Projection film « Mélancolie ouvrière »

Image

Publicités

Tout travail mérite salaire, la suite

Il y a quelques temps notre section syndicale avait interpellée la mairie sur le retard des attestations pole emploi pour nos collègues précaires.

Comme nous agissons en toute transparence, nous publions ici la réponse de la Mairie : Courrier Reponse Sud 2018 10 12 ainsi que notre réponse en retour :

Saint-Barthélemy d’Anjou, le 08 novembre 2018

Monsieur le Maire,

Nous vous remercions tout d’abord d’avoir bien voulu nous répondre.
Avant toute chose, contrairement à ce que vous semblez sous-entendre, nous n’avons pas la prétention que ce soit notre courrier qui ai déclenché un paiement anticipé des heures dues, par le biais d’avance.
Nous ne sommes pas tout à fait d’accord sur les dates et votre phrase : « les attestations pôle emploi (…) étaient en cours et sont désormais toutes réalisées ». Réalisées, ne veut pas dire envoyées et encore moins réceptionnées à la date de votre courrier.

En tout état de cause, nous pouvons parfaitement comprendre que les horaires atypiques du centre aquatique, quasiment ouvert toute l’année et en horaires continus, dimanche et jours fériés compris, ne sont pas simple à appréhender. Il n’en demeure pas moins que la piscine ne pourrait à l’heure actuelle pas fonctionner, sans les multiples et majoritaires contractuel-le-s. Sans oublier bien sûr celles et ceux ayant des temps partiels subis. Le tout sans les avantages des titulaires de celles et ceux à plus de 26 heures hebdomadaires… Nous ne nous appesantirons pas, vous connaissez une partie du mécontentement qui existe au Centre aquatique.
Ces contractuel-le-s ont besoin, non seulement que leur salaire tombe en lieu et en heure prévu, ce qui est bien logique vous en conviendrez ; mais, ils ont un besoin impératif, comme la loi l’oblige pour l’employeur, de leur fameuse attestation pôle emploi. L ‘absence de cette attestation provoque des imbroglios administratifs avec « Pôle emploi » quant aux déclarations anticipées, puis aux justifications à fournir dans un laps de temps court et au paiement de l’allocation-chômage, en particulier sous forme d’un complément de salaires.
Tant mieux si cela se régularise.

Nous avons aussi à cœur, de souligner les dangers pour notre collectivité, et ce bon gré mal gré.
Nous en avons souligné deux ou trois, lors de notre courrier précédent sur ce sujet : le risque de procès ; la mauvaise publicité ; la précarisation accrue des précaires face à Pôle emploi qui demande des comptes.
Nous pourrions ajouter aussi, malheureusement, la mauvaise communication interne à la Collectivité. Si comme vous l’indiquez, dès la connaissance par les services de ces erreurs, la collectivité est intervenue, nous estimons qu’il aurait été tellement plus simple de contacter les précaires en amont pour les prévenir de ces erreurs et de s’excuser. Cela aurait évité à ces collègues précaires de se faire du « mouron », de faire remonter l’information par la voie hiérarchique et par le biais syndical.
Cependant, puisque les attestions et arriérés de salaires semble se verser, nous tenons, en tant qu’organisation syndicale, à reposer certaines de nos questions puisque vous n’y a avez pas répondu.
Comment se fait-il, qu’il puisse y avoir de tels dysfonctionnements ? Le service-RH est-il en sous-effectif ? La charge de travail est-elle trop lourde ? Les moyens techniques au service des collègues sont-ils efficients ?

Nous vous assurons Monsieur le Maire, Monsieur le Directeur Général des Services, Madame la Directrice du Personnel, de nos meilleurs sentiments.

Ce qu’il y a de bien, c’est les petits plaisirs de la vie

Ce qu’il y a de bien, c’est les petits plaisirs de la vie. Pour certain-e-s, par exemple, c’est une première gorgée de bière. Pas pour moi.
Moi, ce qui me plaît, entre-autre chose ayant un rapport avec la nécessité de la lutte, c’est le mauvais esprit. Le sarcasme, l’ironie, la mauvais foi, c’est un délice quand ça concerne les dirigeant-e-s.

Dans notre société du spectacle, où chacun-e se met en scène, nos élu-e-s, sont une source inépuisable de moqueries, pour ne pas dire plus. Quand on prend la peine de les lire.

Ainsi, dans un de ses exercices réguliers de communications, « mon » patron, « mon » maire communique à « ses » citoyen-ne-s. Dans ce groupe, à part les petits vieux et les petites vieilles, je vois pas qui lit son édito de journal municipal avec intérêt. Au chiotte, peut-être. À ce sujet, de-là à affirmer que c’est une « littérature du même tonneau », voilà un pas que je me garderai bien de franchir.

Par contre, il existe un groupe. Les employé-e-s de la commune. Certains des salarié-e-s de la commune dont je suis, on scrute, on regarde et on analyse les propos de la majorité ou des minorités politique locales du moment. Forcément on est pas du même bord, on ne lit par le journal local avec l’œil expert du politicien en herbe, on ne lit pas avec l’œil du bon citoyen-ne ; on lit avec l’œil du travailleur ou de la travailleuse.

Et donc …

« La Première règle avant d’agir consiste à se mettre à la place de l’autre. Nulle vraie recherche du bien commun ne sera possible hors de là. » Abbé Pierre

« Vos élus sont dans le respect de ce postulat, cependant, l’intérêt individuel ne primera jamais sur l’intérêt collectif. (…)»

Çà en jette. En préambule, une citation d’un curé qui lui s’est bougé le cul pour les sans-logis et qui a participé à la Résistance, ça impose le respect. On se dit, bah là quand même, on à faire a un chic type. Un mec qui pense aux pauvres, aux miséreux…

Dessin issu du Père Peinard n°112 du 11/12/1898, 2e série.

Mais, …

Là, à défaut de pleurer, où ça me fait quand même bien rigoler, c’est qu’une personne qui soutien Macron à fond, ose dire qu’il se met à la place de l’Autre. C’est un peu comme le train, un mensonge peut en cacher un autre. On frise pas un peu l’indécence, quand il affirme « Vos élus sont dans le respect de ce postulat » ? Sans déconner ! « Vos élus » !

En tout cas, moi travailleur, ce que j’aime c’est l’Exemplarité. En particulier quand on a des prétentions moralisantes.

Un type qui gagne 1500 balles en tant que maire, 2000 balles en tant que vice-président de l’agglo, 700 balles en tant membre de la Commission permanente d’Angers-Loire-Métropole, et peut-être même « et cætera », est-il le mieux placé pour nous dire et à nous faire culpabiliser que nous autres agents du services publics titulaires et surtout les cohortes de précaires, comme quoi nous coûterions chers à notre collectivité ?
Son intérêt individuel, pas loin de 5000 balles sans la retraite, ne prime-t-il pas sur l’intérêt collectif ?
À combien de collègues précaires, gagnant 1000 balles, permettrait-il de mieux vivre dans « notre » petite collectivité en baissant son salaire ? Etc.

J., sud ct 49

Listes déposées, dernière ligne droite avant les élections

La date butoir pour déposer des listes pour les élections professionnelles du 6 décembre était jeudi 25 octobre. SUD CT 49 a donc déposé des listes :

  • Pour le Comité technique commun de la Ville d’Angers et d’Angers Loire Métropole
  • Pour les CAP A, B et C de la Ville d’Angers
  • Pour le CT et la CAP C du Centre de Gestion
  • Pour le CT de Doué-en-Anjou
  • Pour le CT de Cholet (liste commune avec la CGT)
  • Pour le CT de Montrevault
  • Pour le CT d’Orée d’Anjou
  • Pour le CT de Noyant-Villages

 

Hausse des prix de l’essence, blocage du pays le 17 novembre et manipulation de l’extrême droite

[Communiqué Solidaires]

Depuis quelques jours un appel à bloquer le pays contre la hausse du prix de l’essence le 17 novembre circule sur internet et sur les réseaux sociaux. La vidéo virale vue plus de 2 millions de fois a été réalisée par « Frank Buhler » de la « Patriosphère » qui relaie des positions politiques les plus réactionnaires. Derrière cette vidéo, il y a une extrême droite opportuniste dont le souci n’est ni la défense des intérêts des travailleuses et des travailleurs, ni la politique d’aménagement du territoire, ni l’écologie. Nous refusons de relayer ses messages et vidéos et nous informons ceux et celles qui relaient ces appels de bonne foi de leur origine et de la manipulation qu’ils constituent.

Le nombre de personnes qui relaient cet appel montre bien l’importance que prennent aujourd’hui ces augmentations du prix de l’essence dans beaucoup de budgets. Il révèle la volonté croissante du salariat de dénoncer les politiques antisociales et d’agir. Nous partageons cette préoccupation et sommes opposé-es à ce que les personnes aux revenus les plus faibles soient celles qui paient, que ce soit les politiques énergétiques ou à cause des conflits internationaux qui font monter les cours du pétrole.

Nous voulons des augmentations de salaires !

Ce qu’il faut obtenir dans l’immédiat, ce sont des augmentations de salaire : +400 euros pour toutes et tous et le SMIC à 1 700 euros net ! Et nous ne l’obtiendrons qu’en nous mobilisant massivement, avec nos organisations syndicales, comme le font par exemple les salarié-es d’Air France.

Au-delà, nous savons bien qu’il faut apporter des réponses de fond à la question des énergies, en particulier dans le domaine du transport. Le modèle actuel n’est pas écologiquement soutenable. Il faut travailler sur les alternatives énergétiques mais aussi sur l’accroissement des réseaux de transport en commun. Ce qui implique notamment de défendre les petites lignes de trains menacées par le gouvernement actuel, d’arrêter la concentration des entreprises, des services et des administrations principalement autour des grandes agglomérations qui oblige les salarié-es à travailler de plus en plus loin de chez eux-elles.

C’est en agissant et en nous organisant collectivement que nous changerons les choses, à la fois contre ce gouvernement antisocial mais aussi sur le long terme, en particulier pour imposer une transition écologique nécessaire.

PPCR le livret : La mise en oeuvre

Les mesures issues de PPCR (parcours professionnels, carrières et rémunérations) ont fait l’objet de discussions de juillet 2014 à juillet 2015, et d’un projet de protocole rejeté en septembre 2015 par les organisations Solidaires, CGT et FO représentant ensemble 50,2 % du personnel.

Depuis, le gouvernement ne cesse de vanter le bénéfice que serait PPCR pour les agents. Dans son discours du 20 juillet 2016 aux organisations syndicales, la ministre de la Fonction publique s’est félicitée des mesures contenues dans PPCR, de nature, a-t-elle affirmé à assurer, « la justice sociale et l’équité de traitement ».

Ce livret tente de démontrer tout le contraire…

Téléchargez le guide complet

Nouvelle attaque contre le statut des MNS

Le Conseil National d’Évaluation des Normes (CNEN) est un bidule créé en 2017 dont le rôle est de préconiser des modifications des règlements et des normes des collectivités et à leurs établissements publics, avec l’objectif de faire des économies. Nul doute sur le fait que ces économies se feront sur le dos du Service Public, ses agents et ses usagers…

Le SNPMNS, le syndicat des maîtres-nageurs, propose de signer une pétition pour s’opposer aux propositions du Conseil National d’Évaluation des normes. En effet dans sa délibération, le collège des élus du CNEN souligne que « les coûts de fonctionnement des piscines municipales sont conséquents, notamment en raison des dépenses de personnel, et que certaines collectivités peinent à recruter des agents ayant le titre de Maître-Nageur Sauveteur« . Il recommande donc, après concertation avec le ministère des Sports, un assouplissement de la réglementation afin de permettre aux titulaires du brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique de surveiller seules les baignades d’accès payant et d’encadrer des cours d’aquagym quand ils sont titulaires des qualifications requises.

Source : rapport du 13 juin 2018