STOP à l’externalisation des services publics

L’externalisation ! Marre d’entendre à droite à gauche l’excuse, quand ce n’est pas la menace, d’une prochaine délégation de nos services (publics). L’idée entretenue serait que le privé fera mieux que nous agents publics. Qu’on se le dise, ce n’est pas le cas ! L’autre idée serait de faire des économies. Sur ce point, on peine à comprendre la logique. Comment un acteur privé qui gagne sa croûte sur la rentabilité du service proposé, arrivera à proposer une prestation (oh le gros mot, on est d’accord qu’on préfère le terme de service à l’usager que prestation) à moindre frais d’argent public ? Honnêtement et sincèrement on n’arrive pas à répondre avec (notre) logique.

La logique, tout du moins leur logique, a été mise en lumière par la récente commission d’enquête du Sénat sur l’influence croissante des cabinets de conseil privés sur les politiques publiques. Cette influence croissante que nous vivons toutes et tous aujourd’hui dans nos collectivités territoriales. Pour tout dire, on n’arrive même plus à suivre. Audit à la piscine de Saint-Barth dans une optique à peine voilée d’une prochaine délégation. Menace d’une passage en délégation d’une autre piscine, Aqua Vita à Angers, lors de la dernière grève des maîtres-nageurs sauveteurs et sauveteuses de la Ville. Toujours à Angers on évoque une énième fois l’externalisation d’un bout du service informatique, au lendemain d’une cyberattaque qui a demandé et demande toujours aux agents de ce service une mobilisation accrue. Angers toujours et toujours, au CCAS pour ce cas-là, la presse locale annonçait récemment la prochaine externalisation du Service d’aides et d’accompagnement (SSAD) des personnes âgées dépendantes. La raison invoquée : le déficit budgétaire de ce service. On cherche encore nous même à comprendre ce que recouvre cet argument de « déficit ». Pour sûr par contre que l’externalisation de ce service entraînera un déficit de l’offre de service public à destination de celles et ceux qui en ont le plus besoin. Et ce n’est pas comme si l’actualité mettait en lumière la gestion déliquescente des acteurs privés de l’accompagnement des personnes âgées.

On arrêtera là cette liste à la Prévert. Reste qu’à SUD CT 49, on est persuadé que les missions de service public ont vocation à ne pas jamais tomber dans l’escarcelle du secteur privé. Pour la raison que le secteur privé, qui a toujours intérêt à tirer bénéfice de son activité, de rogner partout il peut, notamment dans les conditions de travail de celles et ceux qui seront conduit·es à réaliser ces missions de service public en délégation. L’externalisation a de cela qu’elle participe à la précarisation des salaires et des contrats de travail.