Nouvelle attaque contre le statut des MNS

Le Conseil National d’Évaluation des Normes (CNEN) est un bidule créé en 2017 dont le rôle est de préconiser des modifications des règlements et des normes des collectivités et à leurs établissements publics, avec l’objectif de faire des économies. Nul doute sur le fait que ces économies se feront sur le dos du Service Public, ses agents et ses usagers…

Dans son rapport de la séance du 13 juin 2018, les membres du CNEN préconisent entre autres : « pour la surveillance des établissements de baignade d’accès payant, de permettre aux titulaires du brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique, et non plus seulement aux porteurs du titre de maître-nageur-sauveteur, de surveiller les baignades. »

Source : rapport du 13 juin 2018

 

Publicités

Appel de Solidaires pour le 9 octobre

Solidaires confirme sa participation à la journée de mobilisation et de grève interprofessionnelle du 9 octobre

Le bureau national de l’Union syndicale Solidaires a décidé d’appeler à cette date de mobilisation. Nous partageons avec les organisations signataires du communiqué du 30 août (https://solidaires.org/Declaration-commune-CGT-FO-Solidaires-UNEF-UNL-du-30-aout) la nécessité de faire face aux attaques antisociales et idéologiques que continue de dérouler ce gouvernement.

Il faut construire le mardi 9 octobre comme une date interprofessionnelle qui puisse permettre à chaque secteur de la rejoindre, en travaillant ses revendications propres pour mobiliser et en évitant les dispersions qui ont pu exister au premier semestre. L’Union syndicale Solidaires est engagée depuis avril 2017 dans la construction d’une riposte d’ampleur à la politique de Macron.

Solidaires a pris le temps de débattre dans ses instances avant de décider de se joindre au 9 octobre, car cette date ne doit pas être une date isolée et sans perspective. Nous invitons l’ensemble des organisations syndicales avec les travailleuses et les travailleurs, dans les entreprises et les administrations, à l’échelle locale ou départementale à construire de la façon la plus unitaire possible cette journée en organisant le maximum d’assemblées générales. Le mouvement syndical doit être à la hauteur des coups portés contre le monde du travail.

Au delà, nous souhaitons que cette journée soit un point d’appui pour construire le rapport de force avec tous ceux ou celles qui le souhaitent, pour arrêter les politiques antisociales de ce gouvernement qui visent à présent nos retraites, l’assurance chômage, la fonction publique…

Il y a urgence à contre-attaquer !

Préavis de grève de la section de Saint-Barthélemy d’Anjou pour le 9/10

SUD CT Saint-Barthélemy d’Anjou : sud-ct-saint-barth@riseup.net

Objet : Préavis de grève 09 octobre 2018

Monsieur le Maire,

Conformément à l’article L.2511-1 ; L2512-1 et suivants du Code du travail, à l’article 10 de la loi n°83-634 du 13 juillet 1983, notre syndicat vous notifie un préavis de grève, suite à l’appel national lancé par différentes organisations syndicales et ce dans un cadre interprofessionnel.

Ce mouvement de grève est réalisé pour protester contre les différents politiques nationales et ayant des implications locales : retraites, précarisations, attaque contre les services public, le système de santé mis à mal, CAP 22, etc.

Ce préavis couvre l’ensemble des salarié-e-s de la collectivité de Saint-Barthélemy d’Anjou, quel que soit leur statut.

Comme vous avez pu nous le dire à plusieurs reprises et vous sachant particulièrement soucieux de la préservation d’un service public de qualité, basé sur l’Egalité de tous et toutes, un service public au service de tous les usagers ; nous serions particulièrement heureux, de vous accueillir vous et votre équipe, dans notre cortège syndical.

Recevez Monsieur le Maire, Mesdames les Directrices et Messieurs les Directeurs, l’expression de meilleurs sentiments.

RDS aménagements et équipements

Réunion de dialogue social avec le nouveau DGA Aménagements et équipements de la ville d’Angers et ALM du 5 octobre 2018.

On va essayer de publier régulièrement les compte-rendu de ces réunions de dialogue social.

A l’ordre du jour :

-Présentation de la direction de l’Espace Public et du nouveau pôle de transition énergétique et de son directeur fraichement recruté.

Pour résumé, cette nouvelle direction reprend le périmètre de la voirie auquel s’ajoute la Propreté Publique. Cette réorganisation ne fait que commencer. Nous avons insisté sur la nécessité de faire remonter l’expérience des agents de terrain pour éviter un décalage entre les idées de la direction et leurs mises en place concrète sur le terrain.

Le nouveau pôle Transition Energétique comprend notamment les directions Environnements Déchets et Energie. Pour l’instant on n’a pas grand chose à dire sur cette nouvelle organisation

-Réorganisation du services espaces verts (oui encore…) et mise en place de nouveaux horaires de travail aux cimetières.

Petite nouveauté bienvenue en début de sujet : les orientations politiques qui sous-tendent le projet de réorganisation. Pas de surprise néanmoins, il s’agit de faire plus avec autant de monde. Nous avons découvert au passage le bel euphémisme « isoposte » !  Comme il y plus d’espaces verts à entretenir, il sera fait appel à l’externalisation, c’est à dire le recours au privé, avec le risque de perte de compétences internes que cela implique.

Sur les nouveaux horaires des cimetières, si l’idée est entendable, nous avons demandé des garanties que les agents de terrain auront une certaine souplesse dans la définition de ces horaires, en fonction de la réalité de leur travail. Nous sommes opposé par contre à la suppression d’un poste de fossoyeur vu la charge de travail actuel. Nous sommes intervenus également pour demander que le poste administratif prévu soit un emploi permanent et pas temporaire, vu l’expertise nécessaire pour ce poste.

-Les astreintes au service Eau et assainissement.

N’ayant pas eu de retours d’agents sur ce point nous ne sommes pas intervenus.

Une liste SUD-CGT à Cholet

   SUD – CGT

VILLE CCAS DE CHOLET

UNIS POUR MIEUX VOUS REPRESENTER

Solidaires dans nos revendications pour un maintien du service public de qualité et des conditions de travail depuis de nombreuses années,

les syndicats SUD – CGT s’unissent pour vous représenter aux prochaines élections professionnelles du 06 décembre prochain.

Les représentants SUD – CGT travaillent à vos cotés et connaissent la réalité du terrain.

Voter SUD – CGT

c’est se donner les moyens de défendre les droits et les intérêts de tous les salariés, de gagner sur vos revendications, d’intervenir dans les choix pour un meilleur service public pour tous.

REDONNONS DU SENS

AU TRAVAIL

sud-ct-cholet@laposte.net

cgt-mairie@choletagglomeration.fr

Tout travail mérite salaire

Saint-Barthélemy d’Anjou, le 04 octobre 2018

Monsieur le Maire,
Monsieur le Directeur Général des Services,

OBJET : précaire / attestation pôle emploi

 

Monsieur le Maire, par ce courrier nous faisons part de notre surprise et de notre effarement.

Ce qui semblait être un mauvais souvenir pour les multiples contractuel-le-s qui servent la commune semble de retour en cet fin d’été.

Non seulement les heures complémentaires, les heures supplémentaires n’ont pas été payées en temps et en heures, ce qui est problématique pour elles et eux, mais en plus plusieurs de ces contractuel-le-s n’ont même pas eu leur attestation pôle emploi !!!

Selon l’article R1234-9 du Code du Travail : « L’employeur délivre au salarié, au moment de l’expiration ou de la rupture du contrat de travail, les attestations et justifications qui lui permettent d’exercer ses droits aux prestations mentionnées à l’article L. 5421-2 et transmet sans délai ces mêmes attestations à Pôle emploi ».

La non-délivrance ou la délivrance tardive de ce document « est un comportement nuisible entraînant un préjudice justifiant l’allocation de dommages-intérêts » (Cass. soc. 4 avr. 2006, n° 04–47785 ; Cass. soc. 13 févr. 2007, n° 04–48754 ; Cass. soc. 9 avr. 2008, n° 07–40356 ; Cass. soc. 15 déc. 2010, n° 08–45161 ; Cass. soc. 5 juil. 2011, n° 10–30465), même si le retard est de courte durée (ici 8 jours : Cass. soc. 17 sept. 2014, n° 13-18850), même si le salarié a pu accomplir les formalités nécessaires à son inscription au chômage (Cass. soc. 7 juil. 2010, n° 09–41177).

Au-delà de ces arguties juridiques sur d’éventuels dédommagements de préjudices subis, ce ne serait pas une publicité favorable pour l’image de la commune. Pire, à l’heure actuelle, des contractuel-le-s commencent à se demander quel est l’intérêt de venir travailler plus, si c’est pour avoir des soucis ensuite pour les déclarations et le suivi avec Pôle emploi.

D’une façon plus large, peut-être, à l’image de nombreux services, le service RH est-il en sous-effectif ? La charge de travail est peut-être trop lourde ? Les moyens techniques au services des collègues ne sont pas efficients ?

En espérant que ces dysfonctionnements graves pour les collègues précaires puissent être résolus dans les meilleurs délais ;

Nous vous assurons Monsieur le Maire, Monsieur le Directeur Général des Services de nos meilleurs sentiments.

Par ordre et pour SUD CT Saint-Barthélemy d’Anjou

À Camélia, à Dani.

Je pensais à écrire depuis quelques temps. Et puis hier, samedi 29 septembre 2018, sous le pont « Confluence » à Angers, lors de le moment en souvenir de Camélia et Dani, je m’y suis résolu.
Dani, vous en avez entendu parlé, vite fait. J’en suis sûr. Probablement sans y faire attention plus que ça, au détour d’une conversation, d’un article de journal.

Dani s’est noyé. Le 8 juillet 2018.

Les français qui le connaissait, on l’appelait Daniel. Il vivait en France, à Angers, souvent à Saint-Barthélemy depuis plusieurs années. Avec sa famille, avec ses proches, avec ses semblables, il vécu dans les zones grises de l’urbanisme : sous le pont près de Géant, dans le bidonville qui fut rasé pour faire place à la future piste cyclable ; dans la réquisition appelée « les parpaings perdus » : un ancien immeuble en face Géant et pied-de-nez de l’histoire des miséreux près du nouvel accueil de nuit.

À Saint-Bart, il vécu aussi à la réquisition du « Chêne-Vert », un vaste ensemble d’habitations qui servaient autrefois de logements aux pompiers mais que par la magie de la rentabilité, des règles européennes et des lois françaises, ils abandonnèrent.

Daniel, Camélia mais aussi d’autres rroms de Roumanie, des kosovars, des français vécurent là. Ce ne fut pas toujours rose, pas toujours glorieux, ce ne fut pas toujours simple. Mais les gens y avaient un toit sur la tête, un lit, parfois un cours de français, une cuisine par appartement, un accès aux soins, une ou deux fêtes collectives et de l’eau. De l’eau potable !

Ce complexe qui aurait pu loger des centaines de mal-logés, de gens à la rue, aurait même pu servir de point d’accueil de jour.

Puis l’été arriva. Monsieur Gillet, patron du SDIS et du département, a dû se dire avec d »autres que la blague avait assez duré ; la misère est sans doute moins terrible l’été.

Ceux qui n’eurent pas trop peur de la police, restèrent et se firent expulser.

L’immeuble resta vide. Le SDIS paya des milliers d’euros pour faire surveiller ses immeubles, les anciens logements de fonctions en ville, par des sociétés de gardiennage. L’argent il y en a. Pas pour tous.

Oui, il faut protéger la propriété vide depuis des années, malgré les engagements à partir, dès qu’un projet verrait le jour, malgré les engagements à payer un loyer et l’eau, la fameuse eau. Rien n’y fit.

Daniel, Camélia et d’autres, vécurent, survécurent sous des bâches, puis des tentes. Les premières caravanes arrivèrent pour abriter. La débrouille, la survie au jour le jour.

À la rentrée scolaire 2017, Camélia, Daniel et une trentaines d’autres : des bébés, des enfants, des ados, des parents ; toujours les mêmes, revinrent s’installer à Saint-Barth. Ce fut la « Rromanerie », boulevard de la Romanerie.

Et c’était reparti. L’inévitable cycle. Profiter de se poser, du répit. Combien de temps durerait-il ce répit ? Même l’huissier, militant élu de l’UMP puis des Républicains dans le département, au sud du département, à proximité de la Loire, ne put s’empêcher une réflexion, sur ces pauvres. Un moment de compassion, un bref retour à l’humanité.

Mais qui de lui ou de nous possède le pouvoir ?

Pendant ce temps, il faut faire vite. Vite rescolariser les enfants. Vite essayer de retrouver les papiers perdus. Vite refaire les attestations disparues au gré des expulsions. Vite essayer de retrouver un travail. Vite, vite, vivre, essayer de se raccrocher : pas de larmes, il y a les enfants, pas de larmes, il y a les soutiens, les français, nous autres les syndicalistes aussi : vite nettoyer, vite arrêter de faire 500 gosses car faut les faire grandir ; vite, faut travailler ; vite les dossiers DALO, SIALO. Et les poubelles ? Bah oui, ça s’entasse quand l’agglo veut pas mettre de poubelles.

La survie reprend le pas. Ses tensions, ses joies. L’automne commence à se dérouler. Et puis, merde, peut-être une épidémie de gale. Comment faire ?

Quand on a des thunes, mêmes pas trop, un boulot, un revenu de remplacement, on arrive à se faire soigner. Mais là, personne. Des acteurs de la prévention, du travail social, parfois les larmes aux yeux, qui disent ne rien pouvoir faire, parfois n’avoir rien le droit de faire.

Encore une fois, se démerder.

Et puis, un jour, comble de la bassesse, L’agglo, pardon Angers Loire Métropole coupe l’eau. Un chiotte, une salle-de-bain, une cuisine pour 30 ou 40 personnes ; sans eau…

Les mensonges des grands chefs d’Angers Loire Métropole, les petites et grandes lâchetés des élus qui ne font rien. Des citoyens européens sans eau, qui pourraient avoir le droit de vote. En 2018 ! Heureusement, toujours les micro-solidarité, des enseignant-e-s permettent aux gamins qui vont à l’école, de venir, avant la classe, de se laver. Geste d’humanité, de micro-résistance. Encore un.

Daniel lui est trop grand. Comme les adultes faut aller chercher l’eau, tous les jours, tous les deux jours. Nous, de temps en temps, une fois, deux fois, parfois plus, parfois moins, on remplit une voiture de packs d’eau. Touché, sentant l’injustice dans leurs chairs, des gamin-e-s de syndicalistes, de militant-e-s, payent une tournée de packs, avec leur argent de poche. Une micro-solidarité, une de plus.

La réponse de nos organisations syndicales, elle, ne fût jamais à la hauteur des enjeux, mais, il y a tant à faire, par ailleurs, pour résister au rouleau compresseur libéral, au marteau piqueur individualiste. Passons.

Les beaux-jours, au printemps 2018 revinrent.

Pour Camélia, la manche était sans doute, moins pénible. Seule, pas de voiture, impossible de chercher du taf dans les champs, les vignes comme certain-e-s. Daniel, lui s’essayait à la pêche.

La vie se poursuivait, se reconstruisait. Des dossiers, grâce à certain-e-s camarades, avançaient. Les attestations de travail, les rejet de demande de logements sociaux, tout une vie de misère s’écrivait, se réécrivait, rentrait dans les cases des dossiers DALO, SIALO.

Pas pour Daniel, pas pour Camélia.

Et puis avec les beaux jours, la peur revient : le spectre de l’expulsion, la rue, les cartons, le froid, la pluie. Qu’est ce qu’on peut devenir ainsi ?

Et ce qui devait arriver  arriva dans notre p….. de société : l’expulsion.

Liberté, Égalité, Fraternité…

Début juillet 2018, en France, à Angers, on remit à la rue des familles. Ils commettaient un délit grave, menaçant la société toute entière : ils survivaient. Dans une maison de l’agglo, abandonnée depuis près de 10 ans, où il n’y avait aucun projet à court ou moyen terme. C’en était trop pour la bonne société.

Il faisait beau en cet été 2018. Très chaud même. La canicule.

Sans logement, on ressent aussi la chaleur.

Daniel connaissait un coin de pêche. À la Daguenière.

Au diable la manche sans doute. Il fait chaud.

Au diable la recherche… la recherche de quoi au juste ? D’un logement, d’un travail, d’une voiture, d’un petit copain-e- ? Il fait chaud.

Tout le monde à la Daguenière !

Mais Daniel, comme ses semblables, a oublié qu’il est pauvre. Un des plus pauvres parmi les pauvres, pas français de surcroît. Il a la chance d’être européen, c’est moins pire que somalien, éthiopien, etc. Mais ça ne suffit pas.

Tout maître-nageur le sait. Je le sais. Quand on est pauvre, très pauvre, on ne sait pas nager, rarement.

Daniel ne fait pas exception.

Il faisait chaud, très chaud ce dimanche 8 juillet 2018.

Les enfants et les bébés, je les imagine devaient rire. Un nouvel endroit. Trop bien. Merci Daniel !

Les quelques parents, les quelques adultes, comme Camélia devaient un peu lâcher prise. Un peu. Avec l’âge, on sait que la réalité nous attrape toujours trop vite. Que les dirigeants que ce soient M. Béchu, M. Gillet, eux ou bien d’autres ne vous feront pas de cadeaux. À croire que quand on a rien, c’est déjà trop pour eux. Je ne parle même pas des petits fachos angevins qui jettent des pierres ou des bouteilles vides en criant « la France aux français », sur des tentes, des abris de fortunes. Est-on, moins français qu’eux, qu’on a 16 ans, vécu au moins la moitié de sa vie ici ? Et dans cette moitié, la plus grande part sur le bitume et les chemins de la ville « où il fait bon vivre » selon L’Express : Angers.

Que fait-on quand il fait chaud ? Très chaud. Quand on étouffe. Quand on souffre aussi de la soif. On se rafraîchit, on met les pieds dans l’eau. On s’arrose sans doute un peu. Les ronchons ronchonnent de se faire arroser, les rigolards rigolent. Comme tout le monde, comme chacun d’entre-nous. La marmaille est sans doute tumultueuse, joueuse, heureuse de l’instant.

Et que fait-on quand on est ado ? On en fait sans doute un peu plus que les autres. Il faut se démarquer, c’est normal, c’est la vie.

Daniel, à sans doute très chaud, trop chaud. C’est la canicule. Il est un pauvre parmi les pauvres.

Il rentre dans l’eau, dans la Loire.

Il fait chaud.

Il va trop loin.

Daniel est mort, noyé.

Sous les yeux des ses proches. Sous les yeux de Camélia, sa mère.

Le même jour, d’autres pauvres parmi les pauvres se noient. Un peu plus haut sur La Loire, des somaliens.

Camélia est désormais seule.

Sans doute croyante, comme beaucoup de rroms, elle espère. Son fils ne s’est peut-être pas noyé, le choc lui a fait perdre la mémoire.

L’hypothétique dieu des chrétiens, comme celui de beaucoup d’autres, est impitoyable.

L’été passe.

Peu à peu, dans son campement de fortune, Camélia, dévastée, rongée, doit se rendre à l’évidence.

Une dernière manif, un dernier rassemblement contre une loi qui va encore rendre plus précaire les pauvres de chez les pauvres, la Loi Elan. Les M. Béchu, les M. Gillet pourront expulser plus facilement. Mais qui ça intéresse ?

Camélia est au bout. Son fils ne reviendra pas.

Elle se suicide.

À Angers, ailleurs aussi, la pauvreté tue.

Les petites bassesses tuent.

Le silence, complice, tue.

Arnaud SUD-CT Saint Barthélemy d’Anjou ; ex-membre du Collectif de Syndicalistes pour la Solidarité et l’Entr’Aide.

Si le C.S.S.E.A. n’existe plus faute de temps et d’énergie, d’autres continuent tel l’Association des Jeunes de la Roseraie ; Pas sans Nous 49, le syndicat des quartiers ; le Collectif de Soutien aux Sans-Papiers du 49 ; etc.

Une loi pour augmenter le temps de travail des agents de la FPT

A travers une dépêche de l’AFP, le gouvernement a annoncé son intention de remettre en cause les accords de temps de travail antérieurs à 2001 dans la fonction publique territoriale par la loi, dès le premier semestre 2019.

Cette disposition clairement dogmatique du gouvernement accompagne logiquement la volonté de suppressions de dizaines de milliers d’emplois publics dans nos collectivités.

La conséquence de cette loi sera l’augmentation du temps de travail pour des centaines de milliers d’agents publics. Leurs conditions de travail se dégraderont davantage.

Pour la Fédération SUD Collectivités Territoriales, cette loi tournera le dos à l’une des mesures essentielles pouvant diminuer le chômage, répartir les richesses et améliorer nos conditions de travail et de vie : la réduction du temps de travail.

Nous réaffirmons notre volonté de nous battre pour le passage par la loi aux 32 heures vers 28h de travail par semaine, sans perte de salaire, pour l’ensemble des salariés du privé comme du public.

Nous appelons les autres organisations syndicales à s’engager avec nous dans la défense de ce conquis social et dans un mouvement pour la réduction du temps de travail.

Paris, le 27 septembre 2018

Communiqué manifestation du 22 septembre

Samedi 22 septembre, les angevins et angevines étaient appelé-e-s à une manifestation organisée par le Réseau angevin antifasciste (RAAF). Cette manifestation, point d’orgue d’une semaine de débats et de rencontres sur le thème de l’antifascisme, se voulait « festive ». Elle avait, d’ailleurs, d’emblée été annoncée comme telle.

La lutte contre tous les fascismes étant au cœur des revendications de Solidaires 49, nous nous sommes naturellement associés à cette initiative inédite et avons soutenu ce festival.

Dès le début de la manifestation, une cinquantaine d’individu-e-s a pris l’initiative de commettre des dégradations en centre ville en brisant des vitrine de banques. Solidaires 49 condamne de tels agissements et se dissocie de ces individu-e-s et de leurs actes.

Nous ne nous reconnaissons en rien dans ce type d’actions. Nous considérons que ces individu-e-s ont trahis les organisateurs, leurs soutiens et les manifestants. Ils/elles ont mis en danger les manifestant-e-s en imposant un mode d’action voulu par eux seuls, parasitant sans scrupule une manifestation qu’ils/elles n’ont à aucun moment contribué à organiser. Ils et elles n’assumeront pas non plus les conséquences politiques locales de leurs actes.
Par leur violence inconséquente, ces individu-e-s ont mis à mal le patient travail politique du RAAF et contribuent à brouiller l’image du combat antifasciste dans l’opinion publique.

Cette façon de faire est à l’opposé de nos valeurs, de nos pratiques et de notre conception de l’organisation.

Nous conservons toute notre confiance au RAAF et à ses militants.

Nous apportons notre soutien à l’Etincelle qui a subit une tentative d’incendie dans la nuit de samedi à dimanche.

Nous n’oublions pas que les violences commises par l’extrême-droite contre les personnes, à Angers, à Nantes et ailleurs en France et en Europe, en raison de leur couleur de peau, de leur engagement dans les mouvements sociaux, de leur religion ou de leur orientation sexuelle, sont bien plus graves que quelques vitrines brisées.

Solidaires 49