STOP à l’externalisation des services publics

L’externalisation ! Marre d’entendre à droite à gauche l’excuse, quand ce n’est pas la menace, d’une prochaine délégation de nos services (publics). L’idée entretenue serait que le privé fera mieux que nous agents publics. Qu’on se le dise, ce n’est pas le cas ! L’autre idée serait de faire des économies. Sur ce point, on peine à comprendre la logique. Comment un acteur privé qui gagne sa croûte sur la rentabilité du service proposé, arrivera à proposer une prestation (oh le gros mot, on est d’accord qu’on préfère le terme de service à l’usager que prestation) à moindre frais d’argent public ? Honnêtement et sincèrement on n’arrive pas à répondre avec (notre) logique.

La logique, tout du moins leur logique, a été mise en lumière par la récente commission d’enquête du Sénat sur l’influence croissante des cabinets de conseil privés sur les politiques publiques. Cette influence croissante que nous vivons toutes et tous aujourd’hui dans nos collectivités territoriales. Pour tout dire, on n’arrive même plus à suivre. Audit à la piscine de Saint-Barth dans une optique à peine voilée d’une prochaine délégation. Menace d’une passage en délégation d’une autre piscine, Aqua Vita à Angers, lors de la dernière grève des maîtres-nageurs sauveteurs et sauveteuses de la Ville. Toujours à Angers on évoque une énième fois l’externalisation d’un bout du service informatique, au lendemain d’une cyberattaque qui a demandé et demande toujours aux agents de ce service une mobilisation accrue. Angers toujours et toujours, au CCAS pour ce cas-là, la presse locale annonçait récemment la prochaine externalisation du Service d’aides et d’accompagnement (SSAD) des personnes âgées dépendantes. La raison invoquée : le déficit budgétaire de ce service. On cherche encore nous même à comprendre ce que recouvre cet argument de « déficit ». Pour sûr par contre que l’externalisation de ce service entraînera un déficit de l’offre de service public à destination de celles et ceux qui en ont le plus besoin. Et ce n’est pas comme si l’actualité mettait en lumière la gestion déliquescente des acteurs privés de l’accompagnement des personnes âgées.

On arrêtera là cette liste à la Prévert. Reste qu’à SUD CT 49, on est persuadé que les missions de service public ont vocation à ne pas jamais tomber dans l’escarcelle du secteur privé. Pour la raison que le secteur privé, qui a toujours intérêt à tirer bénéfice de son activité, de rogner partout il peut, notamment dans les conditions de travail de celles et ceux qui seront conduit·es à réaliser ces missions de service public en délégation. L’externalisation a de cela qu’elle participe à la précarisation des salaires et des contrats de travail.

Travailler toutes et tous, travailler mieux, travailler moins !

Travailler toutes et tous ! Mais en fonction de ses capacités, en fonction de ses besoins. Que certain·es puisse croire qu’on peut vivre extrait et en marge de la société est une chimère. Dangereuse qui plus est. Nous sommes des animaux sociaux qui avons besoin de la relation et de l’aide de l’autre pour vivre.  L’évolution de l’Humanité est basée sur la Coopération, la Solidarité et l’Entraide quoiqu’en dise et affirme les ultra-libéraux. Et non pas sur le chacun·e pour soi. Travailler tou·tes c’est aussi dans notre société capitaliste libérale, des revendications que l’on peut porter ou réfléchir au quotidien : le salaire horaire unique (celles et ceux qui veulent plus, bossent plus… mais dans les limites légales !) ; le partage des primes voire même un système inversé de la valeur des primes avec un coefficient plus fort pour les plus bas salaires, pour les plus précaires ; idem pour une augmentation du régime indemnitaire pour les bas salaires.

Notons que sur l’enjeu des primes à moyen terme, notre syndicat est contre ! Pleinement contre, puisque ces primes habituent à l’individualisation des bonus, du salaire au lieu de se projeter dans le collectif. En effet, se projeter sur un temps plus long que l’immédiateté de ce qu’il ne faut pas perdre ou ne pas se prendre dans la gu#*le, permet aussi de réfléchir à comment essayer de contrôler son travail, comment y arriver ou tenter. Il faut bien l’avouer, cette réflexion collective sur l’avenir est de moins en moins présente dans le syndicalisme.

Travailler mieux ! Travailler mieux, plutôt que de supprimer le rôle des CHSCT, c’est renforcer leur rôle ; donner plus de temps aux agent·es élu·es pour pouvoir mieux préparer. C’est aussi pourquoi pas désigner par le collège des collègues dans chaque lieu de travail collectif une personne référente -autre que le responsable hiérarchique- une personne chargée de proposer, de suivre la protection des salarié·es. Avec des idées émanant du collectif et des individus. Avec, pourquoi pas, un temps dévolu à cette tâche. Mais cette protection ne devrait-elle pas être étendue à l’environnement ? Il serait tellement plus simple de construire à la base des propositions plus simples, plus écologiques, moins polluantes, plus réalistes en partant de la base plutôt que d’attendre des solutions théoriques venant de DGS ou d’élu·es parfois là par hasard. Interchangeable. Qui mieux que les travailleurs et travailleuses du terrain sont en capacité réelles de maîtriser l’outil de production des richesses sociales et la façon de produire ces richesses ?

Travailler moins : en fonction de la capacité de chacun (handicap), en fonction du taf (l’usure n’est pas la même en fonction de l’environnement de travail : chimique, physique, maladies pro y compris dans les bureaux, la charge mentale de certaines professions au contact de publics en difficultés). Il faut baisser le nombre d’heures travaillées pour tous et toutes. Et encore plus quand on vieillit ! (rajouter un jour de congés par dizaine ou juste baisser le nombre d’heures dans l’annualisation, plus soft pour les patrons). Ainsi certains camarades de Sud CT, ont pu ici où là revendiquer le rajout d’un jour ou deux de congés supplémentaires par décennies. Ex : T’as 30 jours de congés ordinaires jusqu’à 30 ans, puis 32 jusqu’à 40 ans, etc. jusqu’à la retraite (à 60 piges bien entendu, sauf pour les grand.e.s dirlos !! non je rigole !).

Ce ne sont que des réflexions mais qui devrait être présentes dans nos revendications, dans nos stratégies pour améliorer notre quotidien afin d’être moins passi·f·ves.

Historiquement, « notre » classe, celles et ceux qui produisent les richesses (peu importe lesquelles) ; c’est-à-dire celles et ceux devant vendre leur force de travail pour vivre ; a toujours revendiqué moins de travail, plus de salaires, plus de temps pour soi. À titre d’exemple, dans le journal La Voix du Peuple du 20/03/1904 :

Pour rappel et pour faire un comparatif plus récent par rapport aux désirs d’augmenter le temps effectif de travail quotidien (en ce moment dans la révision de la convention de la métallurgie), le patronat soutenu par le gouvernement tente de faire passer tranquillou une augmentation du temps maximal à 11 h par jour !! Déjà grâce aux lois votées par la gauche en son temps, le temps sur la semaine peut être augmenté dans les sites touristiques, l’été, etc. En 1848, oui oui 1848 !, un décret disposait que le temps ne pouvait dépasser 10 h à Paris et 11 heures en province… Alors oui, « les gros bonnets » ont toujours attaqué les réductions du temps de travail, le plus de congés, les meilleurs salaires, avec méthode eux. Près de deux cents plus tard, avec les gains de productivité énormes qui ont eu lieu depuis, on travaille toujours autant (sic).

S’approprier ses conditions de travail, réfléchir aux modes de productions est indépassable, incontournable. Mais pour cela, il faut aussi arrêter de geindre en salle de pause, et se bouger un chouïa !! L’article (ci-dessus) montre aussi une CGT de l’époque qui essayait de se donner les moyens de faire arrêter le travail, appelait sur le plus petit « atelier » à réfléchir comment obtenir satisfaction. Réflexion(s), perspective(s) à court et moyen terme, envie, énergie… mais pour et par tous et toutes celles et ceux qui taffent et de la base vers le sommet (qu’il faut niveler).

« Nous sommes en outre ce qu’ils ne sont pas : des révoltés de toutes les heures »

Il ne peut nous échapper à nous militant·es syndicalistes, mais également à de nombreux collègues, et bien souvent, à de nombreux travailleurs·ses en général, que nombre de grand·es ou petit·es directeurs·rices, nombres d’élu·es, nous humilient (Attention pas toute·s !). C’est-à-dire, selon le Larousse : « 1.Sentiment de quelqu’un qui est humilié, atteint dans sa fierté, sa dignité. 2. Sentiment de honte qui résulte de telle cause. 3. Acte, situation qui humilie, blesse l’amour-propre.« 

Au quotidien. Au détour d’une petite phrase, de grandes envolées, de petites décisions, de phrases sèches. Ces humiliateur·rices, le font parfois s’en sans rendre compte. Leur mépris est parfois aussi, total, viscéral, assumé. Ils humilient comme ils respirent. Nous en avons des exemples frappant en ce moment, par exemple à Angers avec la grève des MNS ou des anims. Dans les courriers, dans les propos tenus, tout est bon pour montrer leur suffisance, leur prétendu supériorité. « Il faut revenir à la raison » ; « il vous faut vous modérer » ; distribution de la parole et affirmation de leur propre prise de parole comme supérieure, menaces verbales et sous-entendus directs quand des agents précaires ou non, sont malades, chantage, mensonge en regardant les gens en face, refus du jour pour le lendemain de petites ou grandes choses qui sont invalidées du jour au lendemain… Dans d’autres collectivités, nous avons parfois des échos (suite à des demandes de conseils) en particulier sur les entretiens pros et des propos et mêmes ce qui pourraient être qualifiés d’insultes : « pleureuse » par exemple, de mémoire par un directeur de service d’une petite ville. On en est bien souvent là.

Ces humiliateur·rices ne comprennent rien à la vie réelle. Iels sont déconnecté·es du travail réel, c’est-à-dire du travail de terrain, et s’iels l’ont connu dans des temps plus ou moins lointains, ils et elles l’ont oublié. Déconnecté·es des douleurs infligés par le travail : dépression, fatigue, mal-être, boule au ventre, agressivité parfois -rarement- d’usager·ères mais qui laisse des traces, violence « managériale », course contre la montre permanente dans certains services, peur du CDD ou de la vacation non-renouvelée, manque de moyens qu’il faut pallier par habitude ou conscience, peur du passage en DSP (= délégation de service public), de la fin du mois difficile, maladies pros, etc. etc. etc.
Ils et elles sont déconnecté·es et ne connaissent le monde qu’à travers des tableaux, des notes de services, des réunions de Comités de Directions en prenant un café et en faisant de petites blagues entre gens de bonne compagnie tout en « gagnant » des milliers d’euros. Mais elles et eux, c’est mérité… Vous n’êtes que jalouses·x si vous pensez le contraire minaudent-iels. Iels pratiquent le chantage à la moindre occasion. Voir ainsi en Guadeloupe : « on » veut bien vous parler si vous cessez vos blocages ; voir à Angers avec le Maire et l’élue RH : « on » veut bien vous parler si vous cessez votre grève ; voir le ministre de l’intérieur qui verse des larmes de crocodiles devant un naufrage et la mort de dizaine de migrants : mais qui gère le capitalisme, le système économique, ne fait rien contre les fraudes, maintien des dictatures ? Etc.

Et le pire dans tout ça, c’est qu’il y a toujours des collègues, des camarades de syndicats mêmes qui appellent au calme, au PRÉTENDU dialogue. PRÉTENDU, en gros, en gras, en italique, souligné, surligné. PRÉTENDU, car c’est quasi tout le temps un monologue des dirigeant·es, quel que soit le niveau hiérarchique. Ils daignent – dans leur grande bonté « managériale !- parfois nous écouter, par le voie de responsables et d’interlocutrice·eurs bien défini·es. Pour eux et elles, le dialogue est constructif quand les agent·es, les travailleurs et travailleuses de terrains du réels, susurrent avec docilité « oui oui mon bon maître« . On ne parle même pas de syndicats comme nous qui essayent d’amener les principaux collègues en grève au contact des élu·es, des décideurs… ça les choque parfois. Ils et elles préfèrent leur petits ghettos de gens bien assis, bien chauffés, pas stressés par les contingences quotidiennes du travail de terrain.

A vouloir tout réduire à néant devant leurs désirs, leurs idéologies, leurs spéculations théoriques du haut de leurs « tours d’ivoire », ils et elles ne nous laissent bien souvent que la révolte désordonnée comme ultime râle. Cette violence aléatoire, ce cri de rage parfois salutaire mais à courte vue, est tout autant dû aux dirigeant·es sous leurs diverses facettes qu’aux organisations (y compris syndicales !) qui sont toujours dans la médiation plutôt que de relever la tête face à ce mépris des puissant·es et de tenter la mise en place d’un autre futur. Ce sont les émeutes dans certains quartiers, ce sont les émeutes dans les colonies, ce sont les violences de rues qui ont émaillé les manifs de gilets jaunes… Avec parfois leurs lots de grosses débilités comme s’en prendre à d’autres « petites gens ».  Des Jacqueries contemporaines en somme, qui parfois font trembler les pouvoirs, mais qui faute d’alternative ou de détermination sur le long terme, n’aboutissent pas ou peu. Et en face, les humiliatrice·eurs renforcent les moyens de répression, achètent à tour de bras des armes dites non létales qui éborgnent, qui mutilent et parfois tuent. Mais le dire est pour ces humiliatrice·eurs dérangeant, honteux, simpliste, « populiste ». Et le pire, face au mal-être général et au manque de perspectives, c’est que d’autres aspirant·es dirigeant·es sont aux aguets, prêt à bondir pour s’accaparer le pouvoir en se faisant passer pour des gens proches du peuple, proche de la misère mais en ne proposant que le recours à plus de libéralisme, de renforcement de l’autorité, de paradis artificiel (came, alcool, medocs, extrémisme religieux). Les Zemmour, Le Pen, Ciotti, les caïds et gros mafieux, les nationalistes de tous acabits, les fanatiques religieux, sont autant de symptômes plutôt que de remèdes. En France comme ailleurs.

Fernand Pelloutier, Fonds Monatte, Musée social

C’est pourquoi, comme disait Pelloutier, en décembre 1899, un vieux de la vieille, un syndicaliste de première, le gus dont la grande salle de la Bourse du Travail d’Angers porte le nom, « nous sommes en outre ce qu’ils ne sont pas : des révoltés de toutes les heures, (…), les ennemis irréconciliables de tout despotisme, moral ou matériel, individuel ou collectif, c’est-à-dire des lois et des dictatures (y compris celle du prolétariat) et les amants passionnés de la culture de soi-même. » C’est dire qu’il nous faut réfléchir, comprendre le monde dans ses diversités économiques et sociales, les analyser, appuyer sans cesse sur ce qui ne va pas… Et puis essayer d’obtenir plus de justice, d’égalité, de liberté (et pas la liberté des nationalistes et des fascistes qui sont dans la rue en ce moment) pour tous et toutes ! Cette lutte est émaillée de défaites, de duretés psychologiques, mais il faut « s’y tenir et, par la continuité de l’effort, obtenir dans une direction déterminée le maximum de résultats sensibles et présents » (Pelloutier toujours en 1899).

Toutes les avancées, dont nous profitons encore, malgré qu’elles soient sans cesse attaquées, en France (sécurité sociale, vacances, salaires théoriquement dignes, conditions de travail, etc.) qui ont existé au travers des siècles ont été arrachées et lâchées par les détenteurs des pouvoirs économiques, sociaux, culturels. Jamais par bonté d’âme, ou très très rarement.

Lettre ouverte à monsieur LE Préfet du Maine-et-Loire

Monsieur Le Préfet,

Notre Syndicat SUD CT 49 se permet de vous interpeller de la sorte.

Hé oui, syndicat de la territoriale, nous connaissons trop bien les méandres et les abysses des Fonction Publique pour ne pas répondre aux questions : « jouer la montre », se faire passer les courriers de services en services, interroger puis oublier, repasser le dossier au bureau d’à-côté, répondre à-côté, attendre l’arrivée d’une nouvelle personne pour ne pas engager celui/celle d’avant, etc. Y compris même aux élu·e·s (!!) qui vous ont interrogé sur le fait suivant :

Le dimanche 15 août 2021, en début d’après-midi sans doute, se tenait à Angers un match de foot de l’équipe du SCO contre les « parisiens » du PSG. Dans le même temps, des équipements collectifs de type ERP étaient ouverts dans la zone police de l’agglomération d’Angers.

Un peu après 11h, une piscine municipale où les agent·e·s devaient travailler pour gagner leur vie, un dimanche, férié qui plus est, ont récupéré un enfant fugueur de 10/11 ans, lourdement handicapé mental. Ne s’exprimant pas autrement que par des cris.

Les agent·e·s de cette collectivité ont appelé la police pour demander de l’aide, ne pouvant le laisser repartir seul, car il représentait un danger grave, imminent pour sa vie. Les élu·e·s de cette collectivité également appelé par les agent·e·s, se déplaçant et ne prenant pas à la légère leur missions aux services des citoyen·ne·s, ont fait de même.

Les forces de l’ordre par le biais de la Police Nationale, ont refusé de venir, car tous les effectifs (« les équipages » en jargon policier) étaient pris !!! La vie d’un enfant a été sciemment mis en danger.

Ce n’est pas la première fois qu’une telle situation de demande d’aide est faite et que la Police ne peut pas se déplacer. Par exemple, au Centre aquatique Aqua-Vita lors de la Braderie d’Angers voici quelques années.

Notre organisation syndicale, écoutant les propos tenus sur le manque de moyens des collectivités, le manque de moyens de l’État y compris par les élu·e·s de la nation, vous demande instamment de relayer auprès d’eux mais aussi de prendre les décisions suivantes qui vous honoreraient et seraient courageuses :

1/ Faire fermer les ERP, Établissements du département qui reçoivent du public et peuvent solliciter des secours lors de manifestations d’importances locales : telle une manifestation économique (la Braderie, le Marché de Noël, la Foire St Martin, etc.), lors de grandes manifestations sportives et d’importances nationales (voire plus) tel un match de foot ou même de manifestations syndicales ou sociales prévues et prévisibles.

2/ Force de proposition, pragmatique, notre syndicat attire votre attention qu’à l’inverse -puisque notre société n’a plus les moyens (!) ou envie de les avoirs – que ces matchs de foot en particulier puisqu’ils sont quand même récurrents, aient lieu que lorsque tous les ERP sont fermés, pas avant 22h30 en général.

En vous remerciant par avance d’une éventuelle réponse à nos questions et propositions,

Monsieur le Préfet, nous vous assurons de l’assurance de nos meilleures salutations syndicalistes.

Grève Piscine Angers : « Petit chantage et gros mensonges » ou au choix « gros chantage et petits mensonges »

Ce ne sont pas les possibles titres de romans de gare, c’est dans la vraie vie ce qui se passe à Angers.

Dans les piscines municipales d’Angers pour être plus précis pour les conséquences et dans les « jolis » bureaux capitonnées de la mairie centrale pour les décisions déconnectées de la vie de terrain.

D’une façon simple, entendable ; les MNS (Maître-Nageurs-Sauveteurs), ces hommes et femmes qui apprennent à nager aux enfants, aux adultes, accueillent et familiarisent les scolaires, surveillent et sauvent des vies ; soignent les petits et gros bobos des usager·e·s ; tentent de faire coexister différents publics et usages des piscines ; animent différentes d’activités aquatiques ; apprennent les gestes qui sauvent aux enfants lors du Covid.

Les Maître-Nageurs-Sauveteurs de la ville d’Angers font contrairement aux mensonges distillés par certains grands directeurs 1407 heures sur les bassins et près de 200 heures de préparations pédagogiques à la maison et de maintien physique (il faut être en forme pour sauver) mais également plus d’une centaine d’heures non comptabilisées. ILS et ELLES font déjà bien plus que les 1607 heures, bien plus près des 1700 ou plus !

Ça c’est la vérité !!! Nous pouvons le prouver avec les emplois du temps. Mais pour cela il faudrait être honnête, sincère, ouvert à un vrai dialogue et non pas empreint de suffisance et de ne connaître la vie qu’à travers des directeurs payés plusieurs milliers d’euros par mois et des tableaux Excel.

On ne va pas s’appesantir sur les cours sans pauses, sans pouvoir parler aux parents sauf sur des temps libres ; ne pas pouvoir ne serait-ce qu’aller aux toilettes alors qu’ils et elles enchaînent parfois 5 cours pendant les périodes de congés ; les changements de postes nécessitant de se changer et d’enfiler un maillot de bain sec pour enquiller des heures de surveillances ; le tout en enchaînant. Toujours plus vite, toujours plus de productivité alors qu’ils travaillent avec des humain·e·s.

Un autre exemple ? En surveillance, pas de temps commun pour s’échanger des infos sur les usager·e·s : les turbulences de telles ou telles personnes ; l’agressivité d’un(e) tel(le) ; le manque de capacité à nager de tel autre alors qu’il est dans la grande profondeur, et cet enfant « choppé déjà deux fois à aller où il n’a pas pieds et sans adulte » ? Sans oublier celui ou celle qui vient « gu..ler » à tout bout de champ en disant qu’il connaît bien le maire … Sans info, comment surveiller sereinement ? En cas d’accident, le maire, les élu·e·s, les grands-directeurs seront responsables in-fine ? NON ! Ce seront les MNS et eux et elles seul·e·s. Tou.te.s les directeurs et élu·e·s se débineront de leurs responsabilités. La réponse est déjà prête : « Nous avons tout mis en œuvre en moyens humains et en matériels. Nous n’étions pas au courant » Et puis, pour celui/celle qui finit, il faut ranger son matériel, ses affaires et en théorie se changer et enfin partir en espérant qu’un usager·e. ou un chef·fe ne vienne pas lui parler.

Alors oui, les MNS ont osé relever la tête et dire stop aux cadences infernales, au mépris, etc. ! Car la mairie à demi-mot, parfois couvert d’onctuosité, veut les faire turbiner 200 heures de plus ou quasiment  !!! Sans augmentation. Alors qu’ils et elles sont déjà à plus en réalité !! Et la mairie veut encore leur en rajouter une (grosse) couche.

Alors si les MNS sont des terroristes qui « prennent les angevin.e.s en otage » (propos tenus dans la presse) ; que sont les élu.e.s qui racontent des fadaises consciemment ou non ? Qu’est-ce qu’un élu comme le Maire, Mme l’Adjointe aux personnels, le grand directeur d’un Centre Aquatique qui pratiquent le chantage émotionnel en menaçant de privatiser ? Y compris en plein Conseil Municipal ? En susurrant des faussetés ? Des Maître-chanteurs ? Des menteurs ? Les deux ? Hé bien ça promet pour un élu qui se rêve ministre depuis des années ?

Un·e membre de SUD CT 49

Billet d’humeur en guise d’édito.

Tous les mois, adhérent·es et sympathisant·es de SUD CT 49 reçoivent une note d’informations par email. Retrouvez ci-dessous le propos introductif de son rédacteur en forme de billet d’humeur.
Dans son format original une multitude de liens supplémentaires est proposée et classée en différentes catégories : Répression et solidarité, santé et social, travail et après, actualités judiciaires touchant certain·es élu·es, territoriale et fonction publique, nos syndicats d’ici ou d’ailleurs, féminisme et patriarcat, antifascisme, international, histoire sociale.

Les marcheurs intrépides et autres zélotes de la start-up nation et de la destruction des Fonctions publique ont une ministre par l’intermédiaire de Mme Lombard de Montachalin. Ce ministère porte d’ailleurs en-lui même ce projet en novlangue libérale : Ministère de la Fonction de la Transformation et de la Fonction publiques. La « transformation » est à comprendre comme un nouveau synonyme de destruction comme l’est devenu « réforme« .

« Notre » ministre, dont « on » oublie complaisamment son nom entier de femme mariée, est née Bommier, diplômée de HEC et de la Kennedy School de Harvard en politiques publiques, marquée donc, par un enseignement dédié à la « public choice theory » c’est-à-dire à une régulation de l’État par la mise en concurrence, la Ministre est issue par son papounet  de la culture de l’encadrement dans les grosses boîtes. Papa ayant œuvré chez Elf, Danone et Coca-Cola. La sociologie, nous a laissé au travers Bourdieu par ex, de la notion de capital culturel. On est en plein dedans… Sa mère, elle, était infirmière, si c’était à l’hosto, c’est sans doute ça qui lui vaut sa grande connaissance de la Fonction publique ? Une partie des grands parents eux, ne sont pas éleveur de chèvre dans le Cantal ou de moutons sur le Larzac (et avec tout mon respect pour ces professions, mais c’est plus pour souligner leur passion, leur abnégation et leur refus de rouler sur l’or du productivisme), ni même producteur de quinoa bio chez nous. Non non, selonl’Obs de mars 2019, papy maternel présidait l’Etablissement régional de l’élevage ; son oncle, sa tante et ses cousins s’occupent aujourd’hui d’une exploitation de deux cents hectares, trois cents vaches laitières. Bien que je ne les connaisse pas, je doute qu’ils soient ou furent affiliés à la Confédération paysanne ou aux Travailleurs-Paysans d’antan.

La jeune Amélie, fera ses classes en qualité d’«économiste junior » chez BNP Paribas, avant de rejoindre Axa en 2014 où elle sera chargée de la « prospective et du suivi des politiques publiques », version euphémisée de la stratégie d’influence de l’entreprise à l’endroit des « décideurs » publics. En français courant, le suivi des politiques publiques par le copinage et essayer de les influencer par tous les moyens pour que ce soit rentable pour l’employeur. Ex-députée de l’Essonne LREM, elle avait été nommée secrétaire d’état aux affaires européennes suite au départ forcé de Nathalie Loiseau, avant d’hériter de ce portefeuille stratégique de la Macronie : après avoir taillé dans « le gras » de la Fonction publique -comme disait un ancien sinistre -. Nos Fonctions publiques, après n’avoir plus que la peau sur les os suite aux « réformes », nos libéraux toujours affamés, s’attaquent à la peau même des Fonctions publiques avec ce ministère si bien nommé : Ministère de la Fonction de la Transformation et de la Fonction publiques. Et si vous êtes curieux, regardez « l’URL », c’est encore plus honnête, il n’y pas ministere de machin chose, juste http://www.transformation.gouv…

Pour ça, les armes sont toujours les mêmes : blabla, grands mots et phrases fumeuses, embauches de managers, projets pas clairs et remises en causes incessantes des façon de faire, paillettes pour les administré.e.s, dédale bureaucratique, constater que ça ne fonctionne pas avec leurs idées et leurs pratiques puis nous faire porter le chapeau -nous les agent.e.s précaires, les titulaires, contractuel.le.s-  et recommencer. Les conséquences nous les connaissons tou.te.s : usure, parfois j’m’en foutisme sur comment est organisé le travail, départs volontaire de la fonction publique, l’apathie, la non-révolte, etc.

Mais revenons à nos moutons bio qui suivent le berger. Mme la Ministre.

De cette éducation et de ce profil très typé, on se bornera à rapporter (c’est dans l’air du temps) que certain.e.s prétendent constater que sa maîtrise des dispositifs du management privé est inversement proportionnelle à sa culture administrative, tout comme à sa connaissance de la machinerie étatique serait plutôt lacunaire. Le ton est ainsi donné, c’est par le saint esprit du management privé que nos administrations publiques s’engagent sur le chemin de leur modernisatrice rédemption, avec à la clé les externalisations et des DSP de mission requises vers le marché si naturellement rationnel et la précarisation croissante de l’emploi public, jusqu’à extinction d’un statut, honni par les amateurs d’agilité et de flexibilité. Place aux managers venus du privé ! Tremblez chef.fe.s de bureaux, sous-directeurs et directeurs ! La sphère publique sera désormais la terre de mission des agent.e.s contractuel.le.s haut de gamme issus du privé et frottés aux pires méthodes de « la gouvernance ». N’est ce pas le but des A++, des contrats de missions, et tutti-quanti ? La réponse est dans la question.

Quant aux personnels sous statut, ils verront bientôt et voient déjà arriver par vagues successives une armée de contractuel.le.s de catégorie C, corvéables et jetables à merci !  C’est d’ailleurs ce qui se passe ici où là dans nos collectivités ! On vire, pardon, soyons juste et précis,on ne renouvelle pas les contrats des agent.e.s en CDD, vacataires horaires, etc. En particulier tou.te.s ceux et celles qui ont des missions courtes. On ne fait même plus semblant comme au premier confinement. De toute manière, aucun surprise à avoir, puisqu’elle -la ministre- avait annoncé dans un entretien de mars 2018, en évoquant « le statut des fonctionnaires comme une entrave aux recrutements, (et) réclamait une « transformation managériale » pour « redonner des marges de manœuvre dans la gestion quotidienne, et donc une forme de liberté dans le recrutement des profils par exemple ».

Rappelons juste en passant, aussi imparfait que peuvent être les concours, qu’ils garantissent une certaine indépendance dans le recrutement, pour les usager.e.s et évitent -un peu, voire beaucoup parfois- les copinages malsains entre employeurs et employés suite à des recrutements. Nous devons avoir en mémoire les politiques pré-mafieuse qui ont existé dans certaines grandes villes que nous mettons en exergue dans les Notes d’Infos, dans les procès qui concernent parfois certain.e.s élu.e.s. (et non tou.te.s les élu.e.s ne sont pas pourris !!)

Regardons dans cette crise sanitaire que nous traversons, les ravages que cette idéologie managériale a déjà causé au sein de l’hôpital public, pour mesurer les dangers du projet dogmatique que porte Madame la (ex-future) ministre.

Regardons et tout un chacun peut se poser et répondre aux questions qui touchent les collectivités territoriales. Avec, dans les zones rurales en particulier, la délégation et l’externalisation d’un ancien service public, le ramassage des déchets. Est-ce que les coûts payés par les citoyen.ne.s ont baissé malgré les promesses ? NON. Cela même été multiplié avec l’invention de taxes additionnelles. Est-ce qu’il y a plus de ramassage des déchets ? Est-il plus simple d’aller à la déchetterie ? Autant de fois qu’on a en a besoin ? Par contre, malgré l’explosion des factures, est ce qu’il y a plus de personnel pour gérer nos déchets ou devons-nous, nous les usager.e.s de ce service qui devrait être public, en faire de plus en plus pour traiter nos déchets ? Qui a bénéficié de cette manne financière ? Au détriment de qui ? Allez je vous aide : au détriment du service public, des citoyen.ne.s, et même de l’environnement !

Une autre thématique, liée à la citoyenneté, l’éloignement des lieux de pouvoirs -locaux pour l’exemple- dans un espèce de brouillard incompréhensible pour le commun des mortel.le.s, des citoyen.ne.s et même de nombreux et nombreuses élu.e.s ! Au nom de l’argument éculé mais toujours utilisé de la simplification « du mille-feuille administratif », les ronds-de-cuirs détruisent les collectivités de base ou l’on vit (les communes) par des regroupements de communes, la création des EPCI que sont les agglos et autres métropoles et avec bien entendu les regroupements de métropoles, des collectivités de communes, de regroupements à la c.. , etc. Le tout avec des grands postes de grand.e.s directeurs et directrices, de chargés de communications, de secrétaires particulier.e et bien entendu bien souvent de menues indemnités pour elles et eux les grand.e.s élu.e.s -souvent dans une opacité fantastique- mais qui représente des RSA, ou des mois de salaires pour des agent.e.s en CDD ou titulaires ! Les petits ruisseaux font les grands fleuves ! En matière d’argent public aussi. Et pour nous les agent.e.s et les citoyen.ne.s : complexification, plus de paperasse, lieux d’embauche qui s’éloignent au fur et à mesure des réformes, avec moins de service public rendu… On peut même compléter la liste.

Bref, en terme de ministre, on est passé de Darmanin, ancien ou proche de l’Action française et accusé de viol ou d’agression sexuelle à une dame libérale, prête à manier le fouet contre nous. Ce surnom de « whip » (fouet) dans la novlangue libérale macronniene, elle le portait semble-t’il quand elle officiait à l’Assemblée. Libérale, non ! ULTRA-LIBÉRALE. À ce poste de « whip », rapporteur de la commission des finances en vrai, elle fut une défenderesse acharnée de la suppression de l’ISF mais de la hausse de la CSG ; s’est prononcé pour une forte baisse de la dépense publique (mais en conséquence une très forte hausse des coûts pour les citoyen.ne.s) ; elle veut aller encore plus loin sur les retraites avec une financiarisation toujours accrue. Les banques, les assurances, les gestionnaires de fonds, les intermédiaires et autres conseillers financiers n’ont pas alors dû sabrer assez le champagne assez puisque les ventes piquent du nez.

Hein, on ne va pas épiloguer. En tout cas, elle a toute sa place dans le gouvernement qui tend -et seulement en ce moment-, à totalement privatiser EDF ; ouvre à la concurrence les transports comme la RATP à Paris et sa banlieue ; qui détruit l’assurance chômage et réduit toujours plus les droits des chômeurs, etc. etc. etc.

NOTES d’Informations Syndicales et Sociétales – Avril 2021

Tous les mois, adhérent·es et sympathisant·es de SUD CT 49 reçoivent une note d’informations par email. Retrouvez ci-dessous le propos liminaire de son rédacteur en forme de billet d’humeur. Dans son format original une multitude de liens supplémentaires est proposée et classée en différentes catégories : Répression et solidarité, santé et social, travail et après, actualités judiciaires touchant certain·es élu·es, territoriale et fonction publique, nos syndicats d’ici ou d’ailleurs, féminisme et patriarcat, antifascisme, international, histoire sociale.

Être adhérent.e et militant.e de Sud CT 49, de la fédération SUD CT et de Solidaires, comme d’autres syndicats, n’est pas être à l’image de « notre président bien-aimé » et des professionnel.le.s de la politique, une sur-homme ou être une sur-femme. Provocateur ? Sans doute un peu ! Mais combien sommes-nous de militant.e.s (y compris d’autres syndicats, de l’ultra-réformiste et accompagnateur des politiques libérales au plus ultra-révolutionnaire) à recevoir régulièrement des consommateurs et consommatrices de syndicalisme : « faut m’aider », « vous êtes un syndicat », « vous devez le faire ». Comme si nous étions investi d’une mission divine, un peu mystérieuse ou tout simplement qu’il s’agissait de notre travail. Ben oui. « On » le fait. Sur un temps de décharge (obtenu suite à des élections, mais pour cela il faut être un minimum organisé) mais bien souvent avant ou après le boulot. On accompagne ; parfois on envoie balader. Sisi ! Mais combien aussi, nous dise (sans doute dans les autres syndicats également) faudrait faire ci ou ça ; vous êtes trop -ou pas assez- ceci ou trop cela ; vous êtes trop ou pas assez dur/radical/sociétal ; etc. Nous sommes ce que nous sommes… mais à SUD CT 49, surtout pas des professionnel.le.s. Nous militons « avec les tripes » pas parce nous sommes en décharge, que nous serions payés par le patron ou le syndicat. Chez nous, à sud ct 49, pas de permanent.e.s à 100%. Des individus qui pensent que rien ne sert de pleurouiller à longueur de temps et que notre seule possibilité de lutter au quotidien, de réfléchir à plus ou moins long terme sur ce que nous voudrions ou ne voudrions pas ; c’est de s’organiser !! Collectivement qui plus est. De partager nos infos, notre temps, nos capacités.
Combien reçoivent par ex cette Notes d’infos et n’adhèrent pas, tout en étant proche de nous (faisons un cas à part des camarades d’autres organisations syndicales qui souhaite recevoir cette Notes d’Infos) et en l’ayant explicitement demandée ? Certes, tout le monde pour X ou Y raisons ne sera pas militant.e, ne peut s’engager à faire un peu plus. On le sait.Cependant, adhérer -même symboliquement est important- pour les plus militant.e.s, ça nous pousse à faire un peu plus, à relancer la « machine » plutôt que de se dire parfois « à quoi bon ? « .

Mais d’autres formes existent !! Laisser traîner des tracts sur les voitures, dans les bureaux ; faire des photomontages rigolos/satiriques/moqueurs/provocateurs provoquant la réflexion ; refuser certaines conversations de comptoirs ou ce sont toujours les plus faibles à l’instant T qui en font les frais : le/la collègue qui tire au flan parce qu’il ou elle est mal au boulot ; celui ou celle qui est en arrêt pour une tendinite du petit doigt (exemple vécu 🙂 !) mais qui prouve que son taf le/la gonfle et surtout qu’on sait pas grand chose de sa vie ; les petites phrases sexistes/racistes/âgistes (les trop jeunes ou trop vieux), etc. et le dire avec tact ou pas, mais dire, STOP !… Et puis, plein d’autres moyens, en particulier dans la territoriale. Nos employeurs sont des as de la paperasse et de la bureaucratie, ont l’art de se cacher derrière le niveau hiérarchique du-dessus. Parfois, être ingénu.e et juste poser des questions ou demander à faire appliquer leurs Notes de services, les circulaires, les Règlements intérieurs, les lois met un bazar sans nom et permet d’obtenir des satisfactions immédiates (conditions de travail, temps de travail, organisation du travail).

Ce n’est pas râler tout le temps pour tout que d’être syndiqué non plus.
C’est juste être honnête, cohérent.e, avoir des valeurs, essayer que le monde aille moins mal. Et pour cela maugréer dans son coin, avec le copain ou la copine ne sert pas à grand chose.

Si comme tous les syndicats, nous assurons tant bien que mal le suivi juridique, l’assistance aux collègues, fournissons des conseils et des stratégies de luttes ou de résistances dans le cadre du travail face à des situations diverses, nous animons et relayons avec nos petits moyens les « grandes campagnes » (retraites, etc.). Nous avons « une volonté partagée de créer une force d’entraide ». Le syndicat est ainsi une sorte d’outil d’aide au quotidien. Mais attention, quotidien ne veut pas dire immédiateté !

Ce qui nous différencie, à Sud -comme quelques autres syndicats-, c’est avant tout des valeurs, un engagement, parfois sans faille. Un engagement qui amène nombre de camarades de Solidaires à des poursuites, à des tracasseries policières (ou gendarmesques), judiciaires et préfectorales nombreuses, y compris dans les plus hautes strates ministérielles. Clairement les valeurs de Sud et de Solidaires questionnent le système économique dans lequel nous vivons et nous prétendons qu’il faut le transformer.
Des camarades licencié.e.s car ouvrant trop leur bouche au gré de ministres et malgré le refus de toutes les instances ; des camarades bousculé.e.s ; des camarades intimidé.e.s, etc. Parfois de façon sournoise. Des camarades de Sud Ptt, de Sud Rail, de Sud éducation, de SUD Tas, de Pôle emploi, de Sud CT peuvent en témoigner.
Dans le cadre du travail, à Sud (en interne comme en externe), on aime pas suivre les chemins tout tracés ; nous avons (une saine) méfiance envers les potentats ou les apprenti.e.s dirigeant.e.s absolu.e.s. Chaque Fédération de Solidaires (Sud CT par ex), chaque Section départementale, chaque section locale dispose de sa propre autonomie. Forcément nous perdons parfois (souvent ?) du temps, de la réactivité mais nous évitons clairement les dérives bureaucratiques, la mise en place de superstructures syndicales éloignée des agent.e.s, des guerres de chef.fe.s qui défendent leurs décharges. Et ça, ce fonctionnement interne, est une sacré différence. Pouvons-nous un jour espérer modifier le système en reproduisant les aberrations

Nous intervenons également énormément dans le champ sociétal à Sud CT et à Solidaires. Avec la même détermination, avec pragmatisme : féminisme, migrations, droit au logement, contre le racisme, internationalisme, etc. Avec nos (petits) moyens et nos (petites) capacités. Nous voudrions faire tellement plus, nous pourrions faire tellement plus, mais… En tout cas, nous prétendons que transformer la société en profondeur (la double besogne de la Charte d’Amiens en 1906 pour les amateurs et amatrices d’histoire sociale) nécessité d’intervenir dans des zones qui ne sont pas directement du ressort du « travail ».  Cependant les sans-papiers, les migrants ne sont-ils pas des travailleurs ? Le Droit au logement ne touche-t-il pas des travailleurs et travailleuses, bien souvent précaire ? Ce logement dans les grandes villes du département comme ailleurs dans les campagnes, même celles et ceux ayant un salaire correct, ne rencontrent ils pas des difficultés ? Le chômage, et la peur du chômage, ne tire-t-il pas les droits de tous et toutes vers le bas ? Les services publics, le bien commun de tous et toutes, quel que soit son revenu, ne touchent-ils pas tout le monde ? Et l’environnement ? La bouffe ?
Alors oui, tant bien que mal, nous intervenons dans différents types de mobilisations, de lutte et ce, en tant que syndicat.

Vous avez reçu, voici quelques semaines, le compte-rendu établi de la participation de 4 camarades membres ou proches de Sud CT à Montgenèvre. Nous le savions, nous pouvions être en butte aux tracasseries policières et judiciaires d’autant plus qu’un syndicat policier de droite extrême avait la veille pondu un communiqué de presse réclamant de laisser les forces de l’ordre travailler en paix, sans les surveiller. Car pour eux, cela « est du harcèlement » et une « violence morale« . Mentant de façon éhontée et (18/03/2021 sur BFM TV) assurant « qu’à ce jour, aucune plainte ni enquête ne vise les policiers aux frontières à Montgenèvre.« . Communiqué repris le lendemain dans les grandes lignes par le ministre de la police, Mr Darmanin… Évidemment ou par hasard en fonction des avis. Alors que même la justice avait condamné récemment deux policiers de la PAF. Une affaire liée au lieu même de ce col de Montgenèvre et jugée grâce au courage remarquable d’un gamin !!! Alors que des témoignages de certain.e.s migrant.e.s, de certain.e.s citoyen.ne.s solidaires faisaient état de voies de faits, de menaces, de vols, de ruses, de violences parfois, etc.
Dénoncer ce qui ne va pas, malgré les grands discours bien souvent hypocrite et parfois mensongers des plus hautes autorités de l’État comme de certain.e.s élu.e.s locaux, est un devoir. C’est qui différencie une dictature d’un état démocratique et normalement de droit. Mais, c’est souvent encore trop… C’est aussi ça l’importance de s’organiser collectivement, avoir plus de force pour lutter, résister, proposer et créer.

Ainsi, un de nos camarades de Solidaires 05, actif dans les luttes syndicales à Gap dans les Hautes-Alpes est régulièrement en proie à ces tracasseries. Ainsi il fût convoqué pour avoir participé à un rassemblement en soutien à des personnes en garde-à-vue.
En effet, suite à notre maraude syndicale (Solidaires et Confédération Paysanne), le soir même un camarade de la « Conf » et un membre de « l’Association Tous migrants » étaient mis en garde à vue. 36 heures ! À notre retour, nous en parlions. Cela faisait quelques heures. On pronostiquait. Au-delà de 24h, souvent il existe des charges, parfois fantaisistes, mais forcément pénibles. Là, 36 heures ! Finalement, aucune poursuite ! Preuve qu’il s’agit bien de pressions policières…
Solidaires 05 avait donc appelé à un rassemblement symbolique en soutien. C’était encore trop pour certaines autorités !
Aidez les gens dans la montagne, en basket dans la neige et sans matériel adéquat serait une sorte de délit de Fraternité (et de sororité pour les camarades femmes !) pour la PAF et consort !! Puis participer comme l’a fait notre camarade au milieu d’autres personnes, suite à un appel syndical et citoyen, à un rassemblement de soutien aux gardés à vous, devrait être pour eux, possiblement un délit.
Nous l’assurons de tout notre soutien, bien lointain mais bien sincère. Mais aussi à tou.te.s les maraudeurs et maraudeuses solidaires.

Adhérez à Sud CT ou à Solidaires pour les isolé.e.s et retraité.e.s, c’est aussi soutenir notre action, nos valeurs claires, sans chichis et sans langue de bois. Quand bien même vous n’avez pas trop de thunes, vous êtes précaires, vous le pouvez, de façon symbolique. Les bulletins sont à retrouver ici

À chacun.e d’agir avec ces moyens, ses capacités, ses possibilités.

ASA garde d’enfant, une étourderie à Angers ?


Nous recevions mardi, sur la boite mail de la section Ville d’Angers / CCAS / Angers Loire Métropole, une nouvelle note de la direction sur les positions administratives post-confinement.

Cette note nous informait, entre autre, de la possibilité de garder son enfant quand l’école est fermée, la fameuse ASA garde d’enfant, et ce jusqu’à l’âge de… 13 ans !

Nous étions fort étonnés de cette limite d’âge quand toutes les informations, tant de notre ministre de tutelle Olivier Dussopt en personne, que de différentes associations d’employeurs et d’élus territoriaux, ainsi que d’institutions telle que la FNCDG mentionnent de manière constante une limite d’âge à 16 ans.

Devant ce qui ne pouvait être qu’une coquille, nous avons fait part, dans l’heure, de notre étonnement à la Direction Générale. Apparemment nos camarades des autres organisations syndicales ont également réagit à cette étourderie.

Hier matin, un mail nous informe que « la collectivité a décidé d’élargir la disposition jusqu’à l’âge de 16 ans« . Devant tant de générosité nous avons décidé de passer l’éponge sur ce qui ne devait être qu’une faute de frappe d’un agent surmené…

Il faudra quand même faire attention : déjà au début du confinement la même erreur, involontaire aussi sans doute, sur l’âge limite de l’ASA garde d’enfants avait été inscrite dans une note de l’administration… Jamais deux sans trois ?

 

Obligation déguisée de prendre des congés à la mairie d’Angers

Vous êtes cordialement invités à prendre cinq jours de congés. La note de la direction générale de la Ville d’Angers, Angers Loire Métropole et CCAS est dans le respect des obligations réglementaires. On ne vous oblige à rien, mais le ton est à la culpabilisation. Les consignes transmises par certains responsables de services dépassent l’entendement. En résumé, il est attendu que les agents précisent les cinq jours qu’ils souhaitent prendre pour ce vendredi 10 avril. L’obligation n’est même plus déguisée. L’obligation est là !

De quoi la direction générale et les directeurs de service ont-illes peur ? Que les agents filent toutes et tous en vacances à la fin du confinement ! A croire qu’illes sous-entendent que nous perdions toutes et tous le sens du service public en ces temps si particulier. La constat est d’autant plus triste quand nous connaissons l’investissement de toutes et tous pour continuer à mener leurs missions.

Nous pensons tout d’abord à celles et ceux qui au quotidien continuent de collecter les ordures, maintenir en condition opérationnelle les réseaux d’eaux et d’assainissement, faire le portage à domicile des repas, l’accueil des usagers au CCAS, des enfants de soignants, etc. La liste est longue des agents qui s’investissent chaque jour. Nous avons une pensée toute particulière pour nos collègues des Ehpad. Puis nous avons aussi tous ces agents, qui sans activité, se sont proposés pour aller aider là où illes le pouvaient. Ces agents qui depuis chez eux continuent de (télé)travailler malgré des conditions dégradées. Nous avons aussi ces agents proposant de reprendre du service et qui s’organisent entre elles et eux pour se répartir les temps de travail. La situation actuelle appelle plus que jamais à la solidarité. Les agents de nos collectivités ont su prouver la leur en s’investissant pour assurer la continuité du service public.

En guise de remerciement, nous sommes incités, pour ne pas dire obligés, à prendre cinq jours de congés. Ce n’est pas comme si la très grande majorité avait déjà pris ou
eut l’intention de prendre ces cinq jours de congés pendant la période de confinement. En pleine pandémie, nous aurions plutôt attendu que la direction générale fasse aussi elle preuve de solidarité et apporte son soutien plein et entier aux agents de nos collectivités.

SUD CT 49
Section Ville et CCAS d’Angers / ALM

Voir la fiche technique de notre fédération : Peut-on m’imposer des jours de congés ? [spoiler : non]

Mon petit-chef à moi est il un agent comme les autres ?

« Je suis M.NS., c’est-à-dire le gugus qui apprend à nager, fait un peu le pompier quand il dort pas sur sa chaise ou le flic quand il est réveillé par des ados turbulent-e-s ou que j’envoie prendre sa douche avant de se baigner « celui ou celle qu’est propre ».

Mais bon, je m’égare, hormis apprendre à nager qui me plaît vraiment bien, je suis un fan d’histoire sociale. Et là, ça, j’y passe du temps ! On y trouve toujours des pépites, des trucs et des machins qui font penser au présent.

Et là, tadaaam !… Pile poil deux trucs en lien avec les piscines ! Bon, pas du premier coup d’œil, mais au moins avec la direction de « ma » piscine.


extrait de La Voix du Peuple n°29 du 16/06/1901, hebdo de la CGT. Texte à propos de la construction d’un caserne à Angers.

Et celui-là :


extrait d’un article de La Sociale n°37 du 19/01/1896 (sur les allumettiers de Trélazé) pris sur le site d’histoire sociale : mouvementrevolutionnaireangevin

On a un petit-chef, comme je l’appelle, dans « ma » piscine. Gentil comme tout ! Une crème. Si, si. Un gars au poil. Il fait le tour de tout le monde le matin pour dire un bonjour. Il s’essaie parfois, de bon matin, un peu à l’humour en nous disant « bonsoir », ça prend pas trop en général, mais c’est gentillet. Le soir, il nous dit toujours au revoir… Attentif à notre santé, réceptif aux demandes.

Je vous vois venir. Méfiant comme des teignes, roublard-e-s comme pas deux ! Mais non, voyons ! Ne tirez pas de conclusions hâtive. Parfois, souvent même, il part après ou arrive avant nous. Il compte pas ses heures le petit chef. Faut dire qu’il est contractuel en CDD. Lui est à 35 heures, le grand chef à 38 ; mais dans la réalité ils en font beaucoup plus ; énormément plus. Mais on a pas le même régime indemnitaire non plus…

Bref ce petit chef, même s’il a du mal à comprendre que je veuille pas en faire plus pour les « usager-e-s » et que l’on est là pour vendre notre force de travail, ça se passe bien. Un mec sympa avec qui j’aurai même pu sans doute être copain autrement. Plein de truc en commun : pas fans des bondieuseries (un athée à l’ancienne) ; des goûts musicaux communs ; les voyages ; l’écologie ; l’antisexisme et osons même les grands mots, un refus du patriarcat ; le refus forcené de l’extrême droite et des nationalistes, etc. Mais, mais, c’est un chef. Comme dit une collègue, on est pas du même côté. Lui, nous commande. Lui fait appliquer les règles des grands directeurs-directrices, des élu-e-s. Encore, il aurait le courage de dire non… Mais comme il aime le dire, c’est rouage. C’est un fonctionnaire. Il obéit. Sagement. Servilement même. Il a peur de tout.

Arrivé dans la collectivité après nous, il est aimable comme pas deux, respectueux de nos coutumes. Il est ainsi souvent à l’amende. Sans rechigner, il amène des gâteaux, des friandises et autres douceurs. Chez « nous » on appelle ça « une T.G. ». Une tournée générale, mais sans alcool. C’est donné par les agents quand on constate une petite connerie faite par l’autre, le petit copain d’à-côté, pas bien grave (pas les grosses par contre !), qui ne prête pas à conséquence.

Faut dire qu’il est tête en l’air le petit-chef : il oublie les lumières, oublie ses affaires sur le bassin, perd ses machins et ses trucs, etc. etc. Parfois il oublie de mettre quelqu’un au ménage, il oublie une heure ou deux de ci-delà, mais pardon, faut lui dire. Voyons, il voit pas le mal, il s’est trompé… il remet sur le planning… sans barguigner, direct.

Un petit chef cool, il aime la culture, les arts, les artistes. Quand il veut faire une animation culturelle à la piscine, il essaye de venir travailler bénévolement !! Et là, il me dit : « Mais non, vraiment, c’est pour la culture. « XYZ » t’es vraiment parano, c’est pour la culture. » La Culture c’est important. Et il essaye gentiment, avec douceur de me faire passer pour un gros con de facho qu’aime pas les arts. Il en faut alors de la patience, pour écrire un tract et ainsi, qu’il accepte de travailler mais en étant payé !! Et qu’il demande des heures supp. Parce que c’est pas dans le temps de travail annualisé.

Et là, quand je lis l’article ci-dessus, je vois que rien ne change… j’ai beau dire aux collègues, c’est long de faire comprendre : ÊTRE VIGILANT, sur tout, il ne faut rien lâcher.

Quand on fait le bilan, il n’y a pas un mois où il essaie pas de rajouter une, deux ou trois heures sur notre temps de travail ou notre cycle de travail ; il n’y a pas un mois ou deux où il oublie de mettre une personne au ménage alors qu’il en faudrait deux. Pire, parfois, de nouveau, il tente d’inverser les rôles. C’est avec le camarade (de FO lui), qu’il nous met dans le rôle des méchants : on ne veut pas que la collègue en question affectée au ménage aie des vacances !! sisi ! Et prendre un-e remplaçant-e c’est pas possible ??

Et les contractuel-le-s c’est encore pire pour elles et eux. C’est jamais de sa faute : les heures manquantes sur les attestations pôle emploi, quand ils les ont ! : c’est les rh ; les heures supp. pour quand on travaille un jour férié : ah, « pas eu le temps, je suis vraiment désolé ».

Il est habile, le type. Il est même arrivé que je « gueule » un peu fort, que je comptais sur les heures supp., que je risque le découvert. Un peu de mauvaise foi ne fait pas de mal parfois ! Gentiment, tout mielleux, un peu gêné ou en se foutant de ma g… sans que je le voie, il me propose même au cas où, de me prêter de l’argent !… Tellement cool.

Le petit-chef, qui vient du privé, croit à la gestion horizontale. Ce n’est pas un chef autoritaire lui, nonnon. On fait des réunions. On discute organisation, etc. Si on est pas d’accord, c’est pas grave, si nos idées, celles et ceux qui travaillent au contact du public sont meilleures, ils en convient ; mais, si on oublie de lire le compte-rendu, hop, pas de chance, c’est pas forcément la bonne conclusion prise en commun. Conclusion qu’il remettra sans hésiter si on signale. « Ah oui, désolé ! ». Ça un nom ce truc de gestion des personnels (décidément je suis vieux monde, il paraît qu’on est des ressources humaines) : le management participatif ; le management collaboratif, etc. Mais dans tout les cas, que ce soit à la cool ou un petit chef autoritaire, au final, il y a toujours un patron qui prend les décisions. Un usager avec qui je tatassais, résumait bien la situation : « accepter ce type de gestion, c’est se mettre soit-même la corde au cou et serrer ».

Toujours vérifier, toujours être sur le qui-vive, toujours argumenter ; car lui, le chef, gentil ou pas, c’est un chefaillon et il hésite pas à nous le mettre dans les dents dès que l’occasion se présente. Comme dans les extraits de journaux du début. Avec les mots doucereux, avec bienveillance comme ils disent, mais « quand même … ton syndicat » ; « vous êtes dur avec moi ». Si le syndicat dénonce publiquement ou lui envoie un écrit pour dénoncer des manquements, on est des malveillant-e-s qui s’attaquent à lui. Par la magie de la sémantique, des phrases et des retournements de situations, il devient notre collègue. Un collègue (ce qu’il est au fond mais…) qui fait tout ce qu’il peut pour nous (ben tiens!) ; « t’as pas confiance en moi, tu as un problème avec l’autorité ? ». Que dire sinon : euh, … oui ! chef. Finalement, même si en théorie il aime bien l’horizontalité, là, on sent bien qu’il existe une hiérarchie. Toujours. Infime peut-être parfois, mais bien là, présente au quotidien.

Et c’est pas le tout. Avec la connerie d’équité, certain-e-s n’ont plus les mêmes droits ; c’en est la fin de l’égalité si on ne surveille pas, si on ne lutte pas.

Des droits pour chacun-e ; mais tous différents les droits… c’est ça qu’ils veulent les patrons, en résumant, des droits à la tête du client.

Certains se retrouvent ainsi avec des vacances imposées et sur des semaines hautes à poser en heures… ça se passe dans le service d’à-côté. Ils ont bien essayé, avec la bouche en cul-de-poule comme disait ma grand-mère, l’air pincé et mielleux. Notre petit chef et ses copains rh ont bien tenté de nous de faire poser des semaines à 42 heures au lieu de 38 heures correspondant à notre temps de travail normal moyen… Mais nous, on a résisté, gentiment, fermement, avec ténacité. Nous on les a gardé nos droits, pas le service d’à côté qui n’a pas voulu lutter.

Il y a fort à parier que certain-e-s d’entre-nous ne toucheront pas la prime au mérite, le C.I.A., une prime individualisée. Si c’est pour ma pomme j’en serais fier, comme d’une médaille au chocolat ; mais avec leur « bienveillance » ils/elles sont tout à fait capable de la donner à une grande gueule pour tenter d’acheter la paix sociale.

XYZ.

Anonymisé, parce que mon chef lit parfois le blog de sud ct !, comme aurait pu dire Renaud, à son époque révolté, c’est-dire s’il est cool ! »