationaux, locaux) sont toujours fan de projets innovants, de « lignes d’investissements » plutôt que de maintenir l’existant ?

En gros, pour les collectivités, créer une piscine, c’est un luxe impactant les finances pour des décennies. Les projets étant conçus par des architectes, sans aucune concertation avec les professionnels de la piscine, il faut souvent remettre de l’argent sur la table pour maintenir en bon état la piscine (bâtiment, étanchéité, hygiène de l’eau -de l’air – des sols-, etc. etc.).

Deuxième constat : nous assistons à une baisse de celles et ceux apprenant à nager.

À l’école, l’Éducation Nationale vante « le savoir se sauver », « le ludique ». Parfait, mais les enfants savent-ils nager ? C’est de moins en mois le cas ! Et les chiffres même de l’Éducation Nationale à l’entrée en 6e semblent le montrer. Apprendre à nager est même une « priorité nationale » !

Pourtant il faut souvent biaiser auprès de certains Conseillers Pédagogiques de Circonscription (C.P.C.) pour pouvoir apprendre aux enfants des techniques de nages qui demandent du temps. Et là nous ne parlons pas de sauver les autres en apprenant à remorquer une personne. En gros, il est très rapide de faire apprendre des bras de brasse avec des jambes de crawl à un enfant, mais lorsque son corps changera avec l’adolescence puis le passage à l’âge l’adulte ; ça ne servira à peu près à rien.

Pire, pour de toucher plus d’enfants scolarisés à moyens constants, on baisse le nombre de séances dans un cycle : on passe parfois de 15 séances à la suite à 7 ou 8 séances. Les collectivités peuvent être tentées, on fait miroiter de jolis chiffres à nos élus : plus d’élèves, plus de publics, plus d’apprentissage, et plus d’argent. Mais, apprendre à nager, comme apprendre à lire, écrire, compter, se mouvoir dans l’espace nécessite deux petites choses que les comptables et autres gestionnaires du pouvoir politique refusent de voir : du temps et du personnel qualifié !

Dans cette baisse de l’apprentissage, outre la disparition de piscines, certains d’entre-nous voyons aussi très concrètement un effondrement économique des ménages qui ne peuvent plus payer des cours de natation aux enfants ou à eux-mêmes.

Troisième constat : la pénurie de Maîtres-Nageurs Sauveteurs.

Cette pénurie a plusieurs raisons :

Le métier n’est plus aussi attrayant avec des horaires le soir, le week-end avec des horaires fractionnés, les jours fériés travaillés, etc. Nous subissons comme partout la diminution des fonctionnaires, la multiplication des CDD, des vacations, des temps-partiels imposés.

Un niveau de rémunération de base faible de l’ordre de 11 € brut soit environ 1 100 € nets en début de carrière ; pour un diplôme qui coûte plus de 5000 euros sans compter les frais de logements, déplacements, etc. Les compétences professionnelles des MNS ne sont pas reconnues à leur juste valeur même si la situation est très variable d’une collectivité à l’autre ; d’une association à l’autre. Mais en général, les parts fixes des salaires baissent, dans un premier temps compensées par des primes, qui elles-mêmes sont ensuite réduites.

De plus le métier est attaqué de toute part pour des activités plus rentables : aquagym (par les métiers de la forme, les kinés et certains « praticiens du bien-être ») ; les cours de natation par la F.F.N avec la mise en place de diplôme fédéraux ne reconnaissant pas les diplôme d’État et la mise en place d’un faux diplôme de Maître nageur, le MSN. La F.F.N qui tente de s’accaparer toute la filière de la natation, de l’apprentissage à la gestion des piscines en DSP, tout en faisant financer une énorme part de leurs activités par les collectivités (opération « Savoir nager » financé par jeunesse et sport ; miroir aux alouettes du sport d’élite -qui a un coût social- avec la multiplication des créneaux dévolus au détriment du sport pour tous ; etc.).

La méconnaissance du cadre réglementaire et la déréglementation avec la tentation d’alléger les règles de surveillance : par exemple certains organismes privés prônent la fin de la surveillance obligatoire pour les bassins de moins de 1m10 ! Une autre attaque du statut des MNS, plus sournoise, conforme à notre société, consiste à faire apparaître sous certaines conditions des surveillants de baignade pour encadrer la natation scolaire en lieu et place des MNS. Bien entendu pour l’instant c’est cadrer, ces dans certaines conditions, mais « le ver est dans le fruit ».

Notons également l’abrogation de l’article D 322-15 du Code du Sport : « la possession d’un diplôme satisfaisant aux conditions de l’article L.212-1 est exigée pour enseigner et entraîner la natation contre rémunération)». Cette casse du cadre réglementaire favorise l’emploi de BNSSA, moins bien payé que les MNS ; métier souvent dévolu à des étudiants. En Maine-et-Loire, contrairement à d’autres départements, très peu de bassins sont surveillés par des M.N.S., souvent on en est arrivé à un M.N.S. dans la structure assisté d’un B.N.S.S.A. (en gros en gros un M.N.S. ou deux ou trois pour 5, 6 10 B.N.S.S.A  = baisse des coût salariaux pour les collectivités),

Ajoutons enfin les mauvaises conditions de travail sur le plan de la santé : suivi de la qualité de l’eau et l’air des bassins insuffisant pouvant entraîner des maladies professionnelles (analyses des T.H.M. potentiellement cancérigène non fait chaque mois dans l’eau ou deux fois par an dans l’air ; analyses des Trichloramines contrôlées uniquement dans l’eau alors qu’ils sont présents aussi dans l’air). À cela il faut y ajouter la baisse du nombre d’agent de l’A.R.S qui suivaient l’hygiène des piscines -air, eau-sol- y compris avec des moyens coercitifs mais aussi la disparition de la Direction Départementale Jeunesse et Sport qui suivaient les agents, les piscines et se déplaçaient dans les structures et pouvaient nous conseiller. Maintenant le contrôle se fait à posteriori en cas d’accident ou d’incident, donc trop tard.

Toujours sur les conditions de travail, certains collègues n’ont pas de prise en compte du temps de préparation pédagogique ; le travail se fait de plus en plus à flux tendu ; parfois pression et harcèlement des supérieurs et/ou horaires décalés ; changement intempestifs des planning de travail dans certaines structures en nous faisant culpabiliser sur les usagers alors que ça résulte d’une mauvaise organisation ; incivilités liées à la surveillance ; si ce n’est pas partout, cela existe et rare sont ceux qui n’ont pas connu au moins un de ces éléments.

On ne donne que rarement l’occasion aux MNS de recycler leur secourisme sereinement : à partir de 2019 la révision annuelle obligatoire devient un examen de fait puisqu’il y a possibilité de se voir refuser son attestation par l’examinateur et donc de ne plus pouvoir exercer son métier. Tous les cinq ans nous devons passer une révision du diplôme général (CAEPMNS) sans réelle possibilité de se maintenir en capacité physique et intellectuelle (pas ou peu d’entraînements à la natation sur le temps de travail ; connaissance réglementaire, etc.).

Sur les 50 ou 60 MNS qui sortent diplômé dans la région chaque année ; combien seront en activité dans 5 ans ? Dans 10 ans ?

Un paradoxe, la dégradation des conditions de travail pendant les surveillances de public :

reglementation mai 1864 mns angers regle 06Fi2007.jpg

6 Fi 2007, arch. mun. Ville d’Angers

Alors que, tant les pouvoirs publics que les « citoyens » viennent en piscine pour être dans un environnement sûr en terme d’hygiène, en terme de sécurité, les élus nous demandent de garantir le zéro accident grave en nous fliquant de plus en plus, en nous imposant tout un tas de contrainte nous empêchant de faire appliquer le règlement qu’ils ont pourtant voté en conseil municipal. Mais signe des temps, il faut toujours être souriant, affable, de bonne humeur même y compris quand on se fait insulter ou pris de haut par des boubourges dans l’âme qui veulent faire ce qu’ils veulent, comme ils veulent du moment qu’ils ont payé. Les insultes et les agressions physiques font désormais parti de notre métier… Devant certains usagers-rois (la minorité!) comment faire respecter les règles les plus élémentaires de sécurité ? Pourquoi aucune campagne d’information de la part des gestionnaires n’est possible auprès des usagers sur le pourquoi des règles d’hygiènes (fait par l’A.R.S. à une époque et dans certaines petites collectivités) mais aussi pourquoi des Règlements Intérieurs ? Nous n’avons plus que rarement le temps d’expliquer et de faire notre travail d’éducateur sportifs ; nous sommes devenus des animateurs …

Les plus jeunes collègues en particulier ignorent tout du droit de retrait, certains n’osent pas se défendre. Nous sommes en Maine-et-Loire, les agressions physique sont particulièrement rare (nous semble-s’il), encore plus à la campagne, mais les insultes et menaces ? -faute de syndicat professionnel organisé nous ne pouvons répondre-.

Les élus veulent de plus en plus de monde dans la piscine, avec des campagnes de pubs payées fort cher, ou des demandes de gratuité totale par certains groupes politiques qui voudraient accéder au pouvoir municipal, malgré des bassins déjà saturés dès qu’il fait chaud. On veut attirer plus de monde mais sans donner de moyens humains supplémentaires, sans formation.

Ceci n’est qu’une ébauche du travail à accomplir, des réflexions à faire évoluer. Pour cela, seul le syndicalisme est à même d’obtenir des résultats concrets pour sauver l’essentiel, voire obtenir de nouveaux droits.

Nous nous proposons avec qui veut de faire avancer des revendications.

Pour rappel, le SNPMNS est un syndicat professionnel touchant tous les professionnels MNS qui garde la possibilité d’adhérer ou non à un autre syndicat (CGT, FO, SUD, etc.). Le SNPMNS n’a pas de section dans le Maine-et-Loire mais nous sommes quelques adhérents isolés.

Arnaud (Sud-CT49 et adhérent au SNPMNS national) ; B (association, sympathisant SNPMNS) et L (sympathisante SNPMNS/SUD-CT).

« Faut-il savoir nager pour faire le toboggan ? »

Je suis MNS, vous savez le glandu qui interdit tout à la piscine et qui oblige à rentrer propre dans l’eau en prenant une douche et à mouiller ses cheveux ; j’étais au taf un après-midi de forte chaleur. -si, si, c’est un travail, pour de vrai-. Faut être patient parfois, pour supporter les frasques de 5% de gens ; être patient pour supporter les ados en crises existentielles ou les adultes du genre« z’y va » qui se croient tout permis mais ont un comportement ultra-individualiste et, s’ils n’étaient pas dans la misère sociale, seraient des gros c..s de bourges classiques, nous parlant de façon hautaine et condescendante. Heureusement, il y a tous les autres.

Coup de bol, dans l’équipe, on est plusieurs à pas trop aimer les richards (en plus d’être fonctionnaire, je dois être jaloux), à pas supporter très longtemps les individualistes, riches ou pauvres, qui nous serinent « on a payé, on fait ce qu’on veut« . Ça nous sauve, ça nous soude. Mais, je m’éloigne, je digresse.

Comme souvent, des gens nous prennent pour une sorte de psychologue et viennent nous raconter leur vie. Ça m’a toujours étonné depuis le temps. Je comprends pas bien le ressort psychologique de venir nous raconter des trucs ultra-personnels, des choses intimes parfois, mais bon… Beaucoup de collègues, dans d’autres piscines, les plus petites en général, me disent parfois la même chose quand on a le temps d’échanger sur le métier.
En ce jour, en ce jour de canicule, ça loupe pas. Tout d’un coup, une dame un plus âgée que moi, en gros à la retraite, s’approche, suivi de près par un homme beaucoup plus jeune que nous.

-« Bonjour »

-« Bonjour Madame »

-« Je voulais savoir, il faut savoir nager pour faire le toboggan ? »

-« Ça dépend. Il faut une taille minimum, pour avoir pied où alors savoir nager si la personne fait moins de 1m30. (en souriant) Si c’est pour vous, pas besoin, vous êtes assez grande. »

(aimable) – « Non non, c’est pour (modifié ici, un prénom qui sent bon l’ancien) Roger. Il est prêtre. »

-« euh« . Je suis un peu surpris qu’elle me dise la profession de son ami, sans doute une certaine fierté. Et que l’on ne me fasse pas un commentaire sur le « y’a pas de sot métier ». Et puis, c’est pas un petit gamin, le bonhomme (une trentaine d’années), il ne peut pas demander par lui-même ? Et l’autonomie bordel !?

-« Il vient du … (un pays d’Afrique). C’est pour ça qu’il ne sait pas nager. »
Syndicaliste, anticolonialiste, j’en profite pour faire ma petite propagande pour les services publics accessibles à toutes et tous :
-« Je pense que c’est pas pour ça. C’est qu’il n’y a pas beaucoup de piscine dans son pays et qu’il n’a pas eu les moyens étant jeune d’apprendre à nager et d’accéder à se genre de structures. Les riches de là-bas eux ont sans doute appris« .

-« Vous avez peut être raison« .

Je me reprends aussitôt, faut pas que je m’emballe, je veux pas en faire une militante féministe internationaliste radicale. Double effort, je tente de laisser de côté mon antireligion viscérale, je suis au turbin. Tolérance, laïcité, et tout le toutim.
Mais bon quand même, je dois faire plaisir à mon Directeur Général des Services qui pille sans vergogne Macron Premier dans son discours de bonne année pour nous préparer à faire avaler les couleuvres. « Ironique, sarcastique, etc. » Vous connaissez, vous vous rappelez ? C’est tout moi ! En plus faut rajouter sardonique, chieur, grande gueule, irrespectueux avec les bons maî(t)res mais pas insultant (là le blâme guette…) : le portrait du syndicaliste quoi.

-« Vous inquiétez pas ! Il est assez grand (rigolard). Et puis vous savez, il paraît que même si les voies du seigneur sont impénétrables, je vous garantie la profondeur du bassin de réception, c’est marqué sur le panneau !« .

La dame me regarde, le monsieur qui n’est pas mon père mais curé, fait de même. Je les sens un peu sceptique.

La dame grenouille (de bénitier, enfin je pense) qui saisit que je me fous gentiment d’eux et de lui en particulier, me fait un petit sourire forcé.

Lui me semble moins tendre. Mais, c’est peut-être une idée préconçue.

Toujours avec sourire, je me relance.

Au monsieur :
-« Bah quand même. Il ne faut pas avoir peur (dans le même temps des bouts-de-choux enfilent les tours), vous avez pieds, vous avez dieu avec vous et surtout, je suis là. » (remarquez ma modestie : je me compare à rien).

La dame grenouille se marre, lui moins. Il part dans le petit bassin.

Je reste souriant, elle enquille sur sa vie : la braderie à venir, le 15 août à Behuard, le pourquoi du comment elle accueille un prêtre d’un autre pays, etc. Moi j’explique qu’il peut prendre des cours de natation…

Moralité : Même un type qu’est sûr d’aller dans un éventuel paradis, d’être représentant direct ou indirect de la parole de son dieu, n’a pas confiance en ce même dieu (comme moi avec mes chefs et mon maire en gros). Si j’étais ce dieu, j’ai le droit, je me suis déjà comparer à ce rien, je serais vexé et je lui filerai pas sa prime au mérite à ce petit con. De la graine de mécréant ce curé !
Finalement, face à la peur de la mort (très hypothétique à ce moment), il a été très matérialiste et n’a eu confiance qu’en lui-même. Prendre ces jambes à son cou.

X MNS en Maine-et-Loire.