Pour l’augmentation du salaire des agents en contrat d’apprentissage

Les agent·es de la Ville d’Angers, Angers Loire Métropole et CCAS Angers en contrat d’apprentissage sont aujourd’hui rémunérés sur la base de la rémunération mensuelle minimale.

La très grande majorité de ces agents sont toutes et tous en deçà du seuil minimal leur ouvrant le droit à la prime d’activité.

Le cas le plus significatif est celui des agent·es en 2e année d’apprentissage qui ont entre 21 à 25 ans. Leur rémunération brute mensuelle est de 969€. Le montant minimum requis pour ouvrir le droit à la prime d’activité est de 974€ 🤷‍♀️🤷‍♂️ Cinq (petits) euros d’écart qui leur ouvriraient des ressources complémentaires par le biais de la prime d’activité.

Les dispositions légales de la rémunération des contrats d’apprentissage prévoient que « ces montants peuvent être majorés si un accord collectif applicable fixe une rémunération minimale plus élevée. »

Les revendications de SUD Collectivités territoriales 49 ✊ un accord collectif à la Ville Angers, Angers Loire Métropole et CCAS Angers fixant une rémunération au-delà du salaire minimum

Grève Piscine Angers : « Petit chantage et gros mensonges » ou au choix « gros chantage et petits mensonges »

Ce ne sont pas les possibles titres de romans de gare, c’est dans la vraie vie ce qui se passe à Angers.

Dans les piscines municipales d’Angers pour être plus précis pour les conséquences et dans les « jolis » bureaux capitonnées de la mairie centrale pour les décisions déconnectées de la vie de terrain.

D’une façon simple, entendable ; les MNS (Maître-Nageurs-Sauveteurs), ces hommes et femmes qui apprennent à nager aux enfants, aux adultes, accueillent et familiarisent les scolaires, surveillent et sauvent des vies ; soignent les petits et gros bobos des usager·e·s ; tentent de faire coexister différents publics et usages des piscines ; animent différentes d’activités aquatiques ; apprennent les gestes qui sauvent aux enfants lors du Covid.

Les Maître-Nageurs-Sauveteurs de la ville d’Angers font contrairement aux mensonges distillés par certains grands directeurs 1407 heures sur les bassins et près de 200 heures de préparations pédagogiques à la maison et de maintien physique (il faut être en forme pour sauver) mais également plus d’une centaine d’heures non comptabilisées. ILS et ELLES font déjà bien plus que les 1607 heures, bien plus près des 1700 ou plus !

Ça c’est la vérité !!! Nous pouvons le prouver avec les emplois du temps. Mais pour cela il faudrait être honnête, sincère, ouvert à un vrai dialogue et non pas empreint de suffisance et de ne connaître la vie qu’à travers des directeurs payés plusieurs milliers d’euros par mois et des tableaux Excel.

On ne va pas s’appesantir sur les cours sans pauses, sans pouvoir parler aux parents sauf sur des temps libres ; ne pas pouvoir ne serait-ce qu’aller aux toilettes alors qu’ils et elles enchaînent parfois 5 cours pendant les périodes de congés ; les changements de postes nécessitant de se changer et d’enfiler un maillot de bain sec pour enquiller des heures de surveillances ; le tout en enchaînant. Toujours plus vite, toujours plus de productivité alors qu’ils travaillent avec des humain·e·s.

Un autre exemple ? En surveillance, pas de temps commun pour s’échanger des infos sur les usager·e·s : les turbulences de telles ou telles personnes ; l’agressivité d’un(e) tel(le) ; le manque de capacité à nager de tel autre alors qu’il est dans la grande profondeur, et cet enfant « choppé déjà deux fois à aller où il n’a pas pieds et sans adulte » ? Sans oublier celui ou celle qui vient « gu..ler » à tout bout de champ en disant qu’il connaît bien le maire … Sans info, comment surveiller sereinement ? En cas d’accident, le maire, les élu·e·s, les grands-directeurs seront responsables in-fine ? NON ! Ce seront les MNS et eux et elles seul·e·s. Tou.te.s les directeurs et élu·e·s se débineront de leurs responsabilités. La réponse est déjà prête : « Nous avons tout mis en œuvre en moyens humains et en matériels. Nous n’étions pas au courant » Et puis, pour celui/celle qui finit, il faut ranger son matériel, ses affaires et en théorie se changer et enfin partir en espérant qu’un usager·e. ou un chef·fe ne vienne pas lui parler.

Alors oui, les MNS ont osé relever la tête et dire stop aux cadences infernales, au mépris, etc. ! Car la mairie à demi-mot, parfois couvert d’onctuosité, veut les faire turbiner 200 heures de plus ou quasiment  !!! Sans augmentation. Alors qu’ils et elles sont déjà à plus en réalité !! Et la mairie veut encore leur en rajouter une (grosse) couche.

Alors si les MNS sont des terroristes qui « prennent les angevin.e.s en otage » (propos tenus dans la presse) ; que sont les élu.e.s qui racontent des fadaises consciemment ou non ? Qu’est-ce qu’un élu comme le Maire, Mme l’Adjointe aux personnels, le grand directeur d’un Centre Aquatique qui pratiquent le chantage émotionnel en menaçant de privatiser ? Y compris en plein Conseil Municipal ? En susurrant des faussetés ? Des Maître-chanteurs ? Des menteurs ? Les deux ? Hé bien ça promet pour un élu qui se rêve ministre depuis des années ?

Un·e membre de SUD CT 49

Grèves des maîtres nageurs sauveteurs à Angers

Dans le cadre de la loi de transformation publique, la mairie d’Angers souhaite s’attaquer à la légendaire fainéantise des fonctionnaires : des Maître-Nageurs et Maître-Nageuses en particulier. La mairie a donc décidé de s’en prendre au temps de travail en passant tou·tes les MNS aux 1600 h auxquels s’ajoutent les 7 heures de travail gratuit.
Cette loi, que Sud CT a combattu en son temps, permet normalement des aménagements en particulier pour les travailleurs et travailleuses ayant des horaires atypiques : travail fractionné, travail le soir et le week-end (1 sur 3 à Angers), jours fériés, avec de grandes amplitude horaires, dans des milieux à risques, etc. La mairie refuse toute prise en considération de ces facteurs.
Les MNS de la ville d’Angers soutenus par leurs deux syndicats SUD et FO, ont donc décidé de se mettre en grève le dimanche et ce, sans limite de temps.

Covid-19 : une année de travail confiné à Angers

A SUD CT 49 cela nous semble important de résumer cette dernière année si particulière. Dans ce tract, on vous propose une histoire condensée de nos et vos parcours pro à la ville d’Angers, Angers Loire Métropole et CCAS d’Angers ces douze derniers mois. Bonne lecture et évidemment SUD CT 49 reste à votre écoute si vous trouvez cette histoire incomplète et souhaitez apporter votre témoignage.

Samedi 29 février 2020, le Covid-19 est dans toutes les bouches. La crise pointe. Le gouvernement organise un conseil de défense à ce propos et une seule décision en ressort : passer en force pour faire adopter la réforme des retraites. Mais ça c’était le monde d’avant 

Quinze jours plus tard, branle-bas de combat. Les hôpitaux sont saturés. La vague pandémique nous submerge. Le jeudi, on annonce la fermeture des établissements scolaires. Le vendredi, réunion générale à la bibliothèque Toussaint à Angers, dehors dans le jardin des Beaux-Arts, situation sanitaire oblige. Alors que les bibliothèques universitaires et municipales annoncent un peu partout leur fermeture, les agent·es apprennent que l’administration compte laisser ouvertes les bibliothèques municipales la semaine suivante. Cela est reçu froidement, on évoque alors l’exercice du droit de retrait devant une décision qui semble ne pas tenir compte de la circulation du virus. Samedi 14 mars, les angevin·es prennent d’assaut les bibliothèques et leurs collections. Autant vous dire qu’on ne parle pas ce jour-là de masques, distanciation sociale, gel hydroalcoolique, etc. Le soir même, le Premier ministre baisse le rideau sur les bars et restaurants. Le lundi, c’est l’Président qui part en guerre (sic), nous parle du monde d’avant, du monde d’après et renvoie tout le monde à la maison dès le lendemain midi. Nous sommes le mardi 17 mars et s’ouvre une période inédite dans notre histoire récente : le confinement.

Confinement : Jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien

Au début tout allait bien, on nous annonçait que personne ne perdrait de RTT, les vacataires, habituellement les premiers sacrifiés en temps de crise, seront payés sur la base de leur temps de travail prévisionnel. Bref, l’heure est à la solidarité. Enfin pour le moment !

Le temps passe, les plans de continuité d’activité fleurissent, les réunions sont délocalisées sur Teams. Les cadres télétravaillent, les agents de base sont en autorisation spéciale d’absence (ASA), sur le terrain ou bien les deux. Comme au CCAS par exemple, les agent·es tournent en présentiel selon un planning établi par leur responsable pour assurer par téléphone l’accueil et le traitement des demandes d’aide alimentaire des usagers. Malheureusement le manque de transparence sur les critères a pu laisser un sentiment d’injustice, surtout au moment des comptes pour la prime Covid.

A ce moment-là, on ne sait rien de ce virus qui effraie tant les agent·es. Pourtant, sur le terrain, tous les jours, les Brigades-propreté de la Ville sillonnent les rues. Dans les Ehpad, il faut continuer à s’occuper d’un public, qu’on découvre en quelques jours être des plus fragiles, et sans toujours bénéficier des protections nécessaires.

Le service public est alors au cœur de toutes les attentions. On se met au balcon pour applaudir les soignant·es. Le service des déchets d’Angers Loire Métropole reçoit par paquet des dessins en soutien aux éboueurs.

Quelques jours suffiront cependant pour revenir au monde d’avant. Le directeur général des services appelle à faire-comme-d’habitude : prendre cinq jours de congés en avril. Le propos ne nous oblige à rien, la loi l’interdit, mais le ton est à la culpabilisation. Les consignes transmises par certains responsables de services dépassent l’entendement. En résumé, il est attendu que les agents précisent les cinq jours qu’ils souhaitent prendre pour ce vendredi 10 avril. L’obligation n’est même plus déguisée. L’obligation est là !

La confusion règne, le doute s’installe. Quelles sont les conséquences de l’ASA par exemple ? Bah on ne cumule pas de RTT entre autres. Hélas, cette information-là n’est pas clairement communiquée. Pire, certaines notes de service affirment même le contraire. Conséquence certain·es agent·es le découvriront que bien trop tard en novembre à leur dépend. La pilule est dure à avaler, surtout quand on a été placé·e dans cette situation administrative, quand bien même les chef·fes enjoignent à consulter ses mails et à dépanner une heure par-ci, une heure par-là. A travailler ni plus, ni moins. En effet, certains chef·fes de service, contre les décisions de la DG, ont choisi de déclarer en ASA des agents qui ont pourtant télétravaillé, car ils estimaient qu’ils n’en faisaient pas assez ! Nous avons pu faire régulariser quelques situations.

Les volontés ne manquent pas pourtant. Certain·es agent·es, contrairement à une image éculée, ne s’accommodent pas de cette situation. On demande à retourner travailler, on s’organise entre collègues pour les plannings, on se tient à disposition de l’administration. Parallèlement, de l’autre côté, on appelle les agent·es pour les redéployer dans les services en contact avec la population. Pour rappel, en avril, le monde est confiné, la crainte du virus est bien plus forte qu’aujourd’hui, on vient de passer plusieurs semaines sans voir personne, sans sortir de chez soi. Autant dire que le redéploiement de certain·es agent·es ne s’est pas particulièrement déroulé de manière apaisée. Une écoute plus attentive des collègues avant de les renvoyer en première-ligne aurait clairement été la bienvenue.

Déconfinement : bosse et tais-toi

Puis arrive le déconfinement, le 11 mai. Dans certains services, il est demandé de ne pas prendre de journées (de congés ou RTT). Oui, oui, la récré est finie, maintenant c’est au taf et on ne moufte surtout pas. On va le répéter, mais le confinement, ça n’a pas été des vacances. Certains, certaines en ressortent lessivé·es moralement. Et ce moral est particulièrement mis à rude épreuve quand des usager·ères vous invectivent à qui mieux mieux pour se plaindre que leur poubelle n’a pas été ramassée, que l’administration met un temps de dingue à traiter sa demande, etc. Les jours heureux ont le sale goût du monde d’avant.

L’été passe, l’automne arrive et la situation hospitalière redevient critique. On parle alors de reconfinement. C’est un peu comme le confinement du printemps pour les cadres : on bosse (de chez soi) en télétravail. Pour les autres, ce reconfinement est bien différent car ce coup-ci il est vécu au turbin. La journée dans le stress permanent de ne pas être cas contact le lendemain, le masque sur la tronche alors qu’on taille un massif de fleurs ou qu’on creuse un trou dans le bitume.

La DRH en cette fin d’année coupe et coupe. Ça coupe dans la gestion-des-temps (aka la GTA), les RTT des agent·es en ASA d’avril dernier disparaissent sans coup férir. D’un point de vue réglementaire, la chose est claire. Concernant l’information à l’agent·e, c’est plutôt flou. Comme nous l’écrivons quelques lignes plus haut, la communication n’a pas été faite en amont, alors que c’était connu dès avril, et nous aurions espéré de ne pas attendre d’être en fin d’année pour régulariser cette situation. Cela notamment aurait permis dès l’été, et qui plus est à l’annonce des Fêtes, de pouvoir faire des choix de congés éclairés.

Confinement saison 2 : L’amer Noël

Puis arrive la mi-décembre, là on est clairement à la veille des Fêtes, dans un fabuleux brouhaha, on annonce (ou pas explicitement) que le report des congés annuels après ce 31 décembre n’est plus possible pour les agents ayant été placé·es en ASA. Deuxième douche froide.

A ce jeu du qui perd-gagne, celles et ceux qui sont généralement victimes de la perte de RTT, ce sont les agents des catégories C et B. Parce que la collectivité n’a pas fourni le matériel ou la connexion Internet pour télétravailler : en sont-ils responsables ? Non ! Parce que leurs missions ne sont pas télétravaillables : en sont-ils responsables ? Non ! Parce qu’on a préféré untel plus que moi pour le télétravail : en suis-je responsable ? Non !

Rappelez-vous en avril de la mansuétude accordée aux vacataires. Pour ce deuxième confinement, l’administration générale l’est beaucoup moins. Désormais, cette dernière se retranche derrière la voie légale : pas de vacation = pas de rémunération. La double peine pour la cohorte de vacataires également étudiant·es contraint de devoir affronter une vie cloîtrée pour suivre un enseignement strictement dispensé derrière des écrans. La fermeture des établissements d’enseignement supérieur participe sans aucune mesure à cette précarité accrue. Alors les arguments réglementaires sont difficilement entendables. On ose cette assertion quand on constate que les différents responsables demandent constamment aux vacataires de les informer de leurs disponibilités. En plus des faux espoirs d’un hypothétique retour à la normale, il leur faut être continuellement disponible, pour ne pas dire au garde-à-vous. Cette injonction interroge vivement le lien de subordination ainsi entretenue entre les vacataires et leur employeur.

Nous avons aujourd’hui bien entamé 2021. On a toutes et tous l’espoir que cette nouvelle année sera enfin celle de jours plus favorables à la sociabilité. Nous continuons hélas à vivre cette crise sanitaire majeure. Les services hospitaliers sont toujours mis à rude épreuve et l’hôpital public continue à manquer des moyens nécessaires pour faire face.

La situation actuelle demande à que nous continuions à veiller aux un·es et aux autres. Ne vous mettez pas et ne mettez pas les autres, vos proches, etc. en danger. Restez sur vos gardes et soyez SOLIDAIRES ✊   

ASA et perte de congés à Angers : un cadeau de Noël bien amer !

Les inégalités de traitement se poursuivent à l’encontre des agents placés en ASA (autorisation spéciale d’absence) à un moment donné de cette année 2020, si particulière à bien des égards. Tout juste sorti de la hotte du Père Noël : le report des congés annuels après ce 31 décembre n’est plus possible pour les agents ayant été placé·es en ASA.

Cette information a été précisée la semaine dernière à la veille de la trêve des confiseurs. Pour tout dire, et de ce que nous en savons, dans certaines directions l’information n’a pas encore été communiquée aux concerné·es. La section Ville d’Angers, ALM et CCAS Angers de SUD CT 49, au même titre que les autres organisations syndicales de nos collectivités, ont interpellé la direction générale à ce propos. Cette dernière a pour seule réponse : « Effectivement, il a été précisé que ces mesures dérogatoires (report des congés jusqu’au 31 mars ou placement sur compte épargne-temps) ne s’appliquaient pas aux agents ayant été placés en autorisation spéciale d’absence pendant l’année 2020. Ils ne remplissent en effet pas les critères dérogatoires justifiant les reports. » Sauf qu’à ce point précis, cela coince ! Comment expliquer alors que ces critères dérogatoires ont pu être explicitement annoncés comme applicables aux agents concerné·es ? Pourquoi le point d’éclairage de la DRH sort seulement à cette date de l’année ? Pour résumer, des agents découvrent qu’ils vont perdre le bénéfice de leurs congés alors qu’on leur a clairement affirmé le contraire auparavant. Leur choix de congés en cette fin d’année n’a donc pas pu être pris de manière éclairée.

Dans un précédent communiqué, fin novembre, concernant la perte de RTT pour les agents ayant été placés en ASA et une régularisation bien tardive de leur situation dans l’interface de gestion des temps (GTA), nous avons écrit ce propos, qui reste hélas d’actualité : les inégalités sont décuplées. Nous constatons que celles et ceux qui sont généralement victimes de la perte de RTT, ce sont les agents des catégories C et B.

Parce que la collectivité n’a pas fournie le matériel ou la connexion Internet pour télétravailler : en sont-ils responsables ? Non !
Parce que leurs missions ne sont pas télétravaillables : en sont-ils responsables ? Non !
Parce qu’on a préféré untel plus que moi pour le télétravail : en suis-je responsable ? Non !

Nous nous en désolons d’autant plus que des agents en ASA pendant ce confinement ont alerté sur leur disponibilité à reprendre une activité. Voilà comme vous êtes récompensé·es pour votre implication !

SUD CT 49, section ALM, CCAS, Ville d’Angers

ASA & Perte de RTT : Une position difficilement acceptable !

Agents des collectivités de la Ville d’Angers, Angers Loire Métropole et du CCAS de la Ville d’Angers, si vous vous êtes retrouvé·s en Autorisation spéciale d’absence (ASA) lors du premier confinement au printemps dernier, vous avez récemment perdu des RTT après une régularisation de votre compteur-temps (GTA). Cela est tout à fait normal d’un point de vue réglementaire ! On vous explique.

L’ASA est une absence ni plus, ni moins. Cette situation est à considérer au même titre qu’un arrêt maladie pour faire court. Pour cette raison, vous perdez des RTT au prorata de votre absence. Car, en effet, l’acquisition de jours de RTT est liée à l’accomplissement effectif de durées de travail hebdomadaires supérieures à 35 heures. En résumé, vous ne travaillez pas donc vous n’ouvrez pas vos droits aux RTT !

Mais ! Car nous considérons à la section SUD CT de nos collectivités qu’il y a un “mais” à cette normalité réglementaire. La situation induite par cette pandémie Covid-19 n’aboutit à rien de normal. L’organisation et la communication dans les différents services en sont une preuve flagrante. D’un service à l’autre, des agents ont reçu une information lacunaire sur le fait que ASA = perte de RTT. Dans certains services, des documents communiqués indiquait même une information contraire, comme quoi en ASA vous ne perdriez pas de RTT.

A SUD CT, nous trouvons dommageable qu’à situation exceptionnelle, une réponse exceptionnelle ne soit pas donnée aux agents : ASA = aucune perte de RTT

A vous écouter, on découvre un florilège de positions hiérarchiques plus rocambolesques les unes que les autres. Dans des services, certain·es agents ont été mis·es en ASA sur le principe que leurs responsables considéraient qu’ils n’avaient pas suffisamment de tâches à remplir à la hauteur d’un temps complet. Alors que la direction générale a explicitement communiqué sur le fait que de simplement consulter, répondre à ces mails = télétravail.

Pour d’autres, les choix entre celles et ceux qui ont été mis·es en télétravail ou en ASA relevaient d’aucuns critères factuels. Autant dire qu’il est difficilement acceptable aujourd’hui de perdre des RTT alors qu’on n’a pas particulièrement demandé à ne pas travailler.

Les inégalités sont décuplées. Nous constatons que celles et ceux qui sont généralement victimes de la perte de RTT, ce sont les agents des catégories C et B. Parce que leurs missions ne sont pas télétravaillables : en sont-ils responsables ? Non ! Parce qu’on a préféré untel plus que moi pour le télétravail : en suis-je responsable ? Non ! Nous nous en désolons d’autant plus que des agents en ASA pendant ce confinement ont alerté sur leur disponibilité à reprendre une activité. Voilà comme vous êtes récompensé·es pour votre implication.

Quoi qu’il en soit, des agents “perdent” aujourd’hui des RTT. Des jours de repos qui pouvaient être escomptés pour les Fêtes à venir. L’année a été éprouvante et ces vacances vont être précieuses pour toutes et tous. Des congés que certain·es ne pourront peut-être pas prendre à la hauteur de leur espérance. Parce que des RTT leur ont filé récemment entre les doigts ou parce qu’ils ont pris ces cinq jours de congés début avril : alors qu’il n’y avait aucune obligation à les prendre !

A SUD Collectivités territoriales, nous aurions apprécié observer une once de bienveillance sur la non perte de RTT quand vous êtes en autorisation spéciale d’absence. (Mais peut-on encore croire au Père Noël ?)

SUD CT 49
Section Ville et CCAS d’Angers / ALM

ASA garde d’enfant, une étourderie à Angers ?


Nous recevions mardi, sur la boite mail de la section Ville d’Angers / CCAS / Angers Loire Métropole, une nouvelle note de la direction sur les positions administratives post-confinement.

Cette note nous informait, entre autre, de la possibilité de garder son enfant quand l’école est fermée, la fameuse ASA garde d’enfant, et ce jusqu’à l’âge de… 13 ans !

Nous étions fort étonnés de cette limite d’âge quand toutes les informations, tant de notre ministre de tutelle Olivier Dussopt en personne, que de différentes associations d’employeurs et d’élus territoriaux, ainsi que d’institutions telle que la FNCDG mentionnent de manière constante une limite d’âge à 16 ans.

Devant ce qui ne pouvait être qu’une coquille, nous avons fait part, dans l’heure, de notre étonnement à la Direction Générale. Apparemment nos camarades des autres organisations syndicales ont également réagit à cette étourderie.

Hier matin, un mail nous informe que « la collectivité a décidé d’élargir la disposition jusqu’à l’âge de 16 ans« . Devant tant de générosité nous avons décidé de passer l’éponge sur ce qui ne devait être qu’une faute de frappe d’un agent surmené…

Il faudra quand même faire attention : déjà au début du confinement la même erreur, involontaire aussi sans doute, sur l’âge limite de l’ASA garde d’enfants avait été inscrite dans une note de l’administration… Jamais deux sans trois ?

 

Obligation déguisée de prendre des congés à la mairie d’Angers

Vous êtes cordialement invités à prendre cinq jours de congés. La note de la direction générale de la Ville d’Angers, Angers Loire Métropole et CCAS est dans le respect des obligations réglementaires. On ne vous oblige à rien, mais le ton est à la culpabilisation. Les consignes transmises par certains responsables de services dépassent l’entendement. En résumé, il est attendu que les agents précisent les cinq jours qu’ils souhaitent prendre pour ce vendredi 10 avril. L’obligation n’est même plus déguisée. L’obligation est là !

De quoi la direction générale et les directeurs de service ont-illes peur ? Que les agents filent toutes et tous en vacances à la fin du confinement ! A croire qu’illes sous-entendent que nous perdions toutes et tous le sens du service public en ces temps si particulier. La constat est d’autant plus triste quand nous connaissons l’investissement de toutes et tous pour continuer à mener leurs missions.

Nous pensons tout d’abord à celles et ceux qui au quotidien continuent de collecter les ordures, maintenir en condition opérationnelle les réseaux d’eaux et d’assainissement, faire le portage à domicile des repas, l’accueil des usagers au CCAS, des enfants de soignants, etc. La liste est longue des agents qui s’investissent chaque jour. Nous avons une pensée toute particulière pour nos collègues des Ehpad. Puis nous avons aussi tous ces agents, qui sans activité, se sont proposés pour aller aider là où illes le pouvaient. Ces agents qui depuis chez eux continuent de (télé)travailler malgré des conditions dégradées. Nous avons aussi ces agents proposant de reprendre du service et qui s’organisent entre elles et eux pour se répartir les temps de travail. La situation actuelle appelle plus que jamais à la solidarité. Les agents de nos collectivités ont su prouver la leur en s’investissant pour assurer la continuité du service public.

En guise de remerciement, nous sommes incités, pour ne pas dire obligés, à prendre cinq jours de congés. Ce n’est pas comme si la très grande majorité avait déjà pris ou
eut l’intention de prendre ces cinq jours de congés pendant la période de confinement. En pleine pandémie, nous aurions plutôt attendu que la direction générale fasse aussi elle preuve de solidarité et apporte son soutien plein et entier aux agents de nos collectivités.

SUD CT 49
Section Ville et CCAS d’Angers / ALM

Voir la fiche technique de notre fédération : Peut-on m’imposer des jours de congés ? [spoiler : non]