Pour l’augmentation du salaire des agents en contrat d’apprentissage

Les agent·es de la Ville d’Angers, Angers Loire Métropole et CCAS Angers en contrat d’apprentissage sont aujourd’hui rémunérés sur la base de la rémunération mensuelle minimale.

La très grande majorité de ces agents sont toutes et tous en deçà du seuil minimal leur ouvrant le droit à la prime d’activité.

Le cas le plus significatif est celui des agent·es en 2e année d’apprentissage qui ont entre 21 à 25 ans. Leur rémunération brute mensuelle est de 969€. Le montant minimum requis pour ouvrir le droit à la prime d’activité est de 974€ 🤷‍♀️🤷‍♂️ Cinq (petits) euros d’écart qui leur ouvriraient des ressources complémentaires par le biais de la prime d’activité.

Les dispositions légales de la rémunération des contrats d’apprentissage prévoient que « ces montants peuvent être majorés si un accord collectif applicable fixe une rémunération minimale plus élevée. »

Les revendications de SUD Collectivités territoriales 49 ✊ un accord collectif à la Ville Angers, Angers Loire Métropole et CCAS Angers fixant une rémunération au-delà du salaire minimum

Grève Piscine Angers : « Petit chantage et gros mensonges » ou au choix « gros chantage et petits mensonges »

Ce ne sont pas les possibles titres de romans de gare, c’est dans la vraie vie ce qui se passe à Angers.

Dans les piscines municipales d’Angers pour être plus précis pour les conséquences et dans les « jolis » bureaux capitonnées de la mairie centrale pour les décisions déconnectées de la vie de terrain.

D’une façon simple, entendable ; les MNS (Maître-Nageurs-Sauveteurs), ces hommes et femmes qui apprennent à nager aux enfants, aux adultes, accueillent et familiarisent les scolaires, surveillent et sauvent des vies ; soignent les petits et gros bobos des usager·e·s ; tentent de faire coexister différents publics et usages des piscines ; animent différentes d’activités aquatiques ; apprennent les gestes qui sauvent aux enfants lors du Covid.

Les Maître-Nageurs-Sauveteurs de la ville d’Angers font contrairement aux mensonges distillés par certains grands directeurs 1407 heures sur les bassins et près de 200 heures de préparations pédagogiques à la maison et de maintien physique (il faut être en forme pour sauver) mais également plus d’une centaine d’heures non comptabilisées. ILS et ELLES font déjà bien plus que les 1607 heures, bien plus près des 1700 ou plus !

Ça c’est la vérité !!! Nous pouvons le prouver avec les emplois du temps. Mais pour cela il faudrait être honnête, sincère, ouvert à un vrai dialogue et non pas empreint de suffisance et de ne connaître la vie qu’à travers des directeurs payés plusieurs milliers d’euros par mois et des tableaux Excel.

On ne va pas s’appesantir sur les cours sans pauses, sans pouvoir parler aux parents sauf sur des temps libres ; ne pas pouvoir ne serait-ce qu’aller aux toilettes alors qu’ils et elles enchaînent parfois 5 cours pendant les périodes de congés ; les changements de postes nécessitant de se changer et d’enfiler un maillot de bain sec pour enquiller des heures de surveillances ; le tout en enchaînant. Toujours plus vite, toujours plus de productivité alors qu’ils travaillent avec des humain·e·s.

Un autre exemple ? En surveillance, pas de temps commun pour s’échanger des infos sur les usager·e·s : les turbulences de telles ou telles personnes ; l’agressivité d’un(e) tel(le) ; le manque de capacité à nager de tel autre alors qu’il est dans la grande profondeur, et cet enfant « choppé déjà deux fois à aller où il n’a pas pieds et sans adulte » ? Sans oublier celui ou celle qui vient « gu..ler » à tout bout de champ en disant qu’il connaît bien le maire … Sans info, comment surveiller sereinement ? En cas d’accident, le maire, les élu·e·s, les grands-directeurs seront responsables in-fine ? NON ! Ce seront les MNS et eux et elles seul·e·s. Tou.te.s les directeurs et élu·e·s se débineront de leurs responsabilités. La réponse est déjà prête : « Nous avons tout mis en œuvre en moyens humains et en matériels. Nous n’étions pas au courant » Et puis, pour celui/celle qui finit, il faut ranger son matériel, ses affaires et en théorie se changer et enfin partir en espérant qu’un usager·e. ou un chef·fe ne vienne pas lui parler.

Alors oui, les MNS ont osé relever la tête et dire stop aux cadences infernales, au mépris, etc. ! Car la mairie à demi-mot, parfois couvert d’onctuosité, veut les faire turbiner 200 heures de plus ou quasiment  !!! Sans augmentation. Alors qu’ils et elles sont déjà à plus en réalité !! Et la mairie veut encore leur en rajouter une (grosse) couche.

Alors si les MNS sont des terroristes qui « prennent les angevin.e.s en otage » (propos tenus dans la presse) ; que sont les élu.e.s qui racontent des fadaises consciemment ou non ? Qu’est-ce qu’un élu comme le Maire, Mme l’Adjointe aux personnels, le grand directeur d’un Centre Aquatique qui pratiquent le chantage émotionnel en menaçant de privatiser ? Y compris en plein Conseil Municipal ? En susurrant des faussetés ? Des Maître-chanteurs ? Des menteurs ? Les deux ? Hé bien ça promet pour un élu qui se rêve ministre depuis des années ?

Un·e membre de SUD CT 49

Grèves des maîtres nageurs sauveteurs à Angers

Dans le cadre de la loi de transformation publique, la mairie d’Angers souhaite s’attaquer à la légendaire fainéantise des fonctionnaires : des Maître-Nageurs et Maître-Nageuses en particulier. La mairie a donc décidé de s’en prendre au temps de travail en passant tou·tes les MNS aux 1600 h auxquels s’ajoutent les 7 heures de travail gratuit.
Cette loi, que Sud CT a combattu en son temps, permet normalement des aménagements en particulier pour les travailleurs et travailleuses ayant des horaires atypiques : travail fractionné, travail le soir et le week-end (1 sur 3 à Angers), jours fériés, avec de grandes amplitude horaires, dans des milieux à risques, etc. La mairie refuse toute prise en considération de ces facteurs.
Les MNS de la ville d’Angers soutenus par leurs deux syndicats SUD et FO, ont donc décidé de se mettre en grève le dimanche et ce, sans limite de temps.

Covid-19 : une année de travail confiné à Angers

A SUD CT 49 cela nous semble important de résumer cette dernière année si particulière. Dans ce tract, on vous propose une histoire condensée de nos et vos parcours pro à la ville d’Angers, Angers Loire Métropole et CCAS d’Angers ces douze derniers mois. Bonne lecture et évidemment SUD CT 49 reste à votre écoute si vous trouvez cette histoire incomplète et souhaitez apporter votre témoignage.

Samedi 29 février 2020, le Covid-19 est dans toutes les bouches. La crise pointe. Le gouvernement organise un conseil de défense à ce propos et une seule décision en ressort : passer en force pour faire adopter la réforme des retraites. Mais ça c’était le monde d’avant 

Quinze jours plus tard, branle-bas de combat. Les hôpitaux sont saturés. La vague pandémique nous submerge. Le jeudi, on annonce la fermeture des établissements scolaires. Le vendredi, réunion générale à la bibliothèque Toussaint à Angers, dehors dans le jardin des Beaux-Arts, situation sanitaire oblige. Alors que les bibliothèques universitaires et municipales annoncent un peu partout leur fermeture, les agent·es apprennent que l’administration compte laisser ouvertes les bibliothèques municipales la semaine suivante. Cela est reçu froidement, on évoque alors l’exercice du droit de retrait devant une décision qui semble ne pas tenir compte de la circulation du virus. Samedi 14 mars, les angevin·es prennent d’assaut les bibliothèques et leurs collections. Autant vous dire qu’on ne parle pas ce jour-là de masques, distanciation sociale, gel hydroalcoolique, etc. Le soir même, le Premier ministre baisse le rideau sur les bars et restaurants. Le lundi, c’est l’Président qui part en guerre (sic), nous parle du monde d’avant, du monde d’après et renvoie tout le monde à la maison dès le lendemain midi. Nous sommes le mardi 17 mars et s’ouvre une période inédite dans notre histoire récente : le confinement.

Confinement : Jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien

Au début tout allait bien, on nous annonçait que personne ne perdrait de RTT, les vacataires, habituellement les premiers sacrifiés en temps de crise, seront payés sur la base de leur temps de travail prévisionnel. Bref, l’heure est à la solidarité. Enfin pour le moment !

Le temps passe, les plans de continuité d’activité fleurissent, les réunions sont délocalisées sur Teams. Les cadres télétravaillent, les agents de base sont en autorisation spéciale d’absence (ASA), sur le terrain ou bien les deux. Comme au CCAS par exemple, les agent·es tournent en présentiel selon un planning établi par leur responsable pour assurer par téléphone l’accueil et le traitement des demandes d’aide alimentaire des usagers. Malheureusement le manque de transparence sur les critères a pu laisser un sentiment d’injustice, surtout au moment des comptes pour la prime Covid.

A ce moment-là, on ne sait rien de ce virus qui effraie tant les agent·es. Pourtant, sur le terrain, tous les jours, les Brigades-propreté de la Ville sillonnent les rues. Dans les Ehpad, il faut continuer à s’occuper d’un public, qu’on découvre en quelques jours être des plus fragiles, et sans toujours bénéficier des protections nécessaires.

Le service public est alors au cœur de toutes les attentions. On se met au balcon pour applaudir les soignant·es. Le service des déchets d’Angers Loire Métropole reçoit par paquet des dessins en soutien aux éboueurs.

Quelques jours suffiront cependant pour revenir au monde d’avant. Le directeur général des services appelle à faire-comme-d’habitude : prendre cinq jours de congés en avril. Le propos ne nous oblige à rien, la loi l’interdit, mais le ton est à la culpabilisation. Les consignes transmises par certains responsables de services dépassent l’entendement. En résumé, il est attendu que les agents précisent les cinq jours qu’ils souhaitent prendre pour ce vendredi 10 avril. L’obligation n’est même plus déguisée. L’obligation est là !

La confusion règne, le doute s’installe. Quelles sont les conséquences de l’ASA par exemple ? Bah on ne cumule pas de RTT entre autres. Hélas, cette information-là n’est pas clairement communiquée. Pire, certaines notes de service affirment même le contraire. Conséquence certain·es agent·es le découvriront que bien trop tard en novembre à leur dépend. La pilule est dure à avaler, surtout quand on a été placé·e dans cette situation administrative, quand bien même les chef·fes enjoignent à consulter ses mails et à dépanner une heure par-ci, une heure par-là. A travailler ni plus, ni moins. En effet, certains chef·fes de service, contre les décisions de la DG, ont choisi de déclarer en ASA des agents qui ont pourtant télétravaillé, car ils estimaient qu’ils n’en faisaient pas assez ! Nous avons pu faire régulariser quelques situations.

Les volontés ne manquent pas pourtant. Certain·es agent·es, contrairement à une image éculée, ne s’accommodent pas de cette situation. On demande à retourner travailler, on s’organise entre collègues pour les plannings, on se tient à disposition de l’administration. Parallèlement, de l’autre côté, on appelle les agent·es pour les redéployer dans les services en contact avec la population. Pour rappel, en avril, le monde est confiné, la crainte du virus est bien plus forte qu’aujourd’hui, on vient de passer plusieurs semaines sans voir personne, sans sortir de chez soi. Autant dire que le redéploiement de certain·es agent·es ne s’est pas particulièrement déroulé de manière apaisée. Une écoute plus attentive des collègues avant de les renvoyer en première-ligne aurait clairement été la bienvenue.

Déconfinement : bosse et tais-toi

Puis arrive le déconfinement, le 11 mai. Dans certains services, il est demandé de ne pas prendre de journées (de congés ou RTT). Oui, oui, la récré est finie, maintenant c’est au taf et on ne moufte surtout pas. On va le répéter, mais le confinement, ça n’a pas été des vacances. Certains, certaines en ressortent lessivé·es moralement. Et ce moral est particulièrement mis à rude épreuve quand des usager·ères vous invectivent à qui mieux mieux pour se plaindre que leur poubelle n’a pas été ramassée, que l’administration met un temps de dingue à traiter sa demande, etc. Les jours heureux ont le sale goût du monde d’avant.

L’été passe, l’automne arrive et la situation hospitalière redevient critique. On parle alors de reconfinement. C’est un peu comme le confinement du printemps pour les cadres : on bosse (de chez soi) en télétravail. Pour les autres, ce reconfinement est bien différent car ce coup-ci il est vécu au turbin. La journée dans le stress permanent de ne pas être cas contact le lendemain, le masque sur la tronche alors qu’on taille un massif de fleurs ou qu’on creuse un trou dans le bitume.

La DRH en cette fin d’année coupe et coupe. Ça coupe dans la gestion-des-temps (aka la GTA), les RTT des agent·es en ASA d’avril dernier disparaissent sans coup férir. D’un point de vue réglementaire, la chose est claire. Concernant l’information à l’agent·e, c’est plutôt flou. Comme nous l’écrivons quelques lignes plus haut, la communication n’a pas été faite en amont, alors que c’était connu dès avril, et nous aurions espéré de ne pas attendre d’être en fin d’année pour régulariser cette situation. Cela notamment aurait permis dès l’été, et qui plus est à l’annonce des Fêtes, de pouvoir faire des choix de congés éclairés.

Confinement saison 2 : L’amer Noël

Puis arrive la mi-décembre, là on est clairement à la veille des Fêtes, dans un fabuleux brouhaha, on annonce (ou pas explicitement) que le report des congés annuels après ce 31 décembre n’est plus possible pour les agents ayant été placé·es en ASA. Deuxième douche froide.

A ce jeu du qui perd-gagne, celles et ceux qui sont généralement victimes de la perte de RTT, ce sont les agents des catégories C et B. Parce que la collectivité n’a pas fourni le matériel ou la connexion Internet pour télétravailler : en sont-ils responsables ? Non ! Parce que leurs missions ne sont pas télétravaillables : en sont-ils responsables ? Non ! Parce qu’on a préféré untel plus que moi pour le télétravail : en suis-je responsable ? Non !

Rappelez-vous en avril de la mansuétude accordée aux vacataires. Pour ce deuxième confinement, l’administration générale l’est beaucoup moins. Désormais, cette dernière se retranche derrière la voie légale : pas de vacation = pas de rémunération. La double peine pour la cohorte de vacataires également étudiant·es contraint de devoir affronter une vie cloîtrée pour suivre un enseignement strictement dispensé derrière des écrans. La fermeture des établissements d’enseignement supérieur participe sans aucune mesure à cette précarité accrue. Alors les arguments réglementaires sont difficilement entendables. On ose cette assertion quand on constate que les différents responsables demandent constamment aux vacataires de les informer de leurs disponibilités. En plus des faux espoirs d’un hypothétique retour à la normale, il leur faut être continuellement disponible, pour ne pas dire au garde-à-vous. Cette injonction interroge vivement le lien de subordination ainsi entretenue entre les vacataires et leur employeur.

Nous avons aujourd’hui bien entamé 2021. On a toutes et tous l’espoir que cette nouvelle année sera enfin celle de jours plus favorables à la sociabilité. Nous continuons hélas à vivre cette crise sanitaire majeure. Les services hospitaliers sont toujours mis à rude épreuve et l’hôpital public continue à manquer des moyens nécessaires pour faire face.

La situation actuelle demande à que nous continuions à veiller aux un·es et aux autres. Ne vous mettez pas et ne mettez pas les autres, vos proches, etc. en danger. Restez sur vos gardes et soyez SOLIDAIRES ✊   

ASA et perte de congés à Angers : un cadeau de Noël bien amer !

Les inégalités de traitement se poursuivent à l’encontre des agents placés en ASA (autorisation spéciale d’absence) à un moment donné de cette année 2020, si particulière à bien des égards. Tout juste sorti de la hotte du Père Noël : le report des congés annuels après ce 31 décembre n’est plus possible pour les agents ayant été placé·es en ASA.

Cette information a été précisée la semaine dernière à la veille de la trêve des confiseurs. Pour tout dire, et de ce que nous en savons, dans certaines directions l’information n’a pas encore été communiquée aux concerné·es. La section Ville d’Angers, ALM et CCAS Angers de SUD CT 49, au même titre que les autres organisations syndicales de nos collectivités, ont interpellé la direction générale à ce propos. Cette dernière a pour seule réponse : « Effectivement, il a été précisé que ces mesures dérogatoires (report des congés jusqu’au 31 mars ou placement sur compte épargne-temps) ne s’appliquaient pas aux agents ayant été placés en autorisation spéciale d’absence pendant l’année 2020. Ils ne remplissent en effet pas les critères dérogatoires justifiant les reports. » Sauf qu’à ce point précis, cela coince ! Comment expliquer alors que ces critères dérogatoires ont pu être explicitement annoncés comme applicables aux agents concerné·es ? Pourquoi le point d’éclairage de la DRH sort seulement à cette date de l’année ? Pour résumer, des agents découvrent qu’ils vont perdre le bénéfice de leurs congés alors qu’on leur a clairement affirmé le contraire auparavant. Leur choix de congés en cette fin d’année n’a donc pas pu être pris de manière éclairée.

Dans un précédent communiqué, fin novembre, concernant la perte de RTT pour les agents ayant été placés en ASA et une régularisation bien tardive de leur situation dans l’interface de gestion des temps (GTA), nous avons écrit ce propos, qui reste hélas d’actualité : les inégalités sont décuplées. Nous constatons que celles et ceux qui sont généralement victimes de la perte de RTT, ce sont les agents des catégories C et B.

Parce que la collectivité n’a pas fournie le matériel ou la connexion Internet pour télétravailler : en sont-ils responsables ? Non !
Parce que leurs missions ne sont pas télétravaillables : en sont-ils responsables ? Non !
Parce qu’on a préféré untel plus que moi pour le télétravail : en suis-je responsable ? Non !

Nous nous en désolons d’autant plus que des agents en ASA pendant ce confinement ont alerté sur leur disponibilité à reprendre une activité. Voilà comme vous êtes récompensé·es pour votre implication !

SUD CT 49, section ALM, CCAS, Ville d’Angers

ASA & Perte de RTT : Une position difficilement acceptable !

Agents des collectivités de la Ville d’Angers, Angers Loire Métropole et du CCAS de la Ville d’Angers, si vous vous êtes retrouvé·s en Autorisation spéciale d’absence (ASA) lors du premier confinement au printemps dernier, vous avez récemment perdu des RTT après une régularisation de votre compteur-temps (GTA). Cela est tout à fait normal d’un point de vue réglementaire ! On vous explique.

L’ASA est une absence ni plus, ni moins. Cette situation est à considérer au même titre qu’un arrêt maladie pour faire court. Pour cette raison, vous perdez des RTT au prorata de votre absence. Car, en effet, l’acquisition de jours de RTT est liée à l’accomplissement effectif de durées de travail hebdomadaires supérieures à 35 heures. En résumé, vous ne travaillez pas donc vous n’ouvrez pas vos droits aux RTT !

Mais ! Car nous considérons à la section SUD CT de nos collectivités qu’il y a un “mais” à cette normalité réglementaire. La situation induite par cette pandémie Covid-19 n’aboutit à rien de normal. L’organisation et la communication dans les différents services en sont une preuve flagrante. D’un service à l’autre, des agents ont reçu une information lacunaire sur le fait que ASA = perte de RTT. Dans certains services, des documents communiqués indiquait même une information contraire, comme quoi en ASA vous ne perdriez pas de RTT.

A SUD CT, nous trouvons dommageable qu’à situation exceptionnelle, une réponse exceptionnelle ne soit pas donnée aux agents : ASA = aucune perte de RTT

A vous écouter, on découvre un florilège de positions hiérarchiques plus rocambolesques les unes que les autres. Dans des services, certain·es agents ont été mis·es en ASA sur le principe que leurs responsables considéraient qu’ils n’avaient pas suffisamment de tâches à remplir à la hauteur d’un temps complet. Alors que la direction générale a explicitement communiqué sur le fait que de simplement consulter, répondre à ces mails = télétravail.

Pour d’autres, les choix entre celles et ceux qui ont été mis·es en télétravail ou en ASA relevaient d’aucuns critères factuels. Autant dire qu’il est difficilement acceptable aujourd’hui de perdre des RTT alors qu’on n’a pas particulièrement demandé à ne pas travailler.

Les inégalités sont décuplées. Nous constatons que celles et ceux qui sont généralement victimes de la perte de RTT, ce sont les agents des catégories C et B. Parce que leurs missions ne sont pas télétravaillables : en sont-ils responsables ? Non ! Parce qu’on a préféré untel plus que moi pour le télétravail : en suis-je responsable ? Non ! Nous nous en désolons d’autant plus que des agents en ASA pendant ce confinement ont alerté sur leur disponibilité à reprendre une activité. Voilà comme vous êtes récompensé·es pour votre implication.

Quoi qu’il en soit, des agents “perdent” aujourd’hui des RTT. Des jours de repos qui pouvaient être escomptés pour les Fêtes à venir. L’année a été éprouvante et ces vacances vont être précieuses pour toutes et tous. Des congés que certain·es ne pourront peut-être pas prendre à la hauteur de leur espérance. Parce que des RTT leur ont filé récemment entre les doigts ou parce qu’ils ont pris ces cinq jours de congés début avril : alors qu’il n’y avait aucune obligation à les prendre !

A SUD Collectivités territoriales, nous aurions apprécié observer une once de bienveillance sur la non perte de RTT quand vous êtes en autorisation spéciale d’absence. (Mais peut-on encore croire au Père Noël ?)

SUD CT 49
Section Ville et CCAS d’Angers / ALM

ASA garde d’enfant, une étourderie à Angers ?


Nous recevions mardi, sur la boite mail de la section Ville d’Angers / CCAS / Angers Loire Métropole, une nouvelle note de la direction sur les positions administratives post-confinement.

Cette note nous informait, entre autre, de la possibilité de garder son enfant quand l’école est fermée, la fameuse ASA garde d’enfant, et ce jusqu’à l’âge de… 13 ans !

Nous étions fort étonnés de cette limite d’âge quand toutes les informations, tant de notre ministre de tutelle Olivier Dussopt en personne, que de différentes associations d’employeurs et d’élus territoriaux, ainsi que d’institutions telle que la FNCDG mentionnent de manière constante une limite d’âge à 16 ans.

Devant ce qui ne pouvait être qu’une coquille, nous avons fait part, dans l’heure, de notre étonnement à la Direction Générale. Apparemment nos camarades des autres organisations syndicales ont également réagit à cette étourderie.

Hier matin, un mail nous informe que « la collectivité a décidé d’élargir la disposition jusqu’à l’âge de 16 ans« . Devant tant de générosité nous avons décidé de passer l’éponge sur ce qui ne devait être qu’une faute de frappe d’un agent surmené…

Il faudra quand même faire attention : déjà au début du confinement la même erreur, involontaire aussi sans doute, sur l’âge limite de l’ASA garde d’enfants avait été inscrite dans une note de l’administration… Jamais deux sans trois ?

 

Quelques considérations de la section Sud Ct Saint-Barthélémy…

…sur les crises sociales et écologiques, les ordonnances, etc.

Le vol de congés prescrit sur ordonnance ! 

Mercredi 15 avril : tout en « remerciant » dans les médias les agent.e.s publics pour leur engagement dans ce qu’il qualifie de 1ère ligne face à la crise sanitaire, le gouvernement sort une ordonnance visant à leur voler des jours de congés ! Mélangeant allègrement ce que sont les RTT et les congés.
Nous constatons, ce que semble dire nos camarades de FO et de la CGT, et que ne dément pas la CFDT, que Monsieur le Maire a pris au tout début du confinement des décisions courageuses ! Les employé.e.s ne se voyaient pas sucrer les jours de congés et de RTT, y compris ceux posés et validés. Pour être honnête, nous étions même surpris !

Toujours est-il que l’ordonnance nous volant nos jours de congés fût publiée le mercredi 15 avril, la troisième réunion où les décisions municipales évoluèrent date du mardi 14 avril, soit la veille. Avant la publication de cette fumeuse ordonnance, tout un travail de lobbying y compris public, de certains regroupements de collectivités -tel France urbaine dont Angers fait partie- ; de l’Association Nationale des DRH des Grandes Villes, etc. ont fait leur travail de basse besogne libérale : faire payer les « petit-e-s », les travailleurs et travailleuses qui font tourner la machine des services publics. Le gouvernement Macron/Philippe ne fût sans doute pas bien long à convaincre. Il semble également que cette position fût partagée dans l’agglomération angevine.
Entre les notes du DGS et de la DRH de mars et les réunions du 1er, du 9 puis du 14 avril ; la position de la mairie a évolué, et ce, avant la publication de l’ordonnance. Ce n’est pas un jugement, c’est un constat.

De quoi le CODIR et les élu.e.s ont-ils peur ? Que les agents filent toutes et tous en vacances à la fin du confinement ? À croire qu’ils sous-entendent que nous perdions toutes et tous le sens du service public en ces temps si particulier. La constat est d’autant plus triste quand nous connaissons l’investissement de toutes et tous. Il suffirait comme le demande également nos camarades des autres organisations syndicales, d’élargir les possibilités pour le Compte Épargne Temps.

Désormais on nous incite à poser des jours. Incitation n’est pas obligation. Certes. Dans certains services et dans certains secteurs, ça se passe plutôt bien. Nous craignons que dans d’autres services, bien connus de la Mairie, cela risque de ne pas être de même. Nous avons même des témoignages relatant que parfois, l’incitation est présentée comme une évidence par la hiérarchie ; jouant même sur la culpabilisation. Et ce, pour des titulaires ! Nous n’imaginons même pas, ce que doivent ressentir les précaires en CDD qui espèrent leur renouvellement. Nous n’accusons pas la mairie, loin de là, mais entre le choix politique et sa mise en œuvre par toute une suite « managériale » (comme certain.e.s aiment à se nommer), la pression se fait, en général, de plus en plus forte à mesure que l’on est en bas de la pyramide hiérarchique et encore plus quand on est précaire.

Il y a fort à parier que cette possibilité n’existe que sur le papier pour tous et toutes les CDD. En sont bien évidemment exclu celles et ceux qui n’ont jamais de congés payés…

L’argent. L’ancien nouveau-monde est toujours en Marche…

Le gouvernement propose, avec le Projet de loi de finances rectificative pour 2020 de verser à certain.e.s une prime dans la « limite de 1 000 € par bénéficiaire » et « d’exonérer cette prime exceptionnelle d’impôt sur le revenu, de cotisations et contributions sociales d’origine légale ou conventionnelle, ainsi que de toutes autres cotisations et contributions dues (…) et ne sera pas pris en compte pour la détermination du revenu fiscal de référence ». Les employeurs ne versant aucune contribution non plus sur cette prime.

En gros, on continue vers ce toujours plus.

La seule récompense imaginable, c’est toujours le fric, le fric, le fric. Oui, il en faut ! Et surtout pour tout ceux et toutes celles qui tirent la langue dès le milieu de mois, y compris à St Barth. Mais défiscaliser, sans cotisation sociale, cela signifie autant d’argent qui ne rentre pas dans les caisses pour ensuite redistribuer les prestations sociales. Nous refusons cette logique individualiste.

Nous préférerions, que nos dirigeant.e.s inversent leurs processus intellectuel et décisionnel. Plutôt que de nous « punir » en nous enlevant des jours de congés ; ne serait-ils pas plus judicieux de donner des jours de repos en plus pour remercier les agents qui ont été obligé d’être au boulot en présentiel ? Et même pourquoi pas, celles et ceux qui sont en télétravail ? Ou, de faire voter une loi, ou même une ordonnance, faisant bénéficier d’heures en plus comptées dans l’annualisation ?

Comme l’affirment nos collègues de la CFDT, nous reconnaissons que la mairie semble essayer de prolonger les collègues en CDD. La collectivité pourrait ne pas le faire. Mais en l’espèce, M. Dussopt, notre Secrétaire d’État, préconisait de «les renouveler dans la mesure où les besoins existeront à l’issue de la crise épidémique. Il s’agit d’une contribution à l’effort de solidarité demandé aux employeurs publics pour éviter la création de situations précaires. Ces contrats pourront être renouvelés dans les conditions les plus simplifiées (absence d’entretien), par avenant, pour quelques mois, ou quelques semaines, pour les porter après la fin envisagée de l’état d’urgence sanitaire». Nous rappelons d’ailleurs que les décisions des ordonnances sont valable un mois après la fin de l’État d’urgence sanitaire… Nous espérons que ce sera valable aussi pour les contrats.

Pour les agent.e.s horaires/vacataires, pour elles et eux aussi il est préconisé, de la part de l’État de rémunérer ceux-ci en fonction du nombre d’heures qui auraient dues être effectuées ou de faire la moyenne des 3 derniers mois de salaire versés à l’agent.

Enfin pour la rémunération, nous citons le Ministère de l’Action et des Comptes publics : « Il est recommandé de placer les agents en autorisation spéciale d’absence (ASA) afin de maintenir leurs rémunérations en l’absence de service fait (télétravail impossible, compte tenu des fonctions exercées). Concernant les agents en congé de maladie ordinaire, le maintien du régime indemnitaire pourra être assuré, même en l’absence de délibération ».

Sur les sujets des contrats et de la rémunération, notre collectivité applique les directives gouvernementales. C’est tout à son honneur, mais rien de plus.

DE L’ART DE CACHER SES RESPONSABILITÉS 

L’art du « manager », des décideurs dans une société pyramidale comme la notre, c’est de se cacher derrière le niveau hiérarchique du-dessus…

Gageons que si nous n’y prenons garde, on voudra nous faire travailler plus. Le MEDEF et la Ministre du Travail ne disent pas autre chose quand il et elle osent dire, qu’il faudra sans doute revoir les 35 heures en travaillant plus, abandonner des jours fériés. Parions même, qu’on nous refera le coup de 2003, en disant que NOUS devons payer l’achat de masques, etc. en travaillant gratuitement une 2e ou une 3e journée. On saura et on sait nous dire qu’il faudra faire des efforts au nom d’une prétendue responsabilité ou d’une prétendue solidarité. Culpabilisation, pression, relayées dans les médias en donnant des jours de repos, en travaillant gratuitement, etc. Alors nos élu.e.s se cacheront derrière les décisions prises pour se laver les mains de leurs responsabilités.

Par contre les 25.000 morts, les vies et familles brisées par le  COVID-19 sont largement dues à l’impréparation de l’État mais aussi des collectivités.

Deux documents émanant de l’État, que nous pouvons fournir,  « Avis d’experts relatif à la stratégie de constitution d’un stock de contre-mesures médicales face à une pandémie grippale », remis en mai 2019 aux plus hautes autorités étatiques, affirme qu’en cas de pandémie, le besoin en masques est d’une boîte de 50 masques par foyer, à raison de 20 millions de boîtes en cas d’atteinte de 30% de la population. On y « parle » des fameux masque FFP2 qui manquent ; on y « parle » des fameux respirateurs qui manquent, etc.

Dans le « plan de lutte contre une pandémie grippale (rapport de 2011) » il est écrit en préface que tous ces plans de prévention et d’anticipation « intègrent une phase de préparation afin que chacun, dans son secteur de responsabilité, puisse être prêt, le jour venu, à faire face à la crise. Au-delà de l’État, le plan « Pandémie grippale » concerne l’ensemble des collectivités publiques, des professionnels de santé et des acteurs socio-économiques, qui participe de la réponse à la situation de pandémie. »

Nos collectivités, nos services de prévention, nos élu-e-s avaient donc un rôle crucial, fondamental… mais il n’est pas de petites économies. D’autant qu’il est listé, pages 12-13, « les actions permanentes » à établir. Pourquoi rien n’a été prévu dans la réalité ?

La réponse est limpide, claire : penser un autre monde est impensable avec nos technocrates qui ne connaissent le travail de gens de terrains que par le biais de tableaux informatiques, des élu.e.s « aux mains » d’un prêt-à-penser libéral pour des économies à court-terme.

Si nous constatons, qu’à Saint-Barthélemy d’Anjou, et ce avant le plan de confinement, des décisions furent prise très rapidement pour fermer les services, protéger les agent.e.s ; les réponses furent néanmoins faite, au pied-levé.

Des questions restent néanmoins en suspens. Où était le plan pandémie grippale ? Où était les stocks de masques à l’échelle de l’agglomération ?  Nous recevons parfois dans nos collectivités des notes nous expliquant comment sortir d’un véhicule, comment faire du vélo, mais rien, sur le virus qui gagnait le monde et se propageait. Pourquoi ?

Pour un monde « d’après », écologique, social et solidaire

Que les élu.e.s ne sont pas, en tant qu’individu, responsable de la pandémie, c’est une évidence. Le système libéral lui, est un élément non négligeable de la naissance des pandémies ou qui auraient pu le devenir (Ebola, SRAS, Mers…) avec la destruction des écosystèmes ; la proximité toujours plus grandes des humains qui empiètent sur le monde animal. Le Covid-19 a exactement cette origine. 

Par un relent raciste de bas étage, certain-e-s accusent les « chinois ». N’est ce pas oublier notre système industriel de production de nourriture, « bien de chez-nous » ? N’est ce pas oublier un peu vite la vache folle ; la grippe aviaire ; la peste porcine ? Les OGM ? L’artificialisation des terres agricoles ? La production intensive pour le maïs ou le blé ? Même l’eau potable est polluée par des résidus cosmétiques, chimiques. N’oublions pas les nitrates qui donnent cette jolie couleur verte aux plages. Les algues bleues dans des lacs, rivières et fleuves du département ? Les pesticides et autres perturbateurs endocriniens sources de tant de maladies. Des mairies parfois, tentent de s’y opposer, parfois plus-ou-moins symboliquement. Ce n’est souvent que de la façade.

Changer de modèle social écologique est nécessaire à notre échelle.

Contre le tout-bagnole, créer des infrastructures cyclables (ponts de franchissement, routes cyclistes, …) ; repenser le système des primes individuelles et incitatives aux déplacements doux ; puisque la mairie aime les moutons, pourquoi ne pas aller jusqu’au bout de cette logique et faire une ferme municipale qui produirait de la nourriture pour les cantines locales ? Certaines communes visent l’autonomie énergétique et alimentaire, et nous ? Plutôt que faire semblant dans nos entretiens individuels (refait pour le CIA), en nous demandant des pseudo projets qui ne seront jamais validé ; pourquoi ne pas demander aux agents quelles remédiations et quels projet collectifs locaux dans nos postes respectifs, nous pourrions imaginer et créer pour une société moins polluante ? Et pour une fois, ce serait nous écouter et nous laisser concevoir des projets par celles et ceux d’en-bas. SUD CT est un syndicat qui se revendique alternatif, de base mais aussi de classe. C’est à dire que c’est par l’intelligence collective de celles et ceux qui produisent et de leurs représentant.e.s, d’essayer de déterminer comment on doit les produire les richesses sociales

Sortir par le haut. Exemplarité des élu.e.s ! Arrêt de la destruction du service public !

Nombre de politiques estiment qu’il faut changer de logiciel de réflexion. Ça fait bien dans la presse. Ça fait bien, dans les prospectus électoraux. Cependant, nous le voyons l’ancien nouveau monde libéral, réfléchit et continue de le faire partout de la même façon. Les mêmes recettes sont à l’œuvre pour nous faire retourner travailler rapidement et produire toujours plus…

Plutôt que de faire de petites économies sur nos salaires et nous demander des efforts, entendons-nous un.e seul.e élu.e local, d’Angers Loire Métropole, départemental, régional ou national annoncer fièrement que lui ou elle aussi va renoncer à ses indemnités d’élu.e.s ? À notre petite échelle locale, entre indemnités d’élu.e.s, d’adjoint.e.s ou de M. le Maire ce serait plusieurs milliers d’euros d’espèces sonnantes et trébuchantes qui ne sortiraient pas des caisses. Les petites rivières faisant les grands fleuves, cette somme se chiffrerait en dizaine voire centaine de milliers d’euros pas mois à l’échelle d’Angers Loire Métropole avec les indemnités de M. Béchu, des membres du Bureau permanent, des vice président.e.s, de tous les élu.e.s.  Le sens de l’exemplarité ne devrait-il pas être la panacée de celles et ceux exerçant le pouvoir et surtout qui ont choisi de le faire ?
Nous, en tant que travailleurs et travailleuses titulaires ou précaires, en tant que salarié.e.s, nous vendons notre force de travail. Mais surtout, dans cette société, n’attendons-nous pas l’exemple d’en haut ? Nous oui. Et si ce choix local porté à notre échelle, servant d’exemple était élargi à une échelle nationale ou européenne, même temporairement, combien de millions seraient disponible ?

Nous le savons toutes et tous, l’État et les libéraux, au nom de la privatisation des bénéfices et de la collectivisation de ce qui ne peut l’être ; détruisent et continuent à vouloir détruire nos services publics, détruisent les organismes sociaux …

Par exemple, les précédents gouvernements comme l’actuel ont réduit le nombre de lits dans les hôpitaux, détruisent la Sécu en privilégiant les mutuelles privées, détruisent la retraite, etc.

Pour cela, divers moyens sont à l’œuvre dans les services publics : Partenariat Public-Privé, Délégation de Service Public, privatisation pure, mutualisation, non-renouvellement de départ des agents en retraite, etc.

À St Barth, le nombre d’heures complémentaires, lui, augmente sans arrêt, signe non-négligeable d’une précarisation toujours plus grande. Cette crise ne serait-elle pas l’occasion de remettre notre service public en état de marche ? Pour nous oui.

Ainsi, combien d’agents de nettoyage, surtout des femmes, sont en situation de grande précarité et doivent travailler par ailleurs ? Combien d’agents en CDD attendent depuis de longs mois une titularisation ? Mais on les balade d’excuses en jolis mots de patience. Ces mots sont une malédiction, donnant sans doute bonne conscience à celles et ceux qui les prononcent et qui y croient. Mais ces mots ne donnent pas un meilleur salaire permettant de mieux vivre. Les mots ne payent pas de « cotisations » servant à la Société. Les mots ne nous permettent pas de nous projeter dans l’avenir et de construire une vie. À force de mots, nous connaissons de nombreux et nombreuses collègues de St Barth qui ne pensent qu’à partir, emportant avec eux leurs compétences et une petite part de l’histoire, des connaissances locale.

C’est l’occasion pour la mairie de titulariser tous ceux et celles qui font tourner « la maison ». De demander au CDG 49 et à la CAP C de se bouger et de se réunir en urgence, même en visioconférence, pour titulariser nos collègues. D’augmenter les heures des contrats de nombreux agent.e.s, pour celles et ceux qui le souhaitent, car la pandémie n’est pas prête de s’arrêter. Il va falloir non seulement toujours nettoyer nos bâtiments mais aussi les désinfecter. C’est aussi à notre échelle que nous pouvons arrêter cette saloperie.

À SUD CT, nous pensons que la mairie, doit se donner les moyens humains. 

SUD CT : sud-ct-saint-barth@riseup.net

 

Obligation déguisée de prendre des congés à la mairie d’Angers

Vous êtes cordialement invités à prendre cinq jours de congés. La note de la direction générale de la Ville d’Angers, Angers Loire Métropole et CCAS est dans le respect des obligations réglementaires. On ne vous oblige à rien, mais le ton est à la culpabilisation. Les consignes transmises par certains responsables de services dépassent l’entendement. En résumé, il est attendu que les agents précisent les cinq jours qu’ils souhaitent prendre pour ce vendredi 10 avril. L’obligation n’est même plus déguisée. L’obligation est là !

De quoi la direction générale et les directeurs de service ont-illes peur ? Que les agents filent toutes et tous en vacances à la fin du confinement ! A croire qu’illes sous-entendent que nous perdions toutes et tous le sens du service public en ces temps si particulier. La constat est d’autant plus triste quand nous connaissons l’investissement de toutes et tous pour continuer à mener leurs missions.

Nous pensons tout d’abord à celles et ceux qui au quotidien continuent de collecter les ordures, maintenir en condition opérationnelle les réseaux d’eaux et d’assainissement, faire le portage à domicile des repas, l’accueil des usagers au CCAS, des enfants de soignants, etc. La liste est longue des agents qui s’investissent chaque jour. Nous avons une pensée toute particulière pour nos collègues des Ehpad. Puis nous avons aussi tous ces agents, qui sans activité, se sont proposés pour aller aider là où illes le pouvaient. Ces agents qui depuis chez eux continuent de (télé)travailler malgré des conditions dégradées. Nous avons aussi ces agents proposant de reprendre du service et qui s’organisent entre elles et eux pour se répartir les temps de travail. La situation actuelle appelle plus que jamais à la solidarité. Les agents de nos collectivités ont su prouver la leur en s’investissant pour assurer la continuité du service public.

En guise de remerciement, nous sommes incités, pour ne pas dire obligés, à prendre cinq jours de congés. Ce n’est pas comme si la très grande majorité avait déjà pris ou
eut l’intention de prendre ces cinq jours de congés pendant la période de confinement. En pleine pandémie, nous aurions plutôt attendu que la direction générale fasse aussi elle preuve de solidarité et apporte son soutien plein et entier aux agents de nos collectivités.

SUD CT 49
Section Ville et CCAS d’Angers / ALM

Voir la fiche technique de notre fédération : Peut-on m’imposer des jours de congés ? [spoiler : non]